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art contemporain Languedoc Roussillon

festival Identiterres 10 Maison des Arts Bages

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L’ouverture du festival Identi’terres le 2 octobre 2010 à Bages avec la companie Gérard Gérard
et l’exposition à la
Maison des Arts Bages
Sylvie Romieu, Anne Montaut et Claudio Isgro
exposition du 2 octobre au 10 (?) novembre 2010

Automne à Bages : Trois belles identités !

Le festival « Identi’terres « programme, à la Maison des Arts de Bages, trois fortes identités d’artistes, vivant et oeuvrant avec bonheur et réussite sur les bords de l’Etang.

De plus, ce « Paysage à trois « que proposent Sylvie Romieu, Anne Montaut et Claudio Isgro n’est pas pour rien ainsi donné à voir. Il s’agit là de trois regards, liés par l’amitié, mais aussi par l’évidence d’une sorte de nécessité de trilogie construite sur trois pratiques différentes, ici parfaitement associées, des techniques de création nées de l’art de l‘image photographique.

Le visiteur sera saisi d’emblée par l’ensemble des « Coupes sombres »d’Anne Montaut . Il n’y a d’acéré dans ces coupes que le regard de l’artiste, disséquant et recousant le grand écart des jeux d’ombres, de lumières et de matières, où la rigueur du noir et blanc, servit par de somptueux tirages, fait passer l’émotion la plus authentique tout en laissant chacun libre d’y trouver une part de rêve et d’humour.
Les jeux d’ombres ne sont pas en photographie une nouveauté,
mais la maîtrise d’Anne dans ce registre est, elle, réellement novatrice.

Avec Claudio Isgro, nous ne quittons ni les ombres, ni les lumières mais l’artiste fait de celles-ci, dans les lieux quasi clos où il les traque, des entités mutantes rebondissant sur les matières, en devenant quasiment vivantes, laissant des traces, des parcours, que les images couleurs redessinent, effacent à demi, ou magnifient . Ici aussi la maîtrise et l’inventivité servent l’émotion.

Sylvie Romieu occupe l’étage pour y décliner en deux séries de propositions talentueuses l’univers personnel que l’on lui connaît. Sa grande maîtrise des techniques de fabrication d’images lui permet d’en effacer subtilement les mises en œuvre, ne laissant venir aux regards qu’une poétique épurée qui entraîne le cœur et mobilise le rêve. Au-delà de ses grandes compositions, on aimera aussi de petites pièces ludiques, tirages sur papier de figurines sombres, rappel d’un beau vocabulaire d’imagerie intime, là aussi, à partager.

Daniel Bégard.
magazine olé

Written by doris

October 11th, 2010 at 11:18 am

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