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art contemporain Languedoc Roussillon

Anselm Kiefer – hyped art for the hungry, monied masses

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A Shadow Essay by Kathleen Burlumi

Art can be messy, gory, turgid or dirty. But as Kurt Schwitters said ; not every discarded bus ticket is interesting, unless transformed through the artists vision and intuition.
It is not enough to use ingredients which have fascinating qualities in themselves and employ them only to ‘illustrate’ ideas however relevant or profound these may be.
Anselm Kiefer has hitched himself to the biggest art – philosophical bandwagon in the world. A clever and determined man, he is obviously sensitive to the core of Joseph Beuys’ intense and visionary artistic practise, but he has nevertheless been annihilated rather than inspired by the power of the ‘Master’.
Being aware of spiritual, philosophical and ecological debate since the 2nd World War, does not necessarily make one an artist. In Kiefer, a small talent has been stuffed, embroidered, glued, burned and rehashed through heavily conventional means of picture making to the point of stale pretentiousness. M. Kiefer is wearing the King’s raiments, but no blood is flowing through his veins. – This is media – hyped art for the hungry, monied masses, impressive and well made, like a Hollywood blockbuster, but leaving no footprints in the soul.
Philip Guston created Alchemy with a small black line on paper – Edward Chillida with a block of softly sculpted stone. Richard Serra takes us under timeless compression to the centre of the earth, Mario Merz to the stars, and Gerhard Richter analyses the nature of becoming through doing. Dozens of artists far less known than Kiefer could exemplify magic, revelation and pertinence. Mr. Kiefer should steer himself back to humility, to the empty spaces, and start his journey all over again.

Respectfully
Kathleen Burlumi
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Anselm Kiefer. Salt of the Earth

1 giugno – 30 novembre 2011
Fondazione Vedova
VENEZIA
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Written by doris

June 23rd, 2010 at 3:35 am

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ça se passe près de chez vous 2010

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Written by doris

June 21st, 2010 at 5:15 pm

Hors série

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©s.Touneur Phéline

Etait-ce un jeudi ?

J’ai beau changer le disque, je n’ai plus la force de résister à l’ordre immuable d’un nouveau
rituel auquel ma solitude me soumet.

Entre le salon et la terrasse, je vais et je viens. J’allume tout en même temps sur mon
passage : un clope, l’ordinateur, une lampe, l’ampli de la chaîne Sony. Je tire sur ma lucky strike, je
m’assieds et je pose mes mains sur la grande table.
Je tâtonne à la recherche de ce que j’ai perdu.
Je change le disque et je clique sur l’icône “game” aux premières mesures de l’opéra.
Roi, dame, valet.
Au jeu électronique, j’excelle à monter les as : rapidité, combine, ruse.
Rouges, noires, les cartes tombent.
Je relève haut la main le défi du score de la partie précédente affiché en haut de l’écran.
J’accumule les points en un temps minimum. Au terme de la scène 3 d’ Orphée, j’écrase mon
mégot et je reprends en chœur : …Accablé de regrets / Je parcours les forêts / La vaste enceinte /
Touché de mon destin / Echo répète en vain / Ma triste plainte.
La nuit tombe en plein jour.
Tant qu’il s’agit de jouer en solo, je mets tout le monde minable derrière moi ! Devrais-je y
voir un fait du hasard ou simplement considérer qu’à force d’habitude, je me suis fait la main à la
solitude ?
La vérité, c’est que lorsque le jeu s’achève et qu’il faut faire “pour de vrai”, il semble qu’Echo
fasse la sourde oreille, me laissant à la traîne, pantelante devant un tabernacle plein de moi-même.
Livrée à moi-même, au risque de me rencontrer pour de bon et de ne pas en réchapper. Moi,
commun des mortels qui n’ont rien de l’étoffe des héros.
Rien d’un David face à Goliath.
Les masques tombent devant l’adversaire, plus tentaculaire que l’hydre protéiforme dont je ne
doutais pas au temps de l’enfance que l’on puisse l’exterminer rapido.
Normal, puisque Hercule l’avait fait !

