« l’art est pour les oiseaux »

Avis de parution d’un coffret de quatre catalogues de l’artiste Christian Hadengue (2004 à 2008, photo et peinture) Les catalogues sont réalisés sur papier mat couché 200 gr, air max 90 homme pas cher couverture ivoire 300 gr Format 20×20 cm, 4×24 pages environs. Dans un des catalogues sont publiés des textes de valérie schlée “il sera temps” et “une fausse vigueur dans la souche”. Chaque coffret est un exemplaire unique, collage de monotypes, encre lithographique sur papier et carton. Le coffret sera disponible à partir du 15 mars 2009 pour la somme de 35 euros, frais de port inclus. Nom prénom Adresse commande ……..exemplaire(s) d’un coffret de Christian Hadengue au prix de 35 euros par exemplaire et verse la somme de …….. euros (chèque à l’ordre de Christian Hadengue) Christian Hadengue Chemin de la Découverte 11260 FA christianhadengue@gmail.com www.hadengue.eu . Bien sûr le lieu a de l’importance.Chemin de la découverte au large de Fa, ça ne s’invente pas ; il préexiste, il accueille, trente ans auparavant, la naissance de Séraphin (combien de paires d’ailes celui-là ?), l’atelier de ‘Christian Hadengue’ et l’an passé, ‘Valérie Schlée’ ‘Valérie Schlée editions potentille’ et la yourte. Bien sûr on y a planté des arbres, et encore la semaine dernière des fruitiers. Ancrage, lieu de tous les départs, artistiques, amoureux, créatifs, quoi ! Mais les commencements n’ont pas d’attache, ils se dessinent ailleurs, ils sont mouvants, neufs, à chaque fois.

la maison en materiaux de récup de Christian
la maison en materiaux de récup de Christian

Séraphin s’envole, acrobate, jongleur, échassier sur air, rebondit entre Genève et Rio, de Madagascar au Japon, entre Dubaï et la Pologne … clown à l’heure qui vient aussi bien. Christian estampe ses imaginaires, peint ses horizons, du Mexique à la Californie, du Canada à Toulouse, jusqu’au Laos…Artiste, pour de vrai : « art », c’est « une façon d’être ». Valérie écrit tout ce rien à dire, écrivailleurs, en itinerrance et s’en va lire à haute voix les mots des autres, revient. Ces deux-là se rencontrent à ‘Camas ‘, haut lieu informel de création, frayent à Strasbourg et tissent images et mots au fil du Mékong. Fa, lieu de rencontre toute humaine et de tous les langages polymorphes. Musique, musiciens en liberté, ici et plus loin. ‘Mark Lockett’ ‘Mark Lockett myspace’, venu de Birmingham, en passant par New York et Bali, besace d’ethnomusicologue, compositeur et improvisateur, offre de mêler peinture, écriture et musique : il se passe quelque chose. Lieu de nidification pour envol renouvelé, on ne s’arrêtera pas là. Ars avibus est : « l’art est pour les oiseaux » Valérie Schlée .http://www.sneaker2018.fr/

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La Vidéo selon Jörg NEITZERT : De quelques Hypothèses ?

