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Espace d’art mobile Sète – HORIZONS
Mobile art space 3 quai Aspirant Herber Sète 
du 9 avril au 10 mai 2009
Exposition ouverte tous les jours 17:00 – 19:00
le mercredi, samedi et dimanche à partir de 14:00 – 19h00
Sabine Rhetore, globes Mary Moriceau, vidéo Doris Schläpfer, vidéo
Antoine Rousselle, vidéo Alexandre Gilibert, vidéo Vincent Cunillère, photo
www.mobileartspace.org/Horizons@sete/accueil.html
L’objet de cette exposition étant de présenter des visions variées de notre monde, pays, région, ville aux populations situées à l’exacte antipode de notre situation géographique.
Nous étions particulièrement touchés par la vidéo d’ Antoine Rousselle, projetée dans le puit de l’antipode:
KIA ORA TUAKANA
En language Maori: Bonjour et bonne chance frère


de Kathleen Burlumi
read text in english.
L’artiste est seul debout, pieds nus, tout à la fois mime, marin, shaman. Il tend ses bras vers nous, comme s’il venait des antipodes. Mème quand il bouge, danse, nage, il occupe le même espace et communique avec nous par gestes. Un monde complexe gravite autour de lui à une vitesse vertigineuse. Il se protège en se refermant sur lui même tel un coquillage, puis ressort de sa coquille prêt à recommencer.
Dans ce monde simple et pur, paradisiaque, les fruits de la mer et de la terre lui sont offerts, et il les offre à son tour à Dieu et à nous.
Nous le remercions pour le miracle d’être là où nous sommes.
Des projections rapides d’images de la ville de Sète à travers les époques envahissent l’écran : tout d’abord la mer, puis le port, et tous les changements de la ville, industrialisation, urbanisation, publicité et société de consommation.
Nous visualisons en accéléré la construction de notre société au sens psychique et matériel. Graduellement nos actions grotesques et destructrices nous enterrent.
C’est une représentation de dix minutes avec d’innombrables images qui effleurent notre cerveau comme lors d’une Expérience de Mort Imminente (EMI). Le temps s’arrête et nous sommes noyés.
Ceci n’est bien sûr que la description réductrice d’une oeuvre d’art complexe et émouvante. Elle suggère des paradoxes en abondance. Sous notre créativité se cache notre brutalité. Sous notre superficialité se cache notre spiritualité.
Lors de notre passage sur cette belle planète nous sommes incapables de séparer ce qui est sous notre contrôle de ce qui est inévitable.
Le bruit et l’odeur de la mer semblent relier Sète, dans le Sud de la France à l’île de Chatham en Nouvelle-Zélande.
Sète est le miroir, le microcosme de notre monde. L’artiste shaman est peut-être le symbole de notre humanité, de notre force intérieure, et peut-être port-t-il en lui l’espoir de trouver de vraies valeurs.


english
by Kathleen Burlumi
The artist stands bare footed; part-mime character, part sailor, part holy man, reaching out for us from the other side of the world. He never moves from his place, although he swims and dances and makes signs of communication. A complex and ultimately horrendous world grows with startling speed around him and he takes refuge by curling himself up like a shellfish. Afterwards, unchanged, he is ready to begin again.
- We were born into a pure and simple world, a paradise, where everything is good. The fruits of the
planet, the sea and the earth make offerings to us and we in our turn make offerings to one another
and to God. We give thanks to the miracle of being where we are.
Little by little we see flash-forwards of the town of Sète; at first at the sea, then the port, then more and more activity. The town grows through urbanisation, industrialisation, advertising and consumerism. We are lead through the dizzying constructions of our society both in the psychic and the material sense and gradually, the acceleration of our grotesque and distructive course overtakes us.
A ten minute presentation with an uncountable number of images crossing our video-receptive brain is a kind of near-death experience. If we let ourselves drown – no time passes.
This is of course, only a reductive description of a complicated and moving work of art. Many paradoxes are suggested, underlying our creativity and our brutality, our spiritual capacities and our superficiality. We are incapable of separating the controlable from the inevitable through our extraordinary passage through our lovely planet.
The sound and the smell of the sea, in the context of the port, seem to link our two hemispheres, Sète in the South of France to the Chatham islands in New Zealand.
Sète is the mirror, a microcosm of a place within history. The shaman-artist is perhaps a symbol of our humanity – our natural generosity, our inner strenghth, and our hope that we will value our real treasures in the end.
