Archive for the ‘Uncategorized’ Category
Christian Hadengue à la Maison des Arts Bages
La Maison des Arts
8 rue des Remparts - 11100 Bages
du 18 septembre au 25 octobre 2009
exposition ouverte du mercredi au dimanche
de 14 h à 19 h ainsi que les jours fériés
Tel : 04 68 42 81 76
Le toucher est l’origine de l’art . À tout le moins il n’y aurait pas d’art sans ce mouvement qui permet la sensation et propose la matière comme lieu de son exercice. Et de tous les hommes qui sont encore en capacité directe, de vivre ce moment sans qu’interfèrent les prothèses ou les paramètres d’évaluation, l’artiste est de ceux pour qui ce contact originel demeure vif et nécessaire.
Christian Hadengue ne le démentira pas qui a découvert une curieuse papeterie laotienne, sorte de cahiers pour l’exercice des traditions artistiques de l’Extrême-Orient où l’œuvre se pense simultanément, création du support, calligraphie, et représentation peinte n’étant que parties d’un tout. Hadengue dont les choix artistiques portent à privilégier souvent « une iconographie de la trace, parfois d’un fragment « a compris le parti qu’il pouvait tirer de ce papier non relié, ou en feuilles, mais plié . Il a su s’approprier ces supports pour des abstractions subtiles, pulsions libres et maîtrisées. Un lyrisme sous contrôle, propre à un séquençage permettant comme l’a écrit Valérie Schlée de« s’asseoir le dos au tumulte, dessiner un fil dans l’air, tout un fouillis en distance et déplacement « Cela dit il y avait dans cette appropriation le risque, de faire de ces cahiers de trop« beaux objets », décoratifs . Christian Ha dengue a voulu l’assumer et, par son évidente authenticité, aura su, pour l’essentiel, échapper à ce piège.
.

On le comprendra aisément en se confrontant à l’important ensemble de travaux, sur des supports classiques, qu’il présente également à Bages. On y découvrira un univers artistique d’une grande rigueur fait d’une volonté de sortir du plus profond de soi une vérité, entre doutes refusés et certitudes fragiles, émotions et distanciations, chairs et rêves. Tout cela laisse l’impression d’une déchirure secrète, d’une blessure comblée mais comme regrettée, traces et comètes d’une sidération, d’une façon d’expansion intime ou le prix à payer pour elle. D’où viennent peut-être ces figures cosmiques que l’on peut croire voir dans ses grands formats (la série des « inter-actives’ ) d’acryliques et de pastels servis par de belles compositions et une technique irréprochable, En clair, il est important de retrouver ou de faire rapidement connaissance avec la sincérité de l’œuvre de Christian Hadengue et de la suivre avec l’intérêt qu’elle mérite .
Daniel Bégard
magazine olé
“au fil du temps” au CLAP Paraza, Friedbert Wittich, Chahnaz Kherfi, Doris Schläpfer
PARAZA : Clap pour Schlaepfer, Kherfi, et Wittich !
exposition du 31 juillet au 12 septembre 2009
Un nouveau lieu d’art est une bonne nouvelle. Et en cette saison d’été, un peu morose cette naissance aura suscité un intérêt justifié. Le C.L.A.P de Nicole et François-Xavier Carrière a de beaux atouts. Un site agréable, des volumes encore restreints mais prometteurs. Toutefois
la programmation de cet été ne proposait guère une ligne éditoriale précise et cela brouillait un peu les regards de cette première approche.