Lorsque que l’on pénètre pour la première fois dans l’atelier de Jörg Neitzert, on sera surpris non pas de l’abondance des dispositifs technologiques dont il s’entoure, ce qui , quels que soient les registres et supports de la création contemporaine, tend à devenir plus qu’un confort, une nécessité . Mais l’on trouvera peut-être surprenant la présence insistante parmi les livres d’art d’un fort contingent de livres de géométrie ou de mathématiques . Présences dont on ressent confusément qu’elle n’est pas le fruit de l’opportunité ou d’une piste de travail ponctuelle et particulière mais bien l’accompagnement constant d’une vie. cheap trainers uk Et, en effet, à mesure que l’on connaît ses travaux et que l’on en devient familier, on découvre qu’une telle constante n’a cessé de nourrir son œuvre de ces polyèdres réguliers selon le « secret du monde » de Kepler, ou des propositions logiques de Gödel et, bien entendu, de toutes les correspondances, équivalences, démonstrations que les artistes ont, de tout temps, tirées de telles propositions.  Et ce depuis l’Italie ou l’Allemagne de la Renaissance jusqu’au Kandinsky du Bauhaus, jusqu’aux figurations de l’utopie géométrique d’ Escher, sans oublier les « fractales » prémonitoires de Pollock, et, bien entendu la vie et l’œuvre de Marcel Duchamp. Car il est assez établi que la rupture de celui-ci avec l’art (en tous ses supports confondus) de son temps est à trouver dans la lecture qu’il fit de l’œuvre théorique du mathématicien Henri Poincaré (autre découvreur de la relativité ! ) . Pour autant Duchamp sera aussi pour Jôrg Neitzert comme une marque, une borne frontière, lorsque au début des années soixante jeune dessinateur graveur Il découvrit à Düsseldorf et par Joseph Beuys, que le silence de Duchamp était somme toute « surestimé » .  Fixé, quoique nomade impénitent, à Paris à la fin de ces mêmes années, Neitzert produit alors des séries de gravures et d’aquarelles toutes dédiés aux utopies géométriques ou aux réalités non visibles, non-discernables, charmes non-euclidiens, espaces courbes selon Gauss et mystères infinis du ruban du ruban de Möbius .

le ruban de moebius dans l\'atelier neitzert
le ruban de moebius dans l\’atelier neitzert

C’est d’ailleurs à celui-ci qu’il devra de se trouver dans une situation qui va réorienter son œuvre plastique. Au début des années 1990 filmant en vidéo presque par hasard l’un de ses rubans, multicolores, ( qu’il aime à peindre ou à confectionner depuis des années, en papier, en tissus) il découvre dans le désert Marocain, puis en Inde et aux hasards des vents, des formes et des virtualités formelles neuves ou novatrices . Il pense alors à une sorte de révélation qui résoudrait cet impensé ( qui peut-être est à l’origine du » silence » de Duchamp) et que Poincaré énonçait comme une limite de la science : son incapacité à atteindre les choses, et en conséquence, proposait que sa seule efficacité ne pouvait se situer que dans l’atteinte et la description de la relation entre les choses . Ce qui, après tout est aussi la condition nécessaire et suffisante de toute création artistique . Dès lors Jörg Neitzert choisira d’inscrire, et aujourd’hui encore, ses travaux dans et par les moyens de ce qu’il est convenu d’appeler l’art vidéo et les ressources de l’image numérique. Pour autant il n’aura n’a jamais été en ce domaine un néophyte . Il pratiquait celles-ci depuis fort longtemps, au moins pour des captations de performances, ou des sortes de croquis de voyages. De plus, – établi en son atelier galerie de Saint-Chinian – il associera toujours aux corpus des expositions qu’il présente au moins une œuvre vidéo et souvent parmi les plus indiscutables propositions du genre . L’œuvre vidéo de Neitzert est donc traversée de tout cela mais elle cherche pas à poser que l’art vidéo ou l’image numérique soit l’art après l’art . Il ne suggère en effet, dans cet « après » qu’il organise avec la rigueur des familiers du trait et de la gravure, que des repères, des registres, des énumérations de mouvements , des figures, de formes, et des relations de celles-ci entre elles et entres elles et nos regards, nos sensibilités.  Rien, pourtant, chez lui n’est conservateur, car c’est l’homme de la collecte des curiosités mutantes comme gages probables de nos avenirs . Un humaniste conséquent , faussement égaré en ce temps, mais qui sait néanmoins où il va , et par cette vertu, nous y entraîne. Daniel Bégard .

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Christian Hadengue à la Maison des Arts Bages