Hamid Maghraoui
.
- Macro industrie
Une installation vidéo au L.A.C. à Sigean
A l’initiative de la galerie Boîte Noire de Montpellier
Du 28 février au 15 mars, weekend only, de 15h00 à 18h00
- Photographies et installations vidéo
Du : 26/02/2009 Au : 26/04/2009
Lieu : Chapelle des Pénitents Bleus
Exposition d’un détourneur de réalité
Horaires : Du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h
Hamid Maghraoui est un illusionniste. Tout en détournant des objets de la vie courante de leur fonction, il joue sur la lumière du jour, l’éclairage artificiel, le cadrage ou encore la distance, dans un effet de trompe l’œil. « J’improvise en extérieur un studio photo avec deux bouts de ficelle et un carton. Après, cela devient magique en apportant quelques transformations. Ma démarche se veut simple, épurée et efficace. »
Informations :
Service Culture et Patrimoine
04.68.90.30.65 / culture@mairie-narbonne.fr
« l’art est pour les oiseaux »
Avis de parution
d’un coffret de quatre catalogues
de l’artiste Christian Hadengue
(2004 à 2008, photo et peinture)
Les catalogues sont réalisés sur papier mat couché 200 gr, couverture ivoire 300 gr
Format 20×20 cm, 4×24 pages environs.
Dans un des catalogues sont publiés des textes de valérie schlée “il sera temps” et “une fausse vigueur dans la souche”.
Chaque coffret est un exemplaire unique, collage de monotypes, encre lithographique sur papier et carton.
Le coffret sera disponible à partir du 15 mars 2009 pour la somme de 35 euros, frais de port inclus.

Nom prénom
Adresse
commande ……..exemplaire(s)
d’un coffret de Christian Hadengue au prix de 35 euros par exemplaire
et verse la somme de …….. euros
(chèque à l’ordre de Christian Hadengue)
Christian Hadengue
Chemin de la Découverte
11260 FA
christianhadengue@gmail.com
www.hadengue.eu
.
Bien sûr le lieu a de l’importance.
Chemin de la découverte au large de Fa, ça ne s’invente pas ; il préexiste, il accueille, trente ans auparavant, la naissance de Séraphin (combien de paires d’ailes celui-là ?), l’atelier de ‘Christian Hadengue’ et l’an passé, ‘Valérie Schlée’ ‘Valérie Schlée editions potentille’ et la yourte.
Bien sûr on y a planté des arbres, et encore la semaine dernière des fruitiers.
Ancrage, lieu de tous les départs, artistiques, amoureux, créatifs, quoi !
Mais les commencements n’ont pas d’attache, ils se dessinent ailleurs, ils sont mouvants, neufs, à chaque fois.
Séraphin s’envole, acrobate, jongleur, échassier sur air, rebondit entre Genève et Rio, de Madagascar au Japon, entre Dubaï et la Pologne … clown à l’heure qui vient aussi bien.
Christian estampe ses imaginaires, peint ses horizons, du Mexique à la Californie, du Canada à Toulouse, jusqu’au Laos…Artiste, pour de vrai : « art », c’est « une façon d’être ».
Valérie écrit tout ce rien à dire, écrivailleurs, en itinerrance et s’en va lire à haute voix les mots des autres, revient.
Ces deux-là se rencontrent à ‘Camas ‘, haut lieu informel de création, frayent à Strasbourg et tissent images et mots au fil du Mékong.
Fa, lieu de rencontre toute humaine et de tous les langages polymorphes.
Musique, musiciens en liberté, ici et plus loin.
‘Mark Lockett’ ‘Mark Lockett myspace’, venu de Birmingham, en passant par New York et Bali, besace d’ethnomusicologue, compositeur et improvisateur, offre de mêler peinture, écriture et musique : il se passe quelque chose.
Lieu de nidification pour envol renouvelé, on ne s’arrêtera pas là.
Ars avibus est : « l’art est pour les oiseaux »
Valérie Schlée
.
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Espace d’art mobile Sète
Nous avons fait la découverte d’un espace d’art mobile à quelques pas du CRAC à Sète.
La galeriste sympatique et énergétique s’est installée à Sète pour 6 mois. Ceci et la deuxième phase de son projet innovateur.