Doris Schalaepfer dont on connaît, par ses réalisations multimédias, le souci de la rigueur et l’inventivité ne perd rien de ses qualités en passant de l’autre côté du miroir. Son travail y gagne une évidence forte lorsqu’elle s’intéresse ici à l’ombre d’un figuier familier. Or l’ombre projetée par un sujet, un corps est, on le sait, l’une des sources de toute représentation. Il fallait donc du courage ou une insouciance enjouée pour s’affronter à un tel enjeu. Son travail tout de relevés, et d’observations attentives des nuances infinies entre noir et gris bleuté, est remarquable et à la hauteur du défi, mais il ne prend de valeur visiblement que sur d’assez grands formats. Elle n’en présente que peu . Dommage. On souhaite, au CLAP ou ailleurs, revoir ce travail dans de meilleures conditions.
Friedebert Wittich propose d’intrigantes pièces sombres qui ne cèdent jamais aux facilités qu’entraînent trop souvent les projets revisitant la monochromie noire. Ses propositions au contraire portent la marque d’une authentique et autonome recherche personnelle . Le noir en somme est ici restitué comme produit d’une saturation de couleurs, qu’il faut creuser, griffer, sonder pour retrouver un possible récit originel et singulier. On suivra à l’avenir Wittich avec beaucoup d’intérêt.
Décalée , beaucoup trop décalée avec un tel voisinage Chahnaz Kherfi montre une série de scènes sur papiers où passent des personnages colorés. C’est agréable, mais on voit mal où mène ces propositions illustratives si ce n’est comme objets décoratifs. Il eut fallu lui
Imposer de montrer de façon plus conséquente ces travaux de plus grands formats noirs et blancs, encre sur papier, où s’affirment à contrario une personnalité que l’on aimerait mieux connaître.
Daniel Bégard

Atelier Neitzert « on ne voit pas vraiment ce que l’on voit «
ATELIER NEITZERT : Voir … C’est savoir voir !
Il y aura bientôt une décennie que Jörg Neitzert en sa galerie atelier de Saint-Chinian fait entendre chaque saison, un discours décalé et en conséquence différent des programmations dominantes dans la région. On lui doit, à ce titre de belles réussites questionnant l’art contemporain, et le rapport de celui-ci au monde actuel, sans parti pris ni exclusive, nous permettant ainsi d’avoir un regard utilement critique et d’en comprendre les enjeux. Ces dernières saisons, il aura orienté insensiblement ses propositions en s’éloignant de l’esprit purement « galerie », fut-ce en médiateur critique ou didactique, pour gagner peut être un peu de sérénité et d’humour, et ce en exposant des propositions dont l’esprit revisiterait la tradition des cabinets de curiosités . Ceci peut être pour répondre à une certaine lassitude ou à un désenchantement « contemporain » qui en menacerait les dernières survivances.
Regard d’artiste au L.A.C. Sigean
REGARD D’ARTISTE 20 juin - 20 septembre 2009
Bernard Aubertin Jan Schoonhoven Evert Lundquist JCJ Vanderheyden
au L.A.C. Lieu d’art contemporain Hameau du Lac
Le singulier regard du LAC
Les propositions artistiques de l’été subissent-elles les ébranlements économiques du temps ? il semble toutefois qu’il soit encore possible, en réduisant la voilure et modestement, de continuer une politique de curiosité de l’art contemporain. La sagacité et l’intrépidité de Piet et Layla Moget les ont ainsi conduits à une proposition qui perpétue, en quatre artistes le singulier regard qu’il savent entretenir.
Bernard Aubertin établi en Allemagne fut proche un temps d’Yves Klein puis se rapprochera du groupe Zero de Düsseldorf. Il poursuit depuis un registre personnel où dominent les vrais ou vrais faux monochromes, et jeux de lumière sur des couches unies ou subtilement mêlées. Un travail subtil mais difficile d’accès. JCV Vandherheyden s’inspire des jeux d’échecs où il joue des perceptions qu’il nous impose par les déformations, les colorisations dont il use. C’est talentueux , mais on peut préférer sa fausse fenêtre , faux pop art mais vraie nostalgie photographique, d’une vague ou d’un nuage sur fond bleu dans un carré jaune . Pas si amusant et bien plus sérieux que cela en a l’air !.