La Maison des Arts 8 rue des Remparts – 11100 Bages du 18 septembre au 25 octobre 2009 exposition ouverte du mercredi au dimanche de 14 h à 19 h ainsi que les jours fériés Tel : 04 68 42 81 76 Le toucher est l’origine de l’art . À tout le moins il n’y aurait pas d’art sans ce mouvement qui permet la sensation et propose la matière comme lieu de son exercice. Et de tous les hommes qui sont encore en capacité directe,air max 270 pas cher  de vivre ce moment sans qu’interfèrent les prothèses ou les paramètres d’évaluation, l’artiste est de ceux pour qui ce contact originel demeure vif et nécessaire. Christian Hadengue ne le démentira pas qui a découvert une curieuse papeterie laotienne, sorte de cahiers pour l’exercice des traditions artistiques de l’Extrême-Orient où l’œuvre se pense simultanément, création du support, calligraphie, et représentation peinte n’étant que parties d’un tout.  Hadengue dont les choix artistiques portent à privilégier souvent « une iconographie de la trace, parfois d’un fragment « a compris le parti qu’il pouvait tirer de ce papier non relié, ou en feuilles, mais plié . Il a su s’approprier ces supports pour des abstractions subtiles, pulsions libres et maîtrisées. Un lyrisme sous contrôle, propre à un séquençage permettant comme l’a écrit Valérie Schlée de« s’asseoir le dos au tumulte, dessiner un fil dans l’air, tout un fouillis en distance et déplacement « Cela dit il y avait dans cette appropriation le risque, de faire de ces cahiers de trop« beaux objets », décoratifs . Christian Ha dengue a voulu l’assumer et, par son évidente authenticité, aura su, pour l’essentiel, échapper à ce piège.  On le comprendra aisément en se confrontant à l’important ensemble de travaux, sur des supports classiques, qu’il présente également à Bages. On y découvrira un univers artistique d’une grande rigueur fait d’une volonté de sortir du plus profond de soi une vérité, entre doutes refusés et certitudes fragiles, émotions et distanciations, chairs et rêves. Tout cela laisse l’impression d’une déchirure secrète, d’une blessure comblée mais comme regrettée, traces et comètes d’une sidération, d’une façon d’expansion intime ou le prix à payer pour elle. D’où viennent peut-être ces figures cosmiques que l’on peut croire voir dans ses grands formats (la série des « inter-actives’ ) d’acryliques et de pastels servis par de belles compositions et une technique irréprochable, En clair, il est important de retrouver ou de faire rapidement connaissance avec la sincérité de l’œuvre de Christian Hadengue et de la suivre avec l’intérêt qu’elle mérite .

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“au fil du temps” au CLAP Paraza, Friedbert Wittich, Chahnaz Kherfi, Doris Schläpfer

PARAZA : Clap pour Schlaepfer, Kherfi, et Wittich ! exposition du 31 juillet au 12 septembre 2009 Un nouveau lieu d’art est une bonne nouvelle. iphone 6 case belk Et en cette saison d’été, un peu morose cette naissance aura suscité un intérêt justifié. amovo iphone 6 case Le C.L.A.P de Nicole et François-Xavier Carrière a de beaux atouts. Un site agréable, des volumes encore restreints mais prometteurs. Toutefois la programmation de cet été ne proposait guère une ligne éditoriale précise et cela brouillait un peu les regards de cette première approche. Doris Schalaepfer dont on connaît, par ses réalisations multimédias, le souci de la rigueur et l’inventivité ne perd rien de ses qualités en passant de l’autre côté du miroir. iphone 6 light up charger case Son travail y gagne une évidence forte lorsqu’elle s’intéresse ici à l’ombre d’un figuier familier. Or l’ombre projetée par un sujet, un corps est, on le sait, l’une des sources de toute représentation. Il fallait donc du courage ou une insouciance enjouée pour s’affronter à un tel enjeu. Son travail tout de relevés, et d’observations attentives des nuances infinies entre noir et gris bleuté, est remarquable et à la hauteur du défi, mais il ne prend de valeur visiblement que sur d’assez grands formats. Elle n’en présente que peu . Dommage. On souhaite, au CLAP ou ailleurs, revoir ce travail dans de meilleures conditions. friends door iphone 6 case Friedebert Wittich propose d’intrigantes pièces sombres qui ne cèdent jamais aux facilités qu’entraînent trop souvent les projets revisitant la monochromie noire. iphone 8 case vrs design Ses propositions au contraire portent la marque d’une authentique et autonome recherche personnelle . Le noir en somme est ici restitué comme produit d’une saturation de couleurs, qu’il faut creuser, griffer, sonder pour retrouver un possible récit originel et singulier. On suivra à l’avenir Wittich avec beaucoup d’intérêt. Décalée , beaucoup trop décalée avec un tel voisinage Chahnaz Kherfi montre une série de scènes sur papiers où passent des personnages colorés. C’est agréable, mais on voit mal où mène ces propositions illustratives si ce n’est comme objets décoratifs. Il eut fallu lui Imposer de montrer de façon plus conséquente ces travaux de plus grands formats noirs et blancs, encre sur papier, où s’affirment à contrario une personnalité que l’on aimerait mieux connaître.