L’exposition dans l’espace d’art mobile présente les sculptures de Gerard Koch en dialogue avec des oeuvres d’artistes video, filmmaker et photograph. Tous les oeuvres exposées etait realisées dans l’atelier du sculpteur francais.
Avec Belinda Parsons, filmmaker (UK) Vincent Cunillère, photograph (FR) Peter Goerlich, vidéo (DE) Exposition du 9 janvier au 28 fevrier 2009.
Pour la troisième phase elle organise un CONCOURS D’ART VIDEO/PHOTO/FILM, (voir le texte après le documentaire)
Monica Bor-de-mer nous à parlé de son aventure:
PHASE 2 DE L’ESPA©E D’ART MOBILE:
FLUIDITES@SETE…le but/message ultime de l’ installation/exposition est:
- LA COLLABORATION/LE DIALOGUE ENTRE ARTISTE SCULPTEUR ET
VIDEASTE-PHOTOGRAPHE-CINEASTE…
- LE REGARD EN PROFONDEUR SUR L’OEUVRE DE L’AUTRE SANS JUGEMENT…SANS CLASSEMENT
- INVITATION D’APERCEVOIR LE LIEN DIRECT ENTRE L’HOMME ARTISTE ET L’OEUVRE QUI TRANSMET
LA QUALITE HUMAINE DE L’ARTISTE ET L’EFFET DE CES OEUVRES SUR LE SPECTATEUR…
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PHASE 3 DE L’ESPA©E D’ART MOBILE:
-L’ESPA©E D’ART MOBILE ORGANISE UN CONCOURS D’ART VIDEO/PHOTO/FILM
-FESTIVAL DE FILM/PHOTO POUR L’ANTIPODE-
-INVITATION AUX ARTISTES VIDEO/FILM/PHOTO DE LA REGION DE PRODUIRE DES OEUVRES VIDEO
ENTRE 3′-11′MINUTES POUR ‘L’ANTIPODE’ AVEC LE TITRE: ‘VOIR ET ETRE VU PAR L’ETRANGER’… LE
MESSAGE PART DE ‘SETE HERAULT FRANCE’-
-LES ARTISTES SONT INVITES A PRODUIRE DES MESSAGES ARTISTIQUES POUR UN PUBLIC MAORI ET
ARBORIGENE QUI SERONT ENVOYE PAR LE CENTRE DE LA TERRE VERS LA NOUVELLE ZELANDE. LES
AUTEURS DES 3 OEUVRES SELECTIONNEES PAR LE JURY GAGNERONT UN VOYAGE EN NOUVELLE
ZELANDE/AUSTRALIE POUR PRESENTER LEURS OEUVRES
-DESCRIPTION DU LIEU DE PROJECTION DANS L’ESPA©E D’ART MOBILE:
-L’ANTIPODE EST UN CINEMA D’ART VIDEO. CE CINEMA EST COMPOSE D’UN ECRAN ROND (110CM DE
DIAMETRE) OU L’OEUVRE VIDEO EST VU PAR TERRE DANS UN PUIT. CETTE IMAGE VIDEO RONDE
CREE UNE FENETRE AVEC VU SUR L’AUTRE COTE DE LA TERRE. DEPUIS 2004 DES ARTISTES DE TOUS
HORIZONS ONT CREES DES OEUVRES VIDEO POUR ‘L’ANTIPODE’. L’ESPA©E D’ART MOBILE
APPARAITRA EN NOUVELLE ZELANDE ET EN AUSTRALIE AVEC L’ANTIPODE DANS SON BAGAGE.
