Jo Winter – La Maison du Roy à Sigean

sculptures et œvres sur papier Exposition du mercredi au samedi de 15 h à 19 h Du 10 juillet au 5 septembre 2015 (sauf jour fériés) ” mais hélas, où chercher , quand c’est l’hiver, les fleurs” Weh mir, wo nehm ich , wenn Es Winter ist, die Blumen (Friedrich Hölderlin) Notes Un artiste, à travers son travail, son oeuvre, cherche à communiquer à celui qui regarde, ses préoccupations, ses émotions. Je suis né en 1949. J`ai grandi dans un milieu modeste et ce fut cependant une enfance heureuse. Je sentais néanmoins qu`il y avait quelque chose dans la société dont on en ne parlait pas. Quelque chose qui devait être très cruel et insupportable à nommer . La guerre venait de se terminer et c`est en feuilletant fortuitement un livre illustré de centaines de photographies que j`ai découvert ce qui s`était passé: les crimes, les massacres, les camps de concentration, le génocide…La prise de conscience de l’extermination fut un coup d’arrêt à l’insouciance d’une enfance paisible et heureuse; dès lors, la douleur qui m’habita ne me quitta plus et marqua profondément ma vie. Ma bouée de sauvetage fut l`art. L`art qui permet de montrer l`invisible, d`exprimer les non-dits fut pour moi une façon d`exorciser mes angoisses et de rompre avec le mutisme ambiant. Pendant vingt ans, de 1975 à 1995, j`ai pratiqué uniquement la peinture.  Je peignais pour tenter d`exprimer mes tourments et mes désirs. Puis j`ai découvert le dessin. Le crayon noir était tellement fascinant que j`abandonnais la peinture. Après le crayon, j`ai utilisé l`encre de chine et les papiers calques. Ce n’est que depuis une dizaine d’années que je pratique la sculpture, en travaillant uniquement le bois avec pour seul outil la tronçonneuse. J`utilise toujours du bois frais. Ainsi, le bois a la chance de participer et d`exprimer sa grande force sous forme de fissures. A travers mon travail j`essaye d’ajouter ma propre force, et autant que possible, de charger le bois. La forme, le volume, et l’espace cerné ont un effet d`accumulateur d’énergie. Depuis un certain temps je m’occupe en particulier des problèmes de légèreté – lourdeur et de densité – transparence. J`essaye de découvrir dans le tronc solide le potentiel de l`autre et de le montrer… jusqu’à la limite de la dissolution et de la désintégration. La série des tours en est un exemple. Aucun rajout, aucune décoration, seulement une forme pure. Par amour de la forme, la sculpture souvent est noircie ou blanchie. Une distraction de la forme par ronces ou branches coupées doit être réduite autant que possible. Noircir par le feu n’est pas une application, mais une transformation du bois lui-même, c’est ce qui m`importe. Parfois l`idée exprimée appelle un noircissement, parfois des raisons esthétiques le justifient. Blanchir est un tout autre problème. Le blanc doit être appliqué en veillant à ce qu`il reste translucide. En effet, ce blanc souligne l’effort de légèreté recherchée. Le titre de l`expo actuelle à la Maison du Roy à Sigean « Mais hélas, ou prendre, quand c`est l`hiver, les fleurs » est prêté du poème « Moitié de la vie » de Friedrich Hölderlin, poète de ma ville de Tübingen. Il exprime bien cet hiver qui est dans le monde et sous lequel je souffre bien.

Jean-Christoph Alix, Claire Charpentier, Eric Figuehenric – caviart

Confrontations/ Réflexions Du 24 juillet au 23 août caviart Domaine d’Estarac – 11100 Prat-de-Cest/Bages Jean-Christoph Alix Sédimentation


CLAIRE CHARPENTIER Si travailler sur un thème donné au départ est une contrainte, cette contrainte peut devenir source de liberté au fur et à mesure du travail. best iphone x case Ce thème du temps est pour moi plutôt inquiétant, (ce que le temps nous fait, me fait, me fera) et je vais le traiter comme tel, telle est au moins mon intention de départ. iphone 7 case screen protector Car bien sûr on se laisse toujours mener par la chose même qu’on est en train de créer. iphone 8 mod case C’est l’occasion de revenir à mes premiers amours : le carton d’emballage, peint et découpé, mais qui laisse entrevoir sa matière brute, évocatrice de sa destination première, utilitaire.