Métonymie amphigourique ou métaphore bafouillante ? J’invoque n’importe qui, j’invente
n’importe quoi pour me mettre en garde contre les écueils et les méfaits du solipsisme pratiqué à
haute dose.
Pour les autres, je serai plus empirique : la solitude – du latin solitudo, solus, – c’est quand on
est seul !
Pour dire autrement le sentiment qui s’est substitué à l’état dont, un moment je me réjouis,
je devrais accrocher à ma phrase une kyrielle de synonymes qui sonneraient creux comme un gong
maladroitement fondu : lassitude, ennui, morosité, monotonie. Dans un ultime sursaut, sur la dernière
page de mon cahier “main courante”, je fais genre et je trace :

F. A.
T. I.
G. U. É. E.

… Une lame qui transperce l’omoplate. La brûlure qui s’enroule sous le sein, la douleur qui
s’entortille sous la peau comme les vrilles des courges bedonnantes qui asphyxient les pousses vives
des heliconia. La cage thoracique s’enflamme. Le souffle se raréfie, sur le point de s’interrompre sous
l’étreinte délétère. Les spasmes et les contractions de l’estomac refluent jusqu’à la gorge nouée de
hoquets. Le corps ankylosé, bée jusqu’au plus intime de ses anfractuosités, de ses mystères et de ses
secrets.
Solitude du corps.
Il n’y a plus de décalcomanies ni de coloriages le matin au lever du jour. Mes lèvres closes
me renvoient dans ce mouvement immobile à ma seule présence. La colle sèche derrière les post-it
des petites joies et des minuscules bonheurs de midi, usés jusqu’à la trame. Les inserts des heures
chaudes se font la malle en vagissant à l’idée d’être validés : no enter. Les apostilles lunaires,
enluminées de nacre et d’ivoire se désagrègent dans les reflets de la silhouette gibbeuse de l’astre
qui se pointe, sans surprise, avec la ponctualité des geôliers à l’heure de la relève. L’imprimante
s’étrangle et régurgite dans un rot aigre et sonore le galimatias vespéral qu’on aurait voulu lui faire
avaler.
Solitude des mots.
Je ne distingue plus les ombres. Statiques, acérées, elles empalent l’air. Sur la terre glabre,
leurs contours hiératiques et aphasiques passent leur chemin en silence. La lumière zénithale se prend
les pieds dans son long voile de veuve outragée par l’insolence et l’arrogance de Messire Soleil qui
tente d’attirer l’attention sur les rayons qu’il a pris le plus grand soin de peigner, en catimini, au
dessus des volcans.
Solitude des songes.
Mes chimères, emmaillotées dans la camisole du temps, reposent dans le reliquaire profané
par les iconoclastes. Hier, aujourd’hui, demain. Pensées prises aux pièges dans les rets inextricables
des heures. Lentes et lourdes heures qui piétinent et trépignent au seuil d’un dénouement différé
dans l’instant qui prend des airs méprisants d’éternité. Au cou gracile des illusions et des mirages, un
jonc d’argent gravé aux armes de la tortionnaire ; à leurs chevilles, qui jugule leur course, le lien tenu
et imputrescible du temps mortifère.
Solitude des rêves.

Et si c’était pas un jeudi, mais un lundi… c’est tant pis.

Written by Sophie

June 8th, 2010 at 7:46 am

FOCUS 10 13 EX FVTVRI

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***** Apichatpong Weerasethakul
***** B.O.S : Ben l’oncle Soul / HEART : Haute école d’art, Perpignan /
***** Patrickdesgachons@neuf.fr/
*****Musée régional d’art contemporain, Sérignan
***** / www.galerie-issert.com / *****CASANOVAFOREVER : www.fraclr.org.