-DESCRIPTION DU CONTENU DE L’OEUVRE:
L’OEUVRE DOIT CONTENIR UN MESSAGE DE ‘SETE HERAULT FRANCE’ ADRESSE A UN PUBLIC DE PREMIERE NATION, MAORI, MORORI ET ARBORIGENS. LE CONTENU DES OEUVRES REPRESENTE NOTRE VIE ICI AVEC TOUTES NOS HABITUDES, NOS ENDROITS PREFERES, NOS CROYANCES, NOS METIERS ET NOS COUTUMES AUX ETRES HUMAINS DE LAS BAS DE L’AUTRE COTE DE LA TERRE
-OUVERTURE PRE-FESTIVAL LE 11 MARS 2009
-DU 11 AU 22 MARS 2009 LE JURY DE L’ESPA©E D’ART MOBILE VISIONNE ‘LES NOTES D’INTENTIONS’
ET LES DVD ‘CONTENANT LA MAQUETTE DE LA VIDEO/ DU MONTAGE PHOTO
-LA PRODUCTION DES OEUVRES SERA DANS CERTAINS CAS SOUTENUS PAR ‘UN CONTRAT D’AIDE A
LA PRODUCTION’
LA SELECTION SERA A DEFINIR PAR LE JURY
-PRESENTATION PUBLIC EN AVRIL 2009
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INSCRIPTION:
POUR PARTICIPER AU CONCOURS IL FAUT ENVOYER LE FORMULAIRE CI-JOINT A
‘L’ESPA©E D’ART MOBILE, 3 QUAI ASPIRANT HERBER, 34200 SETE
RENSEIGNEMENT: TEL. 0611325536 ET MAIL: OCEAN.MO@MAC.COM
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FORMULAIRE D’INSCRIPTION:
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NOM:
PRENOM:
ADDRESSE POSTALE:
ADDRESSE E-MAIL:
TELEPHONE:
MANIFESTE SON INTENTION DE PRODUIRE UNE ‘OEUVRE VIDEO’ POUR ETRE PROJETER DANS L’ANTIPODE ET ACCOMPAGNE SON INSCPRIPTION AVEC ‘UNE NOTE D’INTENTION’ (1 PAGE A4) AVEC LEUR INSCRIPTION:
LES ARTISTES INSCRITS AU FESTIVAL DE L’ANTIPODE PRESENTERONT LE 11 MARS 2009 :
-UNE DVD CONTENANT LA ‘MAQUETTE DE LA VIDEO/MONTAGE PHOTO’
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CRAC Sète Languedoc Roussillon 16/01-08/03
‘www.doc-art.net website’
Nous nous sommes aventurés jusqu’à Sète pour y voir les 2 expositions que propose le CRAC en ce moment et qui sont à mon avis très contradictoires.
La première: PROJECT-ROOM : Continents à la dérive
avec Caetano DIAS, Ángela FERREIRA et Bouchra KHALILI
.
« ……mais finalement le monde se dérobe et résiste à toute maîtrise de l’humain, nous rappelant régulièrement par l’intermédiaire de catastrophes climatiques (auxquelles nous contribuons) ou de mouvements tectoniques que c’est lui qui mène finalement le jeu de nos existences. Ses ” afflictions” physiques provoquent le déplacement de millions de personnes créant ainsi des zones de conflits parfois invisible. »
Extrait du beau et engagé texte de Muriel Enjairan, commissaire de l’exposition.
contre:
DIALOGUE : L’empathie des parties – Afinitats Electives
Exposition du 17 janvier au 8 mars 2008
avec Yann BEAUVAIS, Neal BEGGS, Ángela de la CRUZ, Christophe CUZIN
Hassan DARSI, Juan Antonio HERNÁNDEZ DIEZ, Irène van de MHEEN,
Miguel Angel MOLINA, Miquel MONT, Marylène NEGRO
Jesús PALOMINO et Emmanuelle VILLARD
Commissariat Miquel Mont, Gloria Picazo et Noëlle Tissier
…..Les notions de parcours et de dialogues entre de petits ensembles ont déterminé ici la structuration de l’exposition. Le marquage de l’espace (de certains murs) rend manifeste la fonction de tout dispositif visuel mural. (Miquel Mont)
Le point commun entre ces artistes est de renouveler l’expérience première du regardeur quant à la construction de l’œuvre.
En gros ce sont des jeux formels avec des matières mortes et des mots et couleurs politiques – un peu réfrigérant !- avec quelques exceptions, le travail « if Muhammed » de Neil Beggs est tellement fin que je ne l’ai même pas vu , mais je trouve son site bien intéressant: ‘www.beggs.info’ , celui de Marylène Negro qui réussit à faire renaître le sentiment d’une forêt de sapins à partir d’une simple photo projetée. Les collages de Jesùs Palomino (quel joli nom !) avec des matériaux pauvres et ordinaires, et l’installation visuelle, sonore et dérangeante, avec projection de textes traitant du sida, de Yann Beauvais.
Mais faites-vous votre propre opinion : allez-y !
La Vidéo selon Jörg NEITZERT : De quelques Hypothèses ?