Hamid Maghraoui

. – Macro industrie Une installation vidéo au L.A.C. à Sigean A l’initiative de la galerie Boîte Noire de Montpellier Du 28 février au 15 mars, weekend only, de 15h00 à 18h00 – Photographies et installations vidéo Du : 26/02/2009 Au : 26/04/2009 Lieu : Chapelle des Pénitents Bleus Exposition d’un détourneur de réalité Horaires : Du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h Hamid Maghraoui est un illusionniste.  jordan femme Tout en détournant des objets de la vie courante de leur fonction, il joue sur la lumière du jour, l’éclairage artificiel, le cadrage ou encore la distance, dans un effet de trompe l’œil. « J’improvise en extérieur un studio photo avec deux bouts de ficelle et un carton. Après, cela devient magique en apportant quelques transformations. Ma démarche se veut simple, épurée et efficace.

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Mark Lockett – piano Satie I love you

texte de Valérie Schlée 143 : Satie, I love you (Vexations) Mark Lockett – piano La Coopérative d’art et de littérature, Montolieu 16 et 17 mai 2009 « Pour se jouer 840 fois ce motif, il sera bon de se préparer au préalable et dans le plus grand silence, par des immobilités sérieuses » Les immobilités impossibles et pas sérieuses des humains 18h 03 25 humains et un pianiste première Vexations posée assis le long de la virgule de chaises assis devant la baie vitrée, face au pianiste assis sur l’escalier, dos au pianiste assis au faîte, en maître se levant, diagonale vers une toile déambulant sur la coursive filmant, photographiant deux enfants sur les genoux un enfant tombe de sa chaise fracassent le silence autour du pianiste arrivent, air max 270 femme s’embrassent petite graine après chaque motif prélevée dans un bol, lâchée dans un autre 840 graines, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 le son du grain dans le bol sortir, revenir assis met sa veste assis regarde ses pieds assis, regard perdu assis souriant pianiste souriant derechef debout, choisissant des cartes assise dormant conciliabule devant la porte motifs se mêlant à la parole motifs en monochrome assis dans l’histoire d’un événement celui qui parle à voix basse celui qui écoute de place en place film se déroulant, la musique aussi lente qu’un film de Duras pleine alors que vide à son début celle avec un soleil sur un sein celui dans sa barbe celui écrivant celle fouillant son sac celle bras nus celle pieds serrés à plat celle en danseuse celle s’essuyant les mains dans un foulard celui flashant celui toussant, celle pareille regardant la vitrine celle partie boire un thé celle qui s’absente celui qui parle de transe ceux qui fument dehors ceux qui bavardent doucement ceux qui visitent Clauzel et Degottex ceux qui rêvent de version jazz ceux qui pensent à la nuit ceux qui parlent d’autisme, d’ascétisme la tête du pianiste par-dessus le couvercle du piano son regard amusé, interrogateur son regard qui guette celle derrière le poteau celle dans le carré de lumière le son de clavecin du clocher 19h 20 humains et un pianiste celle qui bat le rythme avec ses pieds celle qui n’a pas bougé celle la tête penchée celle qui frissonne dans sa veste celui qui descend les escaliers le trait rose en travers de la proue du piano verticalité du son, de la couleur,  du buste du pianiste au sol la trajectoire de chaque personne celle qui prie celle qui imagine que le pianiste trébuche celle qui s’accoude à la balustrade un enfant traverse l’espace à grands pas l’enfant demande : ça finit à quelle heure ? – demain à 16 heures – sans voix celui la tête dans les mains celle qui regarde ses mains celle qui avance lentement celle qui s’éloigne sur la pointe des pieds celui qu’on n’a pas vu entrer ceux qui relisent sans fin les notes d’intention celui dont l’ombre passe longue 8 humains et un pianiste Celle dont les doigts de pieds bougent Celle qui guette le passage de la graine Pour le son pour le geste pour la ponctuation Celle qui voudrait sortir,  n’y arrive pas 20 heures 25 humains et un pianiste celle qui fait l’ange au balcon comme dans la bibliothèque de Wenders le pianiste va-t-il se mettre debout des enfants courent dans les graviers le regard du pianiste plus présent et va loin échange d’un sourire nourrissant celle qui ne veut pas manger devant le pianiste celle qui s’est assise à l’étage celle qui rapporte à manger dans un grand sac plastique celle qui fait tourner les pages celle qui caresse le dos de sa voisine celui qui éteint les lumières sauf celles de l’allée centrale celle qui médite les yeux fermés dos droit jusqu’au chignon le visage du pianiste émacié le bruit des couverts, celui dans le ventre le regard du pianiste vers le bol, lequel les rides sur son front celui qui pense que le pianiste va devenir fou c’est lui qui décline ceux qui mangent silencieusement ceux qui servent