56e Biennale de Venise : pavillon britannique

I scream Daddio – Sarah Lucas

Son art est un mélange équilibré entre obsénité et lyrisme. Elle sait comment parler ouvertement de sexe, de mort, de décadence morale, et du concept insaisissable «d’englishness ». iphone 8 case detachable L’humour est la clée, ici. iphone 8 cases « C’est savoir négocier avec les contradictions de ce qui est, par convention » dit Sarah Lucas. Dans une certaine mesure, l’humour et le sérieux sont interchangeables. Autrement, ça ne serait pas drôle. Ou devastateur.

Tout a commencé avec un oeuf

Je voulais, avant tout, que l’exposition ait l’apparence d’un dessert, d’une confection. Plus spécifiquement d’îles flottantes, avec les femmes, mes muses, jouant le rôle des meringues, et Maradona (la main de Dieu), le rôle du chef pâtissier. Les sculptures baignent ainsi dans un ocean de crème, une crème anglaise. C’est l’un des rôles du jaune. Son autre rôle est d’inonder le pavillon de lumière et de mettre tout le monde de bonne humeur. Enfin, c’est à l’oeuvre qu’on reconnaît l’artiste.

Les pois

J’ai pensé inclure un Union Jack quelque part dans l’exposition, comme il est de mise de faire quand on représente la Grande Bretagne. J’ai d’abord pensé à mettre une version jaune de « Sadie’s Low plinth » en pensant qu’elle avait une ressemblance frappante avec l’Angleterre dans cette pose. Après quoi, j’ai rejeté l’idée. Une complication qu’elle, en tant que sculpture, n’avait pas besoin.

Des pois peints, d’un autre côté, étaient un parfait emblème britannique. « La machine à laver les œufs fris » fonctionne également comme une sculpture en forme de pois.

Fags

Les cigarettes, si jamais vous vous posez la question, sont surtout là pour vous titiller. iphone 8 invisible case C’est une gentille stimulation, un peu sexuelle. iphone 8 plus case liquid Bien sûr, la cigarette est un objet très fin qui a sa propre utilité, celle de fumer entre autre. J’aime particulièrement celles à la pointe brune. Dans notre cas, ça marche assez bien avec le bois brun des meubles et le plâtre blanc des femmes. Pour moi, ça ajoute un air irreverant et insouciant. Ca ajoute quelque chose, sans trop ajouter non plus – un peu comme le fait de fumer en soi. Et si vous faîtes partie des gens qui ont le sentiment que les sculptures seraient mieux sans les cigarettes, et bien.. je les ai aussi mises pour vous.

Les chats

Je suis arrivée à un point de ma vie où je me suis dis qu’il était temps d’avoir un chat dans la maison. Alors j’en ai fabriqué un avec du fil, des collants et des peluches. Un fil réglable à l’infini. C’est tout ce dont mes chats ont besoin comme attention, un changement d’attitute de temps à autre. iphone 8 plus case pretty Où il y a de la lumière, il y a de l’obscurité. J’ai donc pensé à des chats noirs pour Venise. Les chats noirs incarnent le mystère, la superstition et l’ombre. De gros chats noirs égyptiens.

Le béton

N’importe qui visitant le Sir John Soanes’ Museum à Londres, va à l’encontre d’une certaine forme de perversion classique, et il le sait. La pièce jaune est impressionnante, c’est un jaune vraiment spécial. Ensuite, il y a les objets. Ils ne sont pas jetés dedans ensemble mais chaque objet ajoute sa pierre à l’édifice.Et voilà que nous y sommes aussi, à vouloir mettre plein d’objets dans une salle plutôt petite. Les « tits of cats» n’ont pas joué leurs rôles et ont été marginalisés dans cette pièce, en quelques sortes. Je me suis ensuite souvenu des parpaings que nous avions ramenés et que nous amenions partout avec nous – une palette de parpaings (en sachant qu’une palette pèse une tonne) est toujours pratique et très versatile. Est alors venu le moment de les sortir et de mettre un chat dessus, c’était une brillante pièce du style John Soane’s Classic Pervery.

Le jaune

« Deep Cream » m’est apparue, en partie parce que ça s’appelait « Deep Cream ». Je me suis dit que c’était une très belle formulation et j’avais déjà l’idée d’appeler l’exposition I SCREAM DADDIO, donc ça collait. J’aimais aussi le « Gold Cup » ; au début, je me suis dit que, s’il fallait choisir une couleur, alors ça devait être le rose – ce qui paraissait très Franz West – ce qui ne me dérangeait pas puisque j’adore Franz West. Tout ce truc de peindre les sculptures, je l’ai fais avec Franz en tête, d’une certaine manière. Mais j’ai ensuite choisi le « Deep Cream » et le « Gold Cup » en pensant que l’exposition entière devait être jaune et que ça ferait sens de choisir ces jaunes là. C’était un peu un pari, surtout que le « Maradona » aurait pu disparaître là dedans.

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