Lorsque que l’on pénètre pour la première fois dans l’atelier de Jörg Neitzert, on sera
surpris non pas de l’abondance des dispositifs technologiques dont il s’entoure, ce qui ,
quels que soient les registres et supports de la création contemporaine, tend à devenir
plus qu’un confort, une nécessité . Mais l’on trouvera peut-être surprenant la présence
insistante parmi les livres d’art d’un fort contingent de livres de géométrie ou de
mathématiques . Présences dont on ressent confusément qu’elle n’est pas le fruit de
l’opportunité ou d’une piste de travail ponctuelle et particulière mais bien l’accompagnement
constant d’une vie.
Et, en effet, à mesure que l’on connaît ses travaux et que l’on en devient familier, on
découvre qu’une telle constante n’a cessé de nourrir son œuvre de ces polyèdres réguliers
selon le « secret du monde » de Kepler, ou des propositions logiques de Gödel et,
bien entendu, de toutes les correspondances, équivalences, démonstrations que les
artistes ont, de tout temps, tirées de telles propositions. Et ce depuis l’Italie ou l’Allemagne
de la Renaissance jusqu’au Kandinsky du Bauhaus, jusqu’aux figurations de l’utopie
géométrique d’ Escher, sans oublier les « fractales » prémonitoires de Pollock, et,
bien entendu la vie et l’œuvre de Marcel Duchamp. Car il est assez établi que la rupture
de celui-ci avec l’art (en tous ses supports confondus) de son temps est à trouver dans
la lecture qu’il fit de l’œuvre théorique du mathématicien Henri Poincaré
(autre découvreur de la relativité ! ) .
Pour autant Duchamp sera aussi pour Jôrg Neitzert comme une marque, une borne frontière,
lorsque au début des années soixante jeune dessinateur graveur Il découvrit à Düsseldorf
et par Joseph Beuys, que le silence de Duchamp était somme toute « surestimé » .
Fixé, quoique nomade impénitent, à Paris à la fin de ces mêmes années, Neitzert produit
alors des séries de gravures et d’aquarelles toutes dédiés aux utopies géométriques ou
aux réalités non visibles, non-discernables, charmes non-euclidiens, espaces courbes selon
Gauss et mystères infinis du ruban du ruban de Möbius .
C’est d’ailleurs à celui-ci qu’il devra de se trouver dans une situation qui va réorienter son
œuvre plastique. Au début des années 1990 filmant en vidéo presque par hasard l’un de
ses rubans, multicolores, ( qu’il aime à peindre ou à confectionner depuis des années,
en papier, en tissus) il découvre dans le désert Marocain, puis en Inde et aux hasards des
vents, des formes et des virtualités formelles neuves ou novatrices . Il pense alors à une sorte
de révélation qui résoudrait cet impensé ( qui peut-être est à l’origine du » silence »
de Duchamp) et que Poincaré énonçait comme une limite de la science : son incapacité à
atteindre les choses, et en conséquence, proposait que sa seule efficacité ne pouvait se situer
que dans l’atteinte et la description de la relation entre les choses . Ce qui, après tout est
aussi la condition nécessaire et suffisante de toute création artistique .
Dès lors Jörg Neitzert choisira d’inscrire, et aujourd’hui encore, ses travaux dans et par les
moyens de ce qu’il est convenu d’appeler l’art vidéo et les ressources de l’image numérique.
Pour autant il n’aura n’a jamais été en ce domaine un néophyte . Il pratiquait celles-ci depuis fort longtemps, au moins pour des captations de performances, ou des sortes de croquis de
voyages. De plus, – établi en son atelier galerie de Saint-Chinian – il associera toujours
aux corpus des expositions qu’il présente au moins une œuvre vidéo et souvent parmi les plus indiscutables propositions du genre .
L’œuvre vidéo de Neitzert est donc traversée de tout cela mais elle cherche pas à poser
que l’art vidéo ou l’image numérique soit l’art après l’art . Il ne suggère en effet, dans cet
« après » qu’il organise avec la rigueur des familiers du trait et de la gravure, que des repères,
des registres, des énumérations de mouvements , des figures, de formes, et des relations de
celles-ci entre elles et entres elles et nos regards, nos sensibilités. Rien, pourtant, chez lui n’est conservateur, car c’est l’homme de la collecte des curiosités mutantes comme gages probables
de nos avenirs . Un humaniste conséquent , faussement égaré en ce temps, mais qui sait néanmoins où il va , et par cette vertu, nous y entraîne.