le vin en coulée tranquille celui qui invente le langage musical avec ses mains celle qui regarde les autres manger pour soutenir le pianiste celle qui coupe du pain celui qui dit on est heureux celle qui se ressert du vin celui qui rit des haricots, cailloux graines qui prennent d’autres noms au fil des heures 21 heures 20 25 humains et un pianiste celle qui a froid fume ceux qui partent après 5 minutes l’air halluciné ceux qui croient avoir croisé la folie un lévrier crème lorgne vers la porte celle seule à entendre des fausses notes celle qui sort avec le sac en plastique celle qui cherche la cafetière celle qui voudrait boire encore celle qui met une porte entre elle et le piano pour les oiseaux du crépuscule celle qui regarde la profondeur de la nuit à travers les fleurs d’acacia celle qui désire toucher le dos du pianiste celle qui voudrait lui caresser les chevilles celle qui rêve de lui masser la nuque le pianiste rendu intouchable encadré par la porte celle sur le mur rouge qui écrit celle qui regarde l’accent rouge de coopérative noire celle qui pense aux variations Diabelli un téléphone sonne et le pianiste passe de la verticale à l’oblique puis revient vexations temporaires, les chauve-souris entrent le chien errant se fait traiter de salopard la politique n’a pas compris elle attend d’autres morceaux de Satie la politique trouve que c’est une très mauvaise idée de diffuser ces vexations par les haut-parleurs du village 22 heures de vexations, c’est trop pour la politique on règle des affaires à distance on rit on ne sait pas ce qu’on dit on prépare du café en se bouchant les oreilles on demande de pouvoir venir avec son chien demandez donc à Satie un saxophoniste n’y croit pas deux fois qu’il revient et le pianiste est toujours là on rapporte du tuocha et on partage du chocolat les noisettes font un bruit effrayant sous les dents on chantonne maintenant on est allé se coucher dans sa voiture 23 heures 15 humains et un pianiste une belle femme tellement figée le pianiste la main droite sur le haut de la cuisse mais la ligne de basse oblige on ne se parle presque plus on rit de plus en plus doucement on ne sait pas si on tiendra on s’étonne de la concentration du pianiste son sourire est amer maintenant le piano Lefèvre Albi n’a pas bougé lui non plus quelqu’un éternue à l’étage le pianiste fronce les sourcils sourit légèrement, soupire le parquet grince au-dessus quelqu’un enlève ses lunettes quelqu’un s’endort sur son bras quelqu’un n’a pas froid aux pieds quelqu’un dont le dos s’est affaissé 3 humains et un pianiste on n’a plus de notion de l’heure le pianiste se frotte le nez une voiture arrive, http://www.yeezyboostadidas.fr personnes toutes neuves une main glisse sur la rambarde en métal de l’escalier et sonne la descente 4 personnes de plus 23 heures 10 13 humains et un pianiste un couple d’allemands est abasourdi la nuit bourrée d’étoiles bruit 24 heures 39 20 humains et un pianiste une s’est couchée dans l’escalier un soupire, un autre chuchote encore le pianiste boit une gorgée d’eau une autre avec un autre motif 12 humains et un pianiste un se tient debout les bras croisés le regard vague du pianiste une ne cesse de suivre la partition plusieurs viennent encore une monte se coucher dans une cuve un pose un café au pianiste plusieurs regardent l’exposition un déambule en chaussettes ajourées une dessine un croquis un dessine un croquis un autre accroupi contre un poteau plusieurs parlent encore dehors 3 heures 30 3 humains et un pianiste celle qui pleure la musique et le pianiste sont si tristes à cette heure une couverture sur les épaules celle qui ne veut pas se coucher 7 heures 12 humains et un pianiste celui qui n’y croit pas revient le pianiste est toujours là 8 heures 30 10 humains et un pianiste vertical croissants frais dans une euphorie naissante 10 heures 15 humains et un pianiste celui qui arrive a déjà entendu ce morceau celle qui imagine la venue du loueur de piano et de l’ambulance pour le pianiste côte à côte celle qui reste 5 minutes dont les doigts gèlent et pleure celle qui fait tinter son gilet sur un poteau le sourire du pianiste persistant ce moment historique dans la durée 14 heures 15 20 humains et un pianiste qui cherche maintenant du regard, nous revient quelques graines dans le bol inversé et le son de ses doigts cherchant les dernières ceux qui sourient, entendus, entendants ceux qui curieux ceux qui jubilent ceux qui pensent que se levant tombera celle qui venue hier pour la première heure, revient pour la dernière le pianiste sans un mot depuis 20 heures saura-t-il articuler un mot ? celui qui peint à l’aquarelle la dernière figure du pianiste celle qui se rapproche du pianiste presque on pourrait le toucher maintenant celui qui capte les dernières graines le pianiste regarde de plus en plus souvent le bol, hésite,