Evert Lundquist peintre Suédois disparu il y a une quinzaine d’années est le plus intrigant du quatuor. Nous ne disposons que de petits formats mais la manière insolite qui est à l’oeuvre, figures et teintes esquissées ou gommées sont indéniablement d’un vrai peintre . Oublié, même chez lui , Lundquist y fera l’objet d’une rétrospective en fin d’année , puissions-nous donc en avoir l’an prochain quelques retombées !
Jan Schoonhoven né à Delf fut un proche lui aussi du monochrome et de Düsseldorf. Le travail qui est montré à Sigean fait de surfaces blanches , grisées, où de dessinent de rigoureuses géométries ou de légers volumes intéresseront par sa rigueur, mais laisseront sur sa faim.
Au total une proposition , comme en demi teinte, mais certainement proche des intérêts du regard de Piet Moget. Nul doute donc que l’on reverra chez lui un approfondissement de l’un ou l’autre. Il est donc conseillé de ne pas manquer cette répétition par ailleurs judicieusement sortie des lieux communs et autres facilités estivales.
Daniel Bégard
magazine olé
Mark Lockett - piano Satie I love you
texte de Valérie Schlée
143 : Satie, I love you (Vexations)
Mark Lockett – piano
La Coopérative d’art et de littérature, Montolieu
16 et 17 mai 2009
« Pour se jouer 840 fois ce motif, il sera bon de se préparer au préalable et dans le plus grand silence, par des immobilités sérieuses »
Les immobilités impossibles et pas sérieuses des humains
18h 03
25 humains et un pianiste
première Vexations posée 
assis le long de la virgule de chaises
assis devant la baie vitrée, face au pianiste
assis sur l’escalier, dos au pianiste
assis au faîte, en maître
se levant, diagonale vers une toile
déambulant sur la coursive
filmant, photographiant
deux enfants sur les genoux
un enfant tombe de sa chaise
fracassent le silence autour du pianiste
arrivent, s’embrassent
petite graine après chaque motif
prélevée dans un bol, lâchée dans un autre
840 graines, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8
le son du grain dans le bol
sortir, revenir
assis met sa veste
assis regarde ses pieds
assis, regard perdu
assis souriant
pianiste souriant derechef
debout, choisissant des cartes
assise dormant
conciliabule devant la porte
motifs se mêlant à la parole
motifs en monochrome
assis dans l’histoire d’un événement
celui qui parle à voix basse
celui qui écoute de place en place
film se déroulant, la musique aussi lente
qu’un film de Duras
pleine alors que vide à son début
celle avec un soleil sur un sein
celui dans sa barbe
celui écrivant
celle fouillant son sac
celle bras nus
celle pieds serrés à plat
celle en danseuse
celle s’essuyant les mains dans un foulard
celui flashant
celui toussant, celle pareille
regardant la vitrine
celle partie boire un thé
celle qui s’absente
celui qui parle de transe
ceux qui fument dehors
ceux qui bavardent doucement
ceux qui visitent Clauzel et Degottex
ceux qui rêvent de version jazz
ceux qui pensent à la nuit
ceux qui parlent d’autisme, d’ascétisme
la tête du pianiste par-dessus le couvercle du piano
son regard amusé, interrogateur
son regard qui guette
celle derrière le poteau
celle dans le carré de lumière
le son de clavecin du clocher
19h
20 humains et un pianiste
celle qui bat le rythme avec ses pieds
celle qui n’a pas bougé
celle la tête penchée
celle qui frissonne dans sa veste
celui qui descend les escaliers
le trait rose en travers de la proue du piano
verticalité du son, de la couleur, du buste du pianiste
au sol la trajectoire de chaque personne
celle qui prie
celle qui imagine que le pianiste trébuche
celle qui s’accoude à la balustrade
un enfant traverse l’espace à grands pas
l’enfant demande : ça finit à quelle heure ?