Rémy Jacquier Frédéric Bouffandeau à l’atelier rue du soleil

atelier rue du soleil 21 juillet – 20 août 2015 Rémy Jacquier Le travail de Rémy Jacquier se partage essentiellement entre le dessin et la sculpture. iphone 7 case girls Le dessin qui est sa pratique première engage le corps de manière très forte avec de grands formats réalisés au fusain.Sculpture et dessin se subdivisent eux-memes en des registres et des procédures très différents: le dessin donne aussi bien des grouillements, tourbillons, grisailles, formes hybrides non identifiables que le geste très radical des Phosphènes, (voir catalogue Ceysson) tandis que la sculpture produit des instruments de musique et des volumes architecturaux (terme que Jacquier préfère à celui de “maquette.” puisque ces sculptures sont leur propre finalité et ne sont pas déstinées à être construites, même hypothétiquement) Quelles que soient les séries, ils sont conçus selon des règles strictes. La forme des différents éléments et leur arrangement sont détérminés par des opérations: – de suites arithmétiques ou rythmiques: “Pavillons Parker“, – de textes, transcrits en braille: “Bijou“, – de schémas scientifiques : ” Oreille – langue”, ou guitares “Gamelan” qui font que, une fois le protocole déterminé, l’exécution de la sculpture ne laisse que peu de part à l’improvisation. iphone x protective phone case Grands dessin et volumes sont le plus souvent résentés ensemble lors des expositions. Remy Jacquier Remy Jacquier Frédéric Bouffandeau lI y a quelque chose d’essentiel dans la production de Frédéric Bouffandeau. Tout part du module, de cette forme, florale, souple, dont les pourtours, soulignés jadis, allaient devenir la matrice de toute une production. mickey iphone 8 case L’artiste passe d’un médium à l’autre, sans interruption. Les pièces produites fécondent les suivantes, enrichissent l’ensemble, tout en gardant leur caractère élémentaire, modulaire. Si bien quechacune est à la fois générique et singulière. apple iphone 6 case unicorn Tout en légèreté, avec une infinie douceur, les éléments engagent leur croissance, leur extension et tentent de s’échapper du plan. iphone 6 case with finger loop Parfois même, les formes se détachent du fond pour devenir volumes.

LAST Nico Lazúla | Ruedi Staub Résidence d’artistes Peyriac de mer

Artistes en Residence à Peyriac de Mer, juin 2015 Nico Lazúla Pendant son séjour à Peyriac de Mer elle s’intéresse à l’ environnement sonore .qu’elle traduit en dessins et formes plastiques. La quiétude des lieux permet une meilleure audition. Chaque son s’installe dans le temps et l’espace contrairement à la ville où la possibilité d’audience à distance est réduite. evutec iphone 8 plus case Les oeuvres de Nico Lazùla donnent à voir ce paysage sonore, loin du tumulte citadin. iphone 8 selfie case photo:Marc Médevielle photo:Marc Medevielle Ruedi Staub Pendant la résidence, Ruedi s’est passionné pour les mouvements des gens lors de la péranque. iphone 8 case ocean Pratiquant lui même le jeu, il parvient à saisir au quotidien les interactions complexes entre les habitants et les billes de métal. ariana grande phone case iphone 7 Une fois les oeuvres réalisées, il les superpose, comme ses dessins panoramiques du village, Ainsi, de l’entrelacement d’images fixes, jaillissent le mouvement, la vie. photo:Last Depuis 2008 le duo Nico Lazula et Ruedi Staub interviennent dans des lieux différents. Pour les journées portes ouvertes de l’atelier à Peyriac de mer, les artistes présentent une installation temporaire in situ au centre du village. L’oeuvre est réalisée avec des matériaux trouvés dans les alentours.