Daniel Bégard . Janvier 2009
Le Bruit des Fontaines Tony Harding Jean-Christoph Alix Claude Abad Martine Trouïs
de Daniel Bégard

« J’adore le bruit des fontaines
La pierre humide où l’on s’assoit
Adieu ma Princesse lointaine
Ici bavarder va de soi. »
Louis Aragon
Ici, il y a le bruit des fontaines. Je pourrais vous en décrire une de remarquable dans un vieux quartier de Céret, à quelques pas (deux ruelles), d’un très honorable musée d’art moderne.
Mais, qu’est ce qui doit nous importer le musée ou l’eau ?, et l’on devrait d’ailleurs dire « les eaux. »
Car sans négliger, entre autres, Gris, Braque, Chagall, Picasso, Tapies, il faut compter ici avec les eaux qui ne manquent elles-mêmes ni de genres ni d’écoles. En effet il y a certes les fontaines mais aussi les rivières, les torrents, les ruisseaux, les oueds.
Plus loin les étangs ( ‘’ beyond the sea ‘’) et le lac de Sigean. ( Piet Moget et ses collections) Et encore les roubines, et toujours la mer en voisine et ses ports (fantômes de Derain et de Matisse à Collioure), ses plages (Klasen, Crumb, Erro à Sérignan) puis le canal du Midi et enfin les ruissellements et le retour aux fontaines les « Trois grâces Montpelliéraines. Retour au Musée : bonjour messieurs Courbet, et Bazille, et Soulages !
On ne parlera jamais assez des eaux, elles ont l’esthétisme dépouillé, mais elles comptent surtout pour les reflets qu’elles offrent à la lumière. Les bleus et les gris de la Méditerranée, les verts, les olives, les bruns ou l’argent des étangs, le teint de terre des rivières en crues qui descendent de l’arrière-pays, leur teint fantôme marqué des mines défuntes de là-haut et du deuil du travail ouvrier. Des eaux , des lumières, des peintres de naissances ou de passages. Et des vignes , et du travail. Tout se tient. Du moins cela c’est tenu assez longtemps .
Aujourd’hui il y a peu d’eau aux fontaines par une sécheresse qu’aggravent les piscines de ceux qui ne travaillent pas , ou plus ici. Il y a encore du vin pour ceux qui refusent les sodas mais toujours trop pour les diktats de la prévention totalitaire. Seule la lumière est immuable, car même la non-lumière des nuits est assassinée par les néons des plages.
Mais des artistes , des peintres , des plasticiens il y en a-il encore ?
.
On en trouve.Ils ne sont ni nombreux , ni très rares. Mais tout de même plus rares que nombreux. ! Certains sont nés prés des fontaines ou des clapots . Ou bien c’étaient leurs parents et
ils sont revenus pour se confronter aux légendes de la lumière de l’art au soleil et du vin . Ou alors ils sont nés très loin d’ici dans les brumes des forêts ou celles de l’industrie lourde .Ils ont vu, ou pas, les Noms des musées , goûté les vins tentateurs , repéré les paysages et leur lumière , comme le marché de l’immobilier .
Tout cela fait une scène artistique un peu cahotante et éclatée entre anachorètes du pinceau et tribus. Le « d’où l’on vient » compte moins que la fatalité qui s’impose ou non de se parler . Ou que cet instant où la fatalité deviendra facilité pour, comme le dira d’ailleurs Aragon, se décider à chercher
« un tiède abri miraculeux / dans la dentelle des arcades «. Abri qui se construit par réseaux, assez loin des parti pris d’écoles – notamment par ce que l’influence des écoles d’art si prégnante
dans les grandes villes est ici dissoute ou oubliée et reniée – réseaux ou tribus qui se construisent mieux par affinités , résonances des histoires individuelles .
Pourquoi sont-ils « d’ici » et non d’ailleurs Trois raisons à mon sens :
Joseph Delteil, audois, qui fut dans les années trente du siècle dernier un écrivain « parisien » à succès avant de faire retour au pays, ami et compagnon des Delaunay puis de Soulages,
aimait la peinture qui s ‘affichait contre « les maigres délectations de l’intellect « et pour les grands coup de vin , les grands coups d’amour «. Si sophistiquées et hétérogènes que soient leurs techniques, leurs supports et leurs modes de représentations je ne connais pas de ‘’ peintres d’ici ‘’ qui puissent être étrangers à de tels principes de bon sens .