- demain à 16 heures – sans voix
celui la tête dans les mains
celle qui regarde ses mains
celle qui avance lentement
celle qui s’éloigne sur la pointe des pieds
celui qu’on n’a pas vu entrer
ceux qui relisent sans fin les notes d’intention
celui dont l’ombre passe longue
8 humains et un pianiste
Celle dont les doigts de pieds bougent
Celle qui guette le passage de la graine
Pour le son pour le geste pour la ponctuation
Celle qui voudrait sortir, n’y arrive pas
20 heures
25 humains et un pianiste
celle qui fait l’ange au balcon
comme dans la bibliothèque de Wenders
le pianiste va-t-il se mettre debout
des enfants courent dans les graviers
le regard du pianiste plus présent et va loin
échange d’un sourire nourrissant
celle qui ne veut pas manger devant le pianiste
celle qui s’est assise à l’étage
celle qui rapporte à manger
dans un grand sac plastique
celle qui fait tourner les pages
celle qui caresse le dos de sa voisine
celui qui éteint les lumières
sauf celles de l’allée centrale
celle qui médite les yeux fermés
dos droit jusqu’au chignon
le visage du pianiste émacié
le bruit des couverts, celui dans le ventre
le regard du pianiste vers le bol, lequel
les rides sur son front
celui qui pense que le pianiste va devenir fou
c’est lui qui décline
ceux qui mangent silencieusement
ceux qui servent le vin en coulée tranquille
celui qui invente le langage musical avec ses mains
celle qui regarde les autres manger
pour soutenir le pianiste
celle qui coupe du pain
celui qui dit on est heureux
celle qui se ressert du vin
celui qui rit des haricots, cailloux
graines qui prennent d’autres noms au fil des heures
21 heures 20
25 humains et un pianiste
celle qui a froid fume
ceux qui partent après 5 minutes l’air halluciné
ceux qui croient avoir croisé la folie
un lévrier crème lorgne vers la porte
celle seule à entendre des fausses notes
celle qui sort avec le sac en plastique
celle qui cherche la cafetière
celle qui voudrait boire encore
celle qui met une porte entre elle et le piano
pour les oiseaux du crépuscule
celle qui regarde la profondeur de la nuit
à travers les fleurs d’acacia
celle qui désire toucher le dos du pianiste
celle qui voudrait lui caresser les chevilles
celle qui rêve de lui masser la nuque
le pianiste rendu intouchable encadré par la porte
celle sur le mur rouge qui écrit
celle qui regarde l’accent rouge de coopérative noire
celle qui pense aux variations Diabelli
un téléphone sonne et le pianiste passe
de la verticale à l’oblique puis revient
vexations temporaires, les chauve-souris entrent
le chien errant se fait traiter de salopard
la politique n’a pas compris
elle attend d’autres morceaux de Satie
la politique trouve que c’est une très mauvaise idée
de diffuser ces vexations par les haut-parleurs du village
22 heures de vexations, c’est trop pour la politique
on règle des affaires à distance
on rit on ne sait pas ce qu’on dit
on prépare du café en se bouchant les oreilles
on demande de pouvoir venir avec son chien
demandez donc à Satie
un saxophoniste n’y croit pas
deux fois qu’il revient et le pianiste est toujours là
on rapporte du tuocha et on partage du chocolat
les noisettes font un bruit effrayant sous les dents
on chantonne maintenant
on est allé se coucher dans sa voiture
23 heures
15 humains et un pianiste
une belle femme tellement figée
le pianiste la main droite sur le haut de la cuisse
mais la ligne de basse oblige
on ne se parle presque plus
on rit de plus en plus doucement
on ne sait pas si on tiendra
on s’étonne de la concentration du pianiste
son sourire est amer maintenant
le piano Lefèvre Albi n’a pas bougé lui non plus