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Espace d’art mobile Sète – HORIZONS

Mobile art space 3 quai Aspirant Herber Sète du 9 avril au 10 mai 2009 Exposition ouverte tous les jours 17:00 – 19:00 le mercredi, samedi et dimanche à partir de 14:00 – 19h00 Sabine Rhetore, globes Mary Moriceau, vidéo Doris Schläpfer, vidéo Antoine Rousselle, vidéo Alexandre Gilibert, vidéo Vincent Cunillère, photo www.mobileartspace.org/Horizons@sete/accueil.html L’objet de cette exposition étant de présenter des visions variées de notre monde, pays, région, ville aux populations situées à l’exacte antipode de notre situation géographique. Nous étions particulièrement touchés par la vidéo d’ Antoine Rousselle, projetée dans le puit de l’antipode: KIA ORA TUAKANA En language Maori: Bonjour et bonne chance frère de Kathleen Burlumi read text in english. L’artiste est seul debout, pieds nus, tout à la fois mime, marin, shaman. Il tend ses bras vers nous, comme s’il venait des antipodes. Mème quand il bouge, danse, nage, il occupe le même espace et communique avec nous par gestes. Un monde complexe gravite autour de lui à une vitesse vertigineuse. Nike Air More Uptempo Il se protège en se refermant sur lui même tel un coquillage, puis ressort de sa coquille prêt à recommencer. Dans ce monde simple et pur, paradisiaque, les fruits de la mer et de la terre lui sont offerts, et il les offre à son tour à Dieu et à nous. Nous le remercions pour le miracle d’être là où nous sommes. Des projections rapides d’images de la ville de Sète à travers les époques envahissent l’écran : tout d’abord la mer, puis le port, et tous les changements de la ville, industrialisation, urbanisation, publicité et société de consommation. Nous visualisons en accéléré la construction de notre société au sens psychique et matériel. Graduellement nos actions grotesques et destructrices nous enterrent. C’est une représentation de dix minutes avec d’innombrables images qui effleurent notre cerveau comme lors d’une Expérience de Mort Imminente (EMI). Le temps s’arrête et nous sommes noyés. Ceci n’est bien sûr que la description réductrice d’une oeuvre d’art complexe et émouvante. Elle suggère des paradoxes en abondance. Sous notre créativité se cache notre brutalité. Sous notre superficialité se cache notre spiritualité. Lors de notre passage sur cette belle planète nous sommes incapables de séparer ce qui est sous notre contrôle de ce qui est inévitable. Le bruit et l’odeur de la mer semblent relier Sète, dans le Sud de la France à l’île de Chatham en Nouvelle-Zélande. Sète est le miroir, le microcosme de notre monde. L’artiste shaman est peut-être le symbole de notre humanité, de notre force intérieure, et peut-être port-t-il en lui l’espoir de trouver de vraies valeurs.   english by Kathleen Burlumi The artist stands bare footed; part-mime character, part sailor, part holy man, reaching out for us from the other side of the world. He never moves from his place, although he swims and dances and makes signs of communication. A complex and ultimately horrendous world grows with startling speed around him and he takes refuge by curling himself up like a shellfish. Afterwards, unchanged, he is ready to begin again.  – We were born into a pure and simple world, a paradise, where everything is good. The fruits of the planet, the sea and the earth make offerings to us and we in our turn make offerings to one another and to God. We give thanks to the miracle of being where we are. Little by little we see flash-forwards of the town of Sète; at first at the sea, then the port, then more and more activity. The town grows through urbanisation, industrialisation, advertising and consumerism. We are lead through the dizzying constructions of our society both in the psychic and the material sense and gradually, the acceleration of our grotesque and distructive course overtakes us. A ten minute presentation with an uncountable number of images crossing our video-receptive brain is a kind of near-death experience. If we let ourselves drown – no time passes. This is of course, only a reductive description of a complicated and moving work of art. Many paradoxes are suggested, underlying our creativity and our brutality, our spiritual capacities and our superficiality. We are incapable of separating the controlable from the inevitable through our extraordinary passage through our lovely planet. The sound and the smell of the sea, in the context of the port, seem to link our two hemispheres, Sète in the South of France to the Chatham islands in New Zealand. Sète is the mirror, a microcosm of a place within history. The shaman-artist is perhaps a symbol of our humanity – our natural generosity, our inner strenghth, and our hope that we will value our real treasures in the end.