Par ailleurs , je ne pense pas qu’aucun d’entre eux , repoussent « par principe » toute notoriété , ils s’exporteraient même assez bien , toutes choses égales par ailleurs. Ainsi il y a peu de relais qui puissent les aider longtemps , et les rares galeristes qui sont toujours partie prenantes des réseaux , ou des tribus, ne sont pas en cause. Ce serait pour eux un autre métier. Les collectionneurs privés sont peu nombreux quoique souvent fidèles . En conséquence il n’y a pas de marché local , il n’y a ici que des coups de cœur ou des coups d’amour . On ne peut en vivre matériellement, mais on en vit affectivement assez bien !
Enfin , la nécessité où sont la plus part d’entre eux d’avoir eu , ou d’avoir encore , un autre métier pour vivre les ont souvent Inscrits profondément dans la vie sociale. On les retrouvera donc aisément dans des activités associatives , culturelles , où leur « vrai « métier sert alors des activités citoyennes d’enseignement , d’initiation à l’art contemporain et /ou aux développement des personnes . C’est là le prix ou le troc de leur insertion réussie auprès des fontaines et ce qui en retour leur garantit une authenticité rare .
Ce sont ces vies , ces engagements d’artistes « en région », d’hommes et de femmes que les portraits de cette série ont l’ambition de vous faire connaître .
Daniel Bégard .Écrivain et critique d’art .
Matt Hilton, Dissembling-Dis-assembling
From the series: Portraits about artist living in the “unplugged” part of the Languedoc-Roussillon.
“I was lifted to this area on the wings of love and, landing with a
bump, crawled to the nearest shelter to build my making-shell. I like
it neither more nor less than Norfolk where I was before – except,
crucially, for the greater number of blue sky days. Crucially also I
enjoy being a foreigner.”
I’ve got a lot of “things” at the moment because I’ve had a suitcase existence before that so it’s contrast.
The complex interplay of memory and gravity that “things” represent and the way they test our emotions, question our sentimentality I find, at this stage, useful.
And inventing temporary domestic installations, improvisational like the caravan really is moving on.
Why does this matter? Well to me as a printmaker I always have to keep my hand in with the surfaces of objects.
en français
J’ai beaucoup de « choses » à l’heure actuelle parce que j’ai eu une existence de valise et c’est tellement contrastée par rapport à avant.
L’effet complexe de la mémoire et de la pesanteur que les « choses » représentent et la manière dont elles testent nos émotions, remettent en cause notre sentimentalité, sont, à ce stade, utiles.
Et l’invention des installations domestiques provisoires, est improvisées comme la caravane passe,
vraiment.
Pourquoi m’en occupé-je ?
Et bien, moi, en tant que printmaker je dois toujours garder ma main dedans avec les surfaces des objets.
Street Art – Sao Paulo
This series looks at the growth of street art. Programme two focuses on Sao Paulo, Brazil through the eyes of a street artist, Nunca. Can Nunca transfer his counter-cultural message to the Tate Modern gallery in London?
Ida Tursic & Wilfried Mille 6,5
Ida Tursic & Wilfried Mille 6,5
le musée de sérignan
146 avenue de la plage
34410 Sérignan FRANCE

Ida Tursic & Wilfried Mille Vintage 3D
The couple I&W are only complete when painting together, with either two (or four) hands. For their first major exhibition in a museum the artists invite us to discover the extent of their talent under the enigmatic title “6.5″. This measure describes the average gap between the two retinas that our brain uses to determine depth.
The artists exhibit recent works based on the principle of ‘anaglyphs’, printed images to be viewed in 3D, using two different color filters (3D glasses) placed before each eye of the observer.
With the new Vintage 3D series, Ida Tursic & Wilfried Mille show us Pin-up’s with generous breasts, provocative without being vulgar, borrowed from Harold Lloyd, the great comic actor and a pioneer of 3D photography.
The Pin-up’s sexyness is reanimated thanks to this amazing technology. A pair of 3D glasses customized by the artists is available at the museum to enjoy this spectacular indulgence, a process applied for the first time using painting and engraving.
See also pictures of the great Hollywood villas on fire paintings and other painting experiments by the artists, with a commentary by the museum director Hélène Audiffren here:


