Ger Van Elk , Herman de Vries, Sigurdur Arni Sigurdsson et Valerie du Chéné au L.A.C. Narbonne

L.A.C. LIRU D4ART CONTEMPORAIN Hameau du Lac – 1113 Sigean – Corbières Maritimes Exposition du 21 juin au 13 septembre 2015 ouvert tous les jours sauf le mardi de 15h à 19h. photo:David Huguenin GER VAN ELK, L’Art Conceptuel 1941 – 2014 Né à Amsterdam, Ger Van Elk est avec Jan Dibbets, l’un des artistes hollandais le plus représentatif de la génération apparue à la fin des années 1960. Il poursuit une réflexion critique et analytique sur l’art du XVIIe siècle, notamment sur la peinture de genre hollandaise : nature morte, paysage et portrait. Ses débuts sont liés à une conception radicalement moderniste de l’art où l’utilisation de la peinture laisse la place à de nouveaux médias, surtout la photographie, qui lui permet de poser en d’autres termes les questions de perception de la réalité. Ger Van Elk, a toujours cherché à jouer sur l’illusion de la représentation optique dans l’espace limité d’une surface plane. Par la photographie, la sculpture ou la peinture, il critique l’oeuvre et s’interroge sur sa matérialité, son sujet, son cadrage, la perspective, la symétrie… Ger Van Elk compte parmi ces artistes qui, rejetant toute dimension décorative, ont développé une pratique conceptuelle, en travaillant à partir des notions héritées du mouvement Dadaïste et surtout des readymade de Duchamp. iphone 7 plus apple case silicone Avec Ger Van Elk, le L.A.C. proposera une nouvelle vision du paysage, de la nature morte et du portrait. photo:David Huguenin HERMAN DE VRIES, L’Art Zéro photo:David Huguenin Naturaliste dans les années 1950, puis tenant de l’art abstrait dans les années 1960, herman de vries se consacre depuis les années 1970 à l’esthétique du monde végétal. Il met au service de l’art sa connaissance des plantes, leurs diversités, leurs vertus médicinales, nutritives ou créatives. Au hasard de ses voyages, errances et promenades dans les paysages, il prélève des éléments de nature à partir desquels il réalise collages, dessins, photographies et sculptures. Il souhaite ainsi nous réapprendre à voir la nature, à contempler ses cycles, à être attentif à la beauté de processus que nous avons tendance à négliger et à considérer comme un dû. Il nous rappelle que l’homme n’est pas séparé de la nature, mais qu’il en fait partie et en dépend. Le monde végétal est non seulement la condition de notre survie mais aussi la source de notre imaginaire et de nos racines profondes. Son œuvre ne recherche pas la beauté formelle mais valorise au contraire la biodiversité commune d’un sous-bois ou d’un chemin, sans effet spectaculaire. Il sait nous montrer combien ces endroits sont riches de vie et combien ils se révèlent un terreau fertile à la diversité dès lors que nous les laissons en paix. L’artiste veut faire valoir la valeur esthétique de la nature : « je ne fais que des citations de la nature ». Né en 1931 à Alkmaar, Pays-Bas, herman de vries vit et travaille à Eschenau en Allemagne. Son travail figure dans les plus grandes collections du monde (Centre Pompidou, Paris ;FRAC Alsace ; Neue Nationalgalerie, Berlin, Allemagne ; Stedelijk Museum, Amsterdam, Pays-Bas ; Moma, New-York, USA). il est représenté en France par la galerie Aline Vidal. Il représente les Pays Bas à la Biennale de Venise cet été 2015. SIGURDUR ARNI SIGURDSSON, Dans la lumière photo:David Huguenin Entre phénoménologie et hallucination, entre optique et divagation, dans les tableaux peints, mais aussi les dessins, les aquarelles, Sigurdur Arni conduit ainsi le spectateur à une mécanique figurale dévoyée juste ce qu’il faut pour ne pas se laisser prendre ni à la naïveté mimétique ni à la tentation de la géométrie abstraite de l’espace et de l’image, mais à cette tranquille incertitude qui se joue de la présence et de l’absence. Sigurdur Arni semble montrer tout, dans un monde épuré, mais il y a du spectre dans cette lumière étale, sans origine, qui règne dans son univers peint, lui qui aussi joue dans tant de pièces en extérieur de la dynamique de la lumière du soleil. Il y a de l’être-là, mais il est caché comme un animal dans son milieu, dont on perçoit sans la voir la présence furtive, prêt à détaler comme un lapin disparaissant dans son terrier. Une question de patience, entre le temps immobile et synthétisé du tableau et l’attente de l’alignement du soleil dans le simple trou par lequel il passera, tôt ou tard. sycode iphone 7 case Les oeuvres de Sigurdur Arni sont ainsi portées par une patience active, que sait produire la peinture plus que tout autre médium, devant une mécanique du monde qui mérite, même modestement, parfois, une correction, un détour d’ombre. Une patience douce. Mais qui grince. Christophe Domino Extrait du texte « The espace between us ». Monographie de Sigurdur Arni, éditée par le Frac Corse aux éditions Silvana. VALÉRIE DU CHÉNÉ, Là-bas, il faut avoir un œil derrière le dos vit et travaille à Coustouge (l’Aude) photo:David Huguenin Il lui est important en tant qu’artiste aujourd’hui de rendre visible des mécanismes de vies ou des éléments de volumes qui n’apparaissent pas ou plus : « rendre visible un morceau de réalité ». Pour certains projets, elle fait intervenir le langage sous une forme protocolaire d’enquêtes auprès de personnes volontaires avant de produire peintures dessins ou sculptures (Lieux dits au Japon [2010] , Incidence à Paris [2013] ). En 2014 elle collabore avec l’historienne Arlette Farge à propos des archives judiciaires du XVIII° à Paris; un livre « La Capucine s’adonne aux premiers venus» en découle , ainsi qu’une exposition L’Archipel au CRAC LR à Sète. Parallèlement Valérie du Chéné fait un travail intitulé « À yeux ouverts, les oreilles n’ont pas de paupières», avec les détenus du Centre Pénitentiaire de Béziers en partenariat avec le MRAC LR de Sérignan. Depuis 2012, enseignante et coordinatrice pour la première année à l’Isdat (Beaux-arts) de Toulouse. lumee phone case iphone 7 plus Avec trois ateliers: «Ondes à Sonder», «Tomber dans l’espace», et «Les films ne poussent pas dans les arbres contrairement aux bananes qui murissent au soleil.» Extraits pour Carbones « Sur son île Valère avait fini de voyager et regardait la mer. Son âme était noire et faisait des allers-retours en nommant les bateaux. (…) L’épaisseur des murs laisse traverser un homme qui fabrique une histoire. « C’était un beau voyage » dit-il. Des carbones l’opacité ne dit pas le voyage. C’est aller et retourner. iphone x case griffin survivor C’est un trajet qui n’a jamais traversé. Une âme noire j’ai dit, c’est pire, cette fille se cogne aux murs et les refuse. iphone 7 plus phone case marvel Frontale.Une distance obligée par l’objet ? « je tournerai autour si je ne peux pas le pénétrer ». Contre les bateaux qui menaient au large les poètes, leur offraient l’absence, aujourd’hui les bateaux ont des noms que l’on retourne, ils ne nous mènent plus nulle tard ; je ne serais plus un voyageur, j’ai l’âme noire moi aussi.Cette île ne m’accueille pas. Elle est mon passage, un miroir à travers lequel on ne passe plus. (…) » Extrait du texte de Claire Terral L’envers des mots à l’endroit des murs.

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