Written by Sophie

May 29th, 2010 at 3:11 pm

Daphné Nan le Sergent Le long du 38 parallèle / Along the 38th parallel

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Château de Malves Exposition du 30 Avril au 30 Mai 2010
Centre méditerranéen de l’image Association GRAPH
11600 Malves-en-Minervois France
Le long du 38e parallele – installation photo et vidéo
réalisée par Daphné Nan Le Sergent


photo: Daphné le Sergent-est-ouest/Château de Malves en Minervois

Ce travail sur la frontière entre la Corée du Sud et la Corée du Nord m’a amenée à la considérer tant dans sa réalité géographique que dans sa réverbération chez les individus. La frontière m’est apparue comme stigmate d’une absence, celle de l’autre, des coréens du Nord pour les coréens du Sud.
Ainsi, la frontière semble polariser la projection de cette absence à l’instar d’une image, si on considère
qu’une représentation est la présentation au regard d’un objet absent.

Le long du 38ème parallèle se construit sur des images photographiques et vidéo de la frontière coréenne, de la DMZ, zone démilitarisée entre les deux Corées autant que sur ses paysages périphériques (dispo-sitifs de surveillance militaire, plages à l’accès réglementé, circuits touristiques proposant la visite de la DMZ, observatoires sur la Corée du Nord), ou encore sur des scènes de la vie quotidienne.

Ces images s’agencent les unes avec les autres soit au travers d’un montage vidéo, soit au travers de
polyptiques de photographies, soit dans le croisement entre les deux médiums. Ces agencements,
dans les mises en lien qu’ils proposent au spectateur, en appellent à une lecture subjective et l’invitent
à explorer des images intériorisées. Et j’ai cherché à orienter ces agencements afin qu’ils suscitent des
images intérieures révélant les nœuds vécus, ancrés dans une possible mémoire de la séparation. J’ai
souhaité proposer une vision rémanente de la frontière.

This work on the border between South Korea and North Korea led me to consider both its
geographic reality and its reverberation among people. The border appeared to me as a sign of ab-
sence. The Absence of the Other, relating to the North Koreans for the South Koreans. Thus, the bor-
der seems to polarize the projection of this absence following the example of a picture, if one considers
that a representation is a sign of a missing object.

Along the 38th parallel is built upon photos and videos of the Korean border, the DMZ, demilitarized
zone between the two Koreas, as well as its peripherical landscapes (devices for military surveillance,
restricted entrance to the beaches, tours visiting the DMZ, observatories in front of North Korea), or
even scenes of everyday life.

These images work together, either through a video, or through polyptics photographs, or even in the
intersection between the two mediums. These arrangements, in making contacts, offer the viewer to
call for a subjective reading and invite exploration of interiorized images. I tried to guide these arran-
gements so that they generate images showing internal nodes of experiences, anchored in memory of
a possible separation. My aim is to propose an enduring vision of the border.

Written by doris

May 12th, 2010 at 4:58 pm

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Ici, comme nulle part ailleurs : A chacun de faire son affaire des affaires des autres !

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de Sophie Phéline
Les « jeudi » glissent dans le chahut du temps que je fais filer, occupée avec des
artistes, des livres, des mots, des travaux et des projets.
Mes jeudis s’empilent les uns sur les autres dans les marges indécises de mon billet et se
cassent la gueule un dimanche, place de la République. J’en ramasse quelques fragments sans
chercher à restituer une quelconque cohérence chronologique…Serais-je à renouer avec mes
« anachronies » ?

Retour sur quelques jeudis d’avant :

1 – La notion de la pauvreté n’est souvent commentée que du seul point de vue de la privation
(privation des moyens élémentaires de subsistance mesurée à l’aune d’une société hypra
consumériste) et de la conception univoque du dénuement matériel. Or l’actualité très récente
publiée (on ne peut plus discrètement) dans les colonnes d’un quotidien local soit disant
indépendant fournit le prétexte de réviser cette vision incomplète et de l’élargir. Il attire
l’attention sur une autre forme de pauvreté à laquelle certains, dans l’empressement de leurs
commentaires négligent de prêter attention : l’indigence intellectuelle, la pauvreté mentale et
spirituelle.
De ce type de misère qui coexiste avec l’opulence vulgaire de fortunes vaniteuses
frauduleusement acquises dans les urnes, la petite cité catalane est coutumière. Et je fulmine !
Une fois de plus. Une de plus pour rien. Certainement. 1,2… 5 ou 6, l’élite « culturelle » de la
ville s’offre impunément une seconde ou une troisième tournée de programmation dictatoriale à
grands coups de slogan : « De l’excellence de la médiocrité réitérée ».
La bande de broques lève le coude à la santé d’un public tenu pour n’avoir pas d’exigences.
Alors, boîte à clous, benvingut, Perpinye la catalane et autres catalaneries : rebelote. En
contrepartie : des musées moribonds, des jeunes femmes et de jeunes hommes en quête
d’asile artistique, une école d’art – plus ou moins supérieure – négligée, des librairies fermées,
un théâtre sans la chair des mots… Je me réfugie à L’Isba… on verra.