56e Biennale de Venise : pavillon français

Révolutions – Céleste Boursier-Mougenot

Présentées depuis près de vingt ans en France et à l’étranger, les œuvres de Céleste Boursier-Mougenot sont autant celles d’un plasticien que d’un musicien.

 

Quand le visteur pénètre dans le pavillon Français, il y découvre un arbre, un majestueux pin sylvestre, comme si les frontières entre l’intérieur et l’extérieur avaient été renversées. Sous la verrière comme envolée du pavillon et dans les allées arborées, Celeste Boursier-Mougenot déploie la chorégraphie alchimiste de trois arbres mobiles, qui se déplacent en fonction de leur métabolisme, des variations du flux de leur sève, de leur sensibilité au passage de l’ombre à la lumière.

Ces chimères, hybridation de la machine et de la nature, iphone 6 black case spigen sons sous-tendues par une vision animiste des arbres et sont rendues possibles grâce au principe de transmutation. avengers infinity war iphone 6 case Ce dernier consiste à codifier des événements physiques – comme la vie qui se déroule au sein de l’arbre, union jack phone case iphone 7 le différentiel d’électricité qui existe entre un végétal et la terre – et à les connecter avec d’autres informations pour produire du mouvement ou du son.

En produisant des connections inédites entre des éléments naturels et technologiques, l’artiste expérimente des relations insoupçonnées entre nature et culture, les libérant de leur déterminisme et les amenant vers un nouvel état de nature. Baigné par le son produit par les arbres alentour, cow iphone 8 plus case dont le bruissement électrique engendre un environnement sonore – à partir du courant différentiel basse tension capté en direct – la pavillon français se transforme en un théâtre ouvert, un refuge au sein duquel le visiteur peut se reposer,

56e Biennale de Venise : pavillon chilien

Poeticas de la disidencia -P. Errazuriz & L. iphone 8 plus phone case silver Rosenfeld

Paz Errazuriz et Lotty Rosenfeld sont deux artistes chiliennes de renommées nationales et internationales. r just iphone 6 case Les travaux présentés dans l’exposition « Poetics of Dissent » ajoute au champ visuel, les traces du passage historique et politique allant de la dictature militaire chilienne à la démocratie post-transitionnelle. Le voyage historique et politique auquel invite leurs travaux, articule les conflits du langage, du pouvoir et du genre interprétés par leur regard, de manière esthétique.

Le travail photographique de P. Errazuriz et les videos de L. savfy iphone 7 case Rosenfeld construisent une approche visuelle qui met en valeur les corps de ceux qui ont été démolis par l’exploitation économique, l’abandon public, le manque de protection des droits des citoyens, la dépravation de la justice et la rupture du lien social. Le sauvetage critique et artistique de ces corps, punis et insurgés dans le même temps, est mis face à la tourmente du mondialisme capitaliste des frontières non intégrées des périphéries d’Amérique latine.

P. beauty and the beast iphone 8 case Errazuriz se concentre sur les quartiers isolés ou fermés (bordels, hopitaux psychiatriques, villages ruraux) dûrement habités par des sujets qui souffrent de rejet, d’omission ou de retard mental. Des sujets qui, cependant, utilisent leurs identités méprisées pour rafiner certains artifices de la vie afin de transgresser (presque de manière invisible) le réductionisme stéréotypé de la marginalité humaine et sociale.

L’exposition « Poetics of Dissent » constraste les extremités d’un espace-temps inégal de l’Amérique latine. Dans les disproportions de cet espace-temps hybride cohabitent, d’abord, l’anachronisme visuel de la photographie noir et blanc gelant les corps et les géorgaphies qui cachent des lieux sub-periphériques pour tracer des soulévements existentiels indiscernables.