quelqu’un éternue à l’étage
le pianiste fronce les sourcils
sourit légèrement, soupire
le parquet grince au-dessus
quelqu’un enlève ses lunettes
quelqu’un s’endort sur son bras
quelqu’un n’a pas froid aux pieds
quelqu’un dont le dos s’est affaissé
3 humains et un pianiste
on n’a plus de notion de l’heure
le pianiste se frotte le nez
une voiture arrive, 6 personnes toutes neuves
une main glisse sur la rambarde en métal de l’escalier
et sonne la descente
4 personnes de plus
23 heures 10
13 humains et un pianiste
un couple d’allemands est abasourdi
la nuit bourrée d’étoiles bruit
24 heures 39
20 humains et un pianiste
une s’est couchée dans l’escalier
un soupire, un autre chuchote encore
le pianiste boit une gorgée d’eau
une autre avec un autre motif
12 humains et un pianiste
un se tient debout les bras croisés
le regard vague du pianiste
une ne cesse de suivre la partition
plusieurs viennent encore
une monte se coucher dans une cuve
un pose un café au pianiste
plusieurs regardent l’exposition
un déambule en chaussettes ajourées
une dessine un croquis
un dessine un croquis
un autre accroupi contre un poteau
plusieurs parlent encore dehors
3 heures 30
3 humains et un pianiste
celle qui pleure
la musique et le pianiste sont si tristes à cette heure
une couverture sur les épaules
celle qui ne veut pas se coucher
7 heures
12 humains et un pianiste
celui qui n’y croit pas revient
le pianiste est toujours là
8 heures 30
10 humains et un pianiste vertical
croissants frais dans une euphorie naissante
10 heures
15 humains et un pianiste
celui qui arrive a déjà entendu ce morceau
celle qui imagine la venue du loueur de piano
et de l’ambulance pour le pianiste côte à côte
celle qui reste 5 minutes dont les doigts gèlent et pleure
celle qui fait tinter son gilet sur un poteau
le sourire du pianiste persistant
ce moment historique dans la durée
14 heures 15
20 humains et un pianiste
qui cherche maintenant du regard, nous revient
quelques graines dans le bol inversé
et le son de ses doigts cherchant les dernières
ceux qui sourient, entendus, entendants
ceux qui curieux
ceux qui jubilent
ceux qui pensent que se levant tombera
celle qui venue hier pour la première heure,
revient pour la dernière
le pianiste sans un mot depuis 20 heures
saura-t-il articuler un mot ?
celui qui peint à l’aquarelle
la dernière figure du pianiste
celle qui se rapproche du pianiste
presque on pourrait le toucher maintenant
celui qui capte les dernières graines
le pianiste regarde de plus en plus souvent le bol,
hésite, motif marqué de silence suspendu
le pianiste yeux écarquillés
dans la lenteur soutenue
celle qui voudrait le soutenir
15 heures 03
40 humains et un pianiste
silence plein
applaudissements et bouillon d’émotions
le pianiste prononce :
« écrit sur une seule page »
valérie schlée
Espace d’art mobile Sète - HORIZONS
Mobile art space 3 quai Aspirant Herber Sète 
du 9 avril au 10 mai 2009
Exposition ouverte tous les jours 17:00 - 19:00
le mercredi, samedi et dimanche à partir de 14:00 - 19h00
Sabine Rhetore, globes Mary Moriceau, vidéo Doris Schläpfer, vidéo
Antoine Rousselle, vidéo Alexandre Gilibert, vidéo Vincent Cunillère, photo
www.mobileartspace.org/Horizons@sete/accueil.html
L’objet de cette exposition étant de présenter des visions variées de notre monde, pays, région, ville aux populations situées à l’exacte antipode de notre situation géographique.
Nous étions particulièrement touchés par la vidéo d’ Antoine Rousselle, projetée dans le puit de l’antipode:
KIA ORA TUAKANA
En language Maori: Bonjour et bonne chance frère


de Kathleen Burlumi
read text in english.