2 – Chez R. Meier, éditeur. Tout un jeudi avec Frédérique L. et Ernesto C. à naviguer dans les
rayonnages de l’amoureux des images et des mots, trafiquant de poètes, souteneur d’artistes et
de musiciens. R.M., passeur d’incertitudes qu’il prend plaisir, le temps d’un livre, à retenir dans
la trame plus ou moins serrée des pages imprimées. Passionnément.

3 – A Jau, avec Frédérique L. Penchée au dessus de ses raccommodages de papier, de
crayons et de couleurs liquides. Un bouquet ramassé le long de l’Agly ou de la vigne sur la
table de travail…, des fleurs dures, morbides, éternelles. Des objets. Partout des êtres sans
dessus dessous.

4 – Un jeudi, au soleil de la terrasse, sans me dérober aux jeux de mots et de sentiments trop
faciles, je pose des pansements sur ceux qui font mal au cœur et au corps. Dans mon carnet :
« Mon cher, mon tendre, mon merveilleux amour »

Ce même jeudi, tard dans la nuit, je lis l’édito d’A. Rouillé : « Un art-avoir allégorique ». Je sais
que je ne dois m’en tenir qu’au titre, au risque de… Et bien non ! Je fonce et je clique « lire la
suite » : Copié-collé. J’isole le seul fragment de phrase qui me semble à sauver […On est
moins convié à contempler et à goûter une série d'œuvres-objets, qu'à s'inscrire dans l'espace
d'un discours, dans un dispositif discursif dont les œuvres sont des éléments]. La suite de ma
lecture heureusement abolie dans la robe de sang et de soie d’un cabernet sauvignon
salvateur. Shut down the words.

5 – Comme jeudi, comme vendredi, comme samedi, comme dimanche lectures en cours,
achevées, entamées… Chacune d’elles me laissent à « marée basse », abandonneuse de
cendriers que je remplis jusqu’à l’excédent en tapotant quelques lignes qui partent en fumée à
la lecture.

6 – Et si c’est un autre jour ? Lequel ? Je n’y ai pas prêté attention. En post-de quelques
échanges de correspondance, je remplis mon carquois de flèches venimeuses et je tire à vue
des « jurys » et des juges qui décernent les labels du « bien fait », s’accordant de leurs critères,
oublieux que le « mal fait » est légitime.

7 – Encore un jeudi. Sans image, mais accompagné d’une partition déchiffrée et entendue tout
à un jour dans la solitude blanche d’une chambre à Lisbonne : Goldberg variations BWV 988.

Ce soir, dimanche, ici, il pleut.

RDV [AC] – 1 BIS PLACE BARDOU-JOB – 66000 PERPIGNAN – RDVAC66@GMAIL.COM

Written by Sophie

May 10th, 2010 at 5:35 am

inconnu sans papiers !

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Au grand Jeu du Tout Papier !

Au grand jeu des papiers du LAC, on passe facilement de la jubilation à l’interrogation (mais jamais à la consternation ! ) , et de la félicité à la perplexité ! Bien entendu il n’y a pas de papier d’assignation, ni de papier de soie, rien n’est obligé tout est vrai ! Mais qui dit papier dit matière et manière, et souvent signature ! Retour alors à la perplexité, car il y dans le lot un papier sans identité !

Le voici ! et il rend la perplexité quasi douloureuse ! De qui sont ces signes de silhouettes qui marchent, s’arrêtent, regardent se parlent, soliloquent, leurs ombres fidèles couchées à leurs pieds ?