56e Biennale de Venise : pavillon britannique

I scream Daddio – Sarah Lucas

Son art est un mélange équilibré entre obsénité et lyrisme. Elle sait comment parler ouvertement de sexe, de mort, de décadence morale, et du concept insaisissable «d’englishness ». iphone 8 case detachable L’humour est la clée, ici. iphone 8 cases « C’est savoir négocier avec les contradictions de ce qui est, par convention » dit Sarah Lucas. Dans une certaine mesure, l’humour et le sérieux sont interchangeables. Autrement, ça ne serait pas drôle. Ou devastateur.

Tout a commencé avec un oeuf

Je voulais, avant tout, que l’exposition ait l’apparence d’un dessert, d’une confection. Plus spécifiquement d’îles flottantes, avec les femmes, mes muses, jouant le rôle des meringues, et Maradona (la main de Dieu), le rôle du chef pâtissier. Les sculptures baignent ainsi dans un ocean de crème, une crème anglaise. C’est l’un des rôles du jaune. Son autre rôle est d’inonder le pavillon de lumière et de mettre tout le monde de bonne humeur. Enfin, c’est à l’oeuvre qu’on reconnaît l’artiste.

Les pois

J’ai pensé inclure un Union Jack quelque part dans l’exposition, comme il est de mise de faire quand on représente la Grande Bretagne. J’ai d’abord pensé à mettre une version jaune de « Sadie’s Low plinth » en pensant qu’elle avait une ressemblance frappante avec l’Angleterre dans cette pose. Après quoi, j’ai rejeté l’idée. Une complication qu’elle, en tant que sculpture, n’avait pas besoin.

Des pois peints, d’un autre côté, étaient un parfait emblème britannique. « La machine à laver les œufs fris » fonctionne également comme une sculpture en forme de pois.

Fags

Les cigarettes, si jamais vous vous posez la question, sont surtout là pour vous titiller. iphone 8 invisible case C’est une gentille stimulation, un peu sexuelle. iphone 8 plus case liquid Bien sûr, la cigarette est un objet très fin qui a sa propre utilité, celle de fumer entre autre. J’aime particulièrement celles à la pointe brune. Dans notre cas, ça marche assez bien avec le bois brun des meubles et le plâtre blanc des femmes. Pour moi, ça ajoute un air irreverant et insouciant. Ca ajoute quelque chose, sans trop ajouter non plus – un peu comme le fait de fumer en soi. Et si vous faîtes partie des gens qui ont le sentiment que les sculptures seraient mieux sans les cigarettes, et bien.. je les ai aussi mises pour vous.

Les chats

Je suis arrivée à un point de ma vie où je me suis dis qu’il était temps d’avoir un chat dans la maison. Alors j’en ai fabriqué un avec du fil, des collants et des peluches. Un fil réglable à l’infini. C’est tout ce dont mes chats ont besoin comme attention, un changement d’attitute de temps à autre. iphone 8 plus case pretty Où il y a de la lumière, il y a de l’obscurité. J’ai donc pensé à des chats noirs pour Venise. Les chats noirs incarnent le mystère, la superstition et l’ombre. De gros chats noirs égyptiens.

Le béton

N’importe qui visitant le Sir John Soanes’ Museum à Londres, va à l’encontre d’une certaine forme de perversion classique, et il le sait. La pièce jaune est impressionnante, c’est un jaune vraiment spécial. Ensuite, il y a les objets. Ils ne sont pas jetés dedans ensemble mais chaque objet ajoute sa pierre à l’édifice.Et voilà que nous y sommes aussi, à vouloir mettre plein d’objets dans une salle plutôt petite. Les « tits of cats» n’ont pas joué leurs rôles et ont été marginalisés dans cette pièce, en quelques sortes. Je me suis ensuite souvenu des parpaings que nous avions ramenés et que nous amenions partout avec nous – une palette de parpaings (en sachant qu’une palette pèse une tonne) est toujours pratique et très versatile. Est alors venu le moment de les sortir et de mettre un chat dessus, c’était une brillante pièce du style John Soane’s Classic Pervery.