L’artiste est seul debout, pieds nus, tout à la fois mime, marin, shaman. Il tend ses bras vers nous, comme s’il venait des antipodes. Mème quand il bouge, danse, nage, il occupe le même espace et communique avec nous par gestes. Un monde complexe gravite autour de lui à une vitesse vertigineuse. Il se protège en se refermant sur lui même tel un coquillage, puis ressort de sa coquille prêt à recommencer.
Dans ce monde simple et pur, paradisiaque, les fruits de la mer et de la terre lui sont offerts, et il les offre à son tour à Dieu et à nous.
Nous le remercions pour le miracle d’être là où nous sommes.
Des projections rapides d’images de la ville de Sète à travers les époques envahissent l’écran : tout d’abord la mer, puis le port, et tous les changements de la ville, industrialisation, urbanisation, publicité et société de consommation.
Nous visualisons en accéléré la construction de notre société au sens psychique et matériel. Graduellement nos actions grotesques et destructrices nous enterrent.
C’est une représentation de dix minutes avec d’innombrables images qui effleurent notre cerveau comme lors d’une Expérience de Mort Imminente (EMI). Le temps s’arrête et nous sommes noyés.
Ceci n’est bien sûr que la description réductrice d’une oeuvre d’art complexe et émouvante. Elle suggère des paradoxes en abondance. Sous notre créativité se cache notre brutalité. Sous notre superficialité se cache notre spiritualité.
Lors de notre passage sur cette belle planète nous sommes incapables de séparer ce qui est sous notre contrôle de ce qui est inévitable.
Le bruit et l’odeur de la mer semblent relier Sète, dans le Sud de la France à l’île de Chatham en Nouvelle-Zélande.
Sète est le miroir, le microcosme de notre monde. L’artiste shaman est peut-être le symbole de notre humanité, de notre force intérieure, et peut-être port-t-il en lui l’espoir de trouver de vraies valeurs.


english
by Kathleen Burlumi
The artist stands bare footed; part-mime character, part sailor, part holy man, reaching out for us from the other side of the world. He never moves from his place, although he swims and dances and makes signs of communication. A complex and ultimately horrendous world grows with startling speed around him and he takes refuge by curling himself up like a shellfish. Afterwards, unchanged, he is ready to begin again.
- We were born into a pure and simple world, a paradise, where everything is good. The fruits of the
planet, the sea and the earth make offerings to us and we in our turn make offerings to one another
and to God. We give thanks to the miracle of being where we are.
Little by little we see flash-forwards of the town of Sète; at first at the sea, then the port, then more and more activity. The town grows through urbanisation, industrialisation, advertising and consumerism. We are lead through the dizzying constructions of our society both in the psychic and the material sense and gradually, the acceleration of our grotesque and distructive course overtakes us.
A ten minute presentation with an uncountable number of images crossing our video-receptive brain is a kind of near-death experience. If we let ourselves drown - no time passes.
This is of course, only a reductive description of a complicated and moving work of art. Many paradoxes are suggested, underlying our creativity and our brutality, our spiritual capacities and our superficiality. We are incapable of separating the controlable from the inevitable through our extraordinary passage through our lovely planet.
The sound and the smell of the sea, in the context of the port, seem to link our two hemispheres, Sète in the South of France to the Chatham islands in New Zealand.
Sète is the mirror, a microcosm of a place within history. The shaman-artist is perhaps a symbol of our humanity - our natural generosity, our inner strenghth, and our hope that we will value our real treasures in the end.
Hamid Maghraoui
.
- Macro industrie
Une installation vidéo au L.A.C. à Sigean
A l’initiative de la galerie Boîte Noire de Montpellier
Du 28 février au 15 mars, weekend only, de 15h00 à 18h00
- Photographies et installations vidéo
Du : 26/02/2009 Au : 26/04/2