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This year’s fall and winter Yeezy release, in addition to the history of the largest volume of pure white Yeezy 350 V2 and yellow and white two zebra color replenishment, the most surprising is a translucent window fake yeezys Boost 350 V2 “Static “.

 

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The material used is different from Nike’s flaps. It is a mesh structure woven with transparent yarn. It has a transparent appearance and breathability, and is perfectly blended with the woven upper.

Although the color scheme is familiar, the overall style is different due to the improvement of the weaving method. Compared with zebra and other color woven, the shape is more introverted and versatile, and it can display more rich texture and texture than solid color.

The overall upgrade of the texture will definitely be a unique color in the yeezy replica series. Don’t miss it.

It is expected to be released in December this year. At present, many of the great gods have already received the real thing, and it seems that the sale is relatively stable. For details, we will continue to pay attention and bring the latest reports in the first place.

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Matt Hilton, Dissembling-Dis-assembling

From the series: Portraits about artist living in the “unplugged” part of the Languedoc-Roussillon. “I was lifted to this area on the wings of love and, landing with a bump, crawled to the nearest shelter to build my making-shell. iphone 6 cases arsenal I like it neither more nor less than Norfolk where I was before – except, crucially, for the greater number of blue sky days. Crucially also I enjoy being a foreigner.” I’ve got a lot of “things” at the moment because I’ve had a suitcase existence before that so it’s contrast. moving glitter iphone 7 plus case The complex interplay of memory and gravity that “things” represent and the way they test our emotions, question our sentimentality I find, at this stage, useful. And inventing temporary domestic installations, improvisational like the caravan really is moving on. Why does this matter? Well to me as a printmaker I always have to keep my hand in with the surfaces of objects. cute iphone 7 phone cases for girls Matt Hilton en français J’ai beaucoup de « choses » à l’heure actuelle parce que j’ai eu une existence de valise et c’est tellement contrastée par rapport à avant. L’effet complexe de la mémoire et de la pesanteur que les « choses » représentent et la manière dont elles testent nos émotions, remettent en cause notre sentimentalité, sont, à ce stade, utiles. iphone 8 stand case Et l’invention des installations domestiques provisoires, est improvisées comme la caravane passe, vraiment. Pourquoi m’en occupé-je ? Et bien, moi, en tant que printmaker je dois toujours garder ma main dedans avec les surfaces des objets.