Le jaune

« Deep Cream » m’est apparue, en partie parce que ça s’appelait « Deep Cream ». Je me suis dit que c’était une très belle formulation et j’avais déjà l’idée d’appeler l’exposition I SCREAM DADDIO, donc ça collait. J’aimais aussi le « Gold Cup » ; au début, je me suis dit que, s’il fallait choisir une couleur, alors ça devait être le rose – ce qui paraissait très Franz West – ce qui ne me dérangeait pas puisque j’adore Franz West. Tout ce truc de peindre les sculptures, je l’ai fais avec Franz en tête, d’une certaine manière. Mais j’ai ensuite choisi le « Deep Cream » et le « Gold Cup » en pensant que l’exposition entière devait être jaune et que ça ferait sens de choisir ces jaunes là. C’était un peu un pari, surtout que le « Maradona » aurait pu disparaître là dedans.

GUILLAUME LEBLON Une appropriation de la nature MRAC Sérignan

Musée Régional D’Art Contemporain Languedoc – Roussillon Commissariat : Hélène Audiffren Du 18 novembre 2012 au 24 février 2013 Vernissage samedi 17 novembre 2012 à 18h30 Communiqué de presse Guillaume Leblon réalise des films, des installations et des objets qui transforment la fonction et la perception de l’espace. Pour le Musée régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon à Sérignan l’artiste propose un projet spécifiquement élaboré pour l’espace. iphone phone case 7 Au rez-de-chaussée du musée, il réalise un sol de plus de 500 m² qui va recevoir un ensemble de pièces pour former un grand parcours à travers son travail. blossom iphone 7 phone cases Il y confronte des oeuvres nouvelles et anciennes (sculptures, installations, films, photographies) comme autant d’indices pour créer une situation qui oscille entre réalité et fiction, sans que ni l’une ni l’autre ne puissent être distinguées. iphone 6 case mouse ears L’espace proposé par Guillaume Leblon est un environnement sur lequel ont été opérées des altérations subtiles mais décisives, un lieu à traverser dans lequel des traces plus ou moins visibles ont été laissées. Guillaume Leblon développe un vocabulaire entre rigueur moderniste et minimalisme des formes, des structures où la sensualité est sublimée par les matériaux choisis. Le répertoire plastique de Guillaume Leblon se compose de matériaux dits « pauvres » tels que la glaise, la terre, les briques, le placoplâtre, le bois, le carton, le feutre, la moquette, la corde, le verre, le plâtre, la laine, le béton… D’autres alliages bruts tels que le cuivre, le zinc, l’étain et même certaines formes fluides et fuyantes telles que la fumée, l’eau, les éclairs, la glace, le feu ou encore la poussière composent une oeuvre troublante et inachevée. Il utilise des éléments simples du réel, comme du mobilier ou un arbre, pour ensuite en détourner les codes et la représentation première que l’on peut s’en faire. Guillaume Leblon décrit ainsi son processus de travail : « […] je me contente de déconstruire, d’additionner ou de soustraire, en fonction de ce que j’ai sous la main dans l’atelier ». Avec une certaine idée de la fragilité et de l’éphémère, les éléments avec lesquels il travaille semblent récupérés, posés là, presque abandonnés. De par ce dépassement de l’héritage minimal, une certaine forme d’inachèvement prend place en construisant et en déconstruisant des formes minimalistes. Entre légèreté de ces formes impalpables et rigidité de certaines masses imposantes, l’artiste joue avec le regard du visiteur. frida kahlo iphone 7 case Artiste aux installations et aux médiums protéiformes, Guillaume Leblon crée une oeuvre empreinte d’une certaine mélancolie et d’une touche de mystère, qui transforme la fonction et la perception de l’espace. Le visiteur se retrouve devant des formes familières mais qui, par leurs assemblages et leurs compositions, apparaissent bien souvent étrangères. Sommes-nous devant un objet, une maquette ou un environnement ? Est-ce bien une sculpture ou un aménagement dans l’espace ? Les oeuvres sont-elles laissées à l’état d’élaboration comme dans un atelier ou sont-elles achevées? Guillaume Leblon appartient à une génération pour laquelle l’art n’est plus un lieu de représentation du monde ni de sa connaissance mais un lieu d’extension possible du réel. Formé à l’École des Beaux-Arts de Lyon jusqu’en 1997, il a poursuivi ses recherches à la Rijksakademie d’Amsterdam et a exposé régulièrement en France et à l’étranger.