Attention ! car de trop les fixer peut conduire à l’anxiété, après tout, n’est-ce pas là un sortilège, une magie noire et blanche, ? peut-être a –t-on accroché un simple papier blanc, et, depuis ceux et celles qui passent devant lui , le regardent, y seront irrémédiablement fixés ! …..perplexités !

Mais perplexités naturelles, il faut raison garder, ce n’est là que le bon dessin d’une bonne plume, ou du fin pinceau d’un artiste attentif aux attitudes et comportements de ses contemporains. Alors un dessinateur, illustrateur de presse, mais qui ? le thème pourrait être d’un Sempé, mais le thème seulement ! alors qui, et si ? on se souviendra d’avoir vu des choses comme ça, des foules rendues par des traits pertinents, mais chez qui ?, Ah ! le jeune Opalka peut être et ici même au LAC, mais, mais il y en aura toujours un mais, en ce mois de Mai ! car forcément tout cela doit finir par la … signature !

Et iI y a en une, et nette, mais qu’elle soit lisible c’est autre chose ! On tentera donc de déchiffrer : deux lettres (pour le prénom ?) un c /h ou c-y ! et une suite griffonnée en patronyme, commençant par un U, un N, un O ? ensuite un j, un p, un l ? perplexité !

Je renonce, nous renonçons ! comme Piet, et Layla Moget ! et ce travail demeure le seul inconnu de la centaine de papiers peuplant les murs du LAC. Autant dire que si vous « savez qui » est l’artiste inconnu ….
Vous aurez le droit à l’arc de triomphe d’une admiration considérable !

Daniel Bégard. 3 /5/10

Written by doris

May 3rd, 2010 at 1:58 pm

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FOCUS 10.11… Montréal, planche contact

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Written by Sophie

April 27th, 2010 at 3:52 pm

LAC : Que du papier… mais une belle art manie !

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QUE DU PAPIER Exposition regroupant les oeuvres de la collection peu ou jamais montré sur papier ou à partir de papier…
Lieu d’art contemporain Hameau du lac 11130 Sigean
DU 10 AVRIL AU 25 MAI 2010 Ouvert tous les jours sauf mardi : 14h – 18h

On ne sait si une bonne et rare Pandore, fille d’entre terre et eau, y est pour quelque chose ; ou si, plus prosaïquement, Piet Moget mis de l’ordre dans ses greniers. Peu importe.

On peut voir en effet au LAC, une boîte, à souvenirs, une malle à jouets, un coffre à trésors, un album de famille élargie, ou un kit didactique pour revoir un demi-siècle d’histoire de l’art. Ce sera comme l’on voudra, il suffira d’avoir l’oeil fouilleur ! .Mais avant de l’ouvrir il faudra vivre un effet de dépaysement, car l’accrochage tranche avec les habitudes de la maison !
Cette rupture s’avère toutefois une fort bonne idée. Nous ne sommes plus en effet, dans une muséologie traditionnelle mais dans l’intimité d’un cabinet de curiosités. Et la nouveauté en devient ludique. Car au-delà des facilités de reconnaissances : Ben, Buffet, Calder, il y aura des identifications plus difficiles : ces tracés fulgurants, de Daniel Dezeuze, ces gestes graphes de Messager entre autres ; des énigmes aussi, ce petit paysage fait penser à ?…..et cette petite nature morte avec fruits ? Ailleurs on rencontrera l’oublié Aubertin et ses allumettes, ou l’affirmation affectueuse de la présence d’un ami disparu, Matias Spescha. Enfin, deux grands dessins sur papier dominent, l’un dû à Piet Moget, l’autre de sa compagne Mary Schallenberg qui font ainsi figures de bienveillants totems.

En effet, la curiosité, le jeu, l’amitié, les admirations, les rencontres de hasard, durables ou éphémères, s’imposent à l’évidence comme la source de tout cela. Ce sont là des traces, de vies, de choix artistiques et éthiques que l’on nous propose. .Avec amitié et sens du partage, ce qui ne se refuse jamais.

à suivre…

Daniel Bégard
olé magazine

“Dessine-moi une cabane” le film

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Written by doris

April 11th, 2010 at 7:40 am