Gerry di Fonzo : la proposition des « Sampling »

Si l’on s’intéresse à la photographie contemporaine, Di Fonzo ne sera pas un inconnu. karen millen iphone x case Ce Turinois, photographe lui même, et homme de laboratoire dont les tirages font l’unanimité chez les photographes du monde entier, est aussi galeriste, plasticien et chercheur. iphone 7 case 360 C’est en ce domaine il a présenté au cours de l’an dernier une proposition singulière ( que nous devrions voir dans notre région dans les prochains mois ) qui semble renouer avec une tradition remontant à l’humanisme de la Renaissance !! où l’on tentait de relier pratiques artistiques et connaissances scientifiques !! Dans « Sampling » puisque tel est le nom générique des séries qu’il expose pour rendre compte de cette recherche, il met à profit sa longue expérience professionnelle pour s ‘ intéresser aux couleurs en ce qu’elles sont, et telles qu’elles se proposent, aux regards lors d’une reproduction photographique . Elles sont en effet soumises sous l’effet de la lumière au système dit RGB ( Rouge ,Vert, Bleu) qui correspond à des niveaux de colorisation des pixels, soit une série codage à six chiffres, 2 pour les 256 niveaux de chaque couleur. Dès lors plusieurs millions de combinaisons entre ceux – ci sont possibles et doivent permettre d’analyser l’ensemble des choix picturaux préférentiels d’un artiste ancien ou contemporain . Di Fonzo en poursuivant son raisonnement eut alors l’idée d’expérimenter ces avancées en les mettant à l’épreuve d’une restitution des couleurs d’un tableau ( chaque codage valant pour une sorte d’ ADN des pratiques de colorisation du peintre ) faisant ainsi paraître sous formes de lignes parallèles les relations préférentielles vibrations, harmonies, entre les couleurs et nuances choisies par le peintre . Tout ce codage qui n’est pas sans rappeler les échantillonnages (sampling) des musiques contemporaines, n’est évidemment possible que par les ressources offertes par la conception et l’usage de programmes informatiques . En somme c’est un peu comme si Gerry di Fonzo opérait un retour aux conditions de la pratique artistique telle que la concevait Alberti dans » De pictura » en l’inversant ou pour une sorte de clin d’œil ! . Car celui-ci validait en effet, dans son avant propos, les relations entre mathématiciens et peintres :« les mathématiciens faisant abstraction de la matière mesurent par leur seul intellect les espèces et les formes des choses « tout en affichant sa différence : « que l’on considère mon ouvrage non comme celui d’un pur mathématicien, mais tout simplement comme celui d’un peintre « .(1) Cette proposition pourra certainement trouver de précieuses applications nouvelles ou complémentaires utiles aux experts et historiens d’art ; comme elle vérifie de fait la justesse de l’empirisme d’un Cézanne « la nature n’est pas en surface, elle est en profondeur. Les couleurs sont l’expression à cette surface, de cette profondeur. Elles montrent les racines du monde . » Mais les bandes colorées parallèles qui en résultent sont aussi un appel à considérer celles-ci en tant que matière ou en tant que langage nouveau en usant ou modifiant l ‘ »ADN » originel ou ses séquençages . Il s’agirait là ,comme la critique italienne (2) l’a évoqué , d’un champ de création totalement nouveau ou l’expression artistique tiendrait moins à la proposition de la composition proposée, qu’a la création même de ce qui l’aura permise . On aurait tort toutefois de croire qu’il y aurait là une sorte de néo-conceptualisme justifié par une démarche d’allure scientifique car paradoxalement, elle renvoie plus, à mon sens, aux approches de l’Arte Povera , (né aussi à Turin !,) en détournant ou retournant contre le « système « , les programmes et outils informatiques, ces nouvelles matières premières industrielles . iphone 7 case spigen armor L’avenir le dira et en jugera mais les perspectives offertes semblent passionnantes . Enfin, pour l’heure on peut aussi, et plus simplement, goûter les jeux ludiques que permet le travail de Gerry di Fonzo , au vu des apparences et comparaisons possibles de telle œuvre classique ou contemporaine avec ce qu’ en montre les couleurs de son analyse séquencée selon la méthodologie proposée . Ou encore rêver, imaginer ce que pourrait devenir par ce traitement les tons minimalistes de Morandi, les bandes de Rothko ou les récentes » strip painting » de Gehrard Richter. Soit et par un jeu de devinettes, on s’amusera de ces relevés de la puissance relative des coloris, qu’il est quelque fois difficile de comprendre. D’autres fois le jeu peut être clairement et quasiment pédagogique en ce qu’il permet de mesurer que ce qui a capté nos regards n’ était d’abord et avant tout , non le sujet , ni les formes de la représentation mais bel et bien la force ou la répétition d’une couleur dominante , de vérifier en somme que Merleau-Ponty (3) avait raison de poser que toujours, « l’ œil accomplit le prodige d’ouvrir à l’âme ce qui n’est pas âme « Daniel Bégard . Avril 2013 Leon Battista Alberti . De Pictura . (1435) Edition Française : Allia Editeur . Paris 2007 Fulvio Bortolozzo . iphone 7 plus case london tube » Sampling di Gerry di Fonzo » voir : www.artismap.com Fev 2012 Maurice Merleau-Ponty . L’œil et l’ esprit .

Alerte Météo 3 au MRAC Sérignan

Communiqué de presse ALERTE MÉTÉO 3 Diplômés 2012 des écoles d’art du Languedoc-Roussillon Avec Assem Bill, Laurent Cammal, Charlotte Caragliu, Guillaume Combal, Noémie Le Duedal, Sybille du Haÿs, Yan Ma, David Suet, Margaux Szymkowicz et Xiang Zhang. iphone 8 plus case esr Commissariat Leonor Nuridsany Du 18 novembre 2012 au 24 février 2013 Vernissage samedi 17 novembre 2012 à 18h30 Peu de peintures et de vidéos, pas de dessins, mais une forte présence du volume pour cette troisième édition d’un rendez-vous annuel au Musée régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon. Alerte Météo 3 expose de jeunes artistes tout juste diplômés des écoles supérieures d’art de la région : l’école supérieure des beaux-arts de Montpellier Agglomération, l’école supérieure des beaux-arts de Nîmes et la haute école d’art de Perpignan. iphone 7 mens case Y a-t-il une ligne spécifique et régionale commune à cette jeune génération ? Cette question est-elle au cœur du débat, quand les professeurs et les étudiants viennent pour certains des quatre coins de France et de l’étranger ? Au-delà de cette notion géographique, doit-on se focaliser sur un traitement générationnel ? La génération des années 2010 à la vision sombre et à court terme d’un avenir incertain, consciente que l’individu prime sur le collectif dans un monde où la morale règne en maître. cork phone case iphone 6 Quel espace pour ces jeunes artistes ? Ils n’attendent pas, contraints, qu’on le leur désigne : ils le créent ! Alerte Météo 3, c’est un instantané, une vision de la création actuelle. iphone 8 plus batman case Une exposition où la vidéo donne de nouvelles vibrations à la peinture, où le volume définit autrement la photographie, où l’apparence, trompeuse, se joue du temps ; ici, ce que l’on croit figé donne toute sa mesure au mouvement. 6 case iphone Alors, l’équilibre apparemment instable et fragile, révèle avec force une création réfléchie, aventureuse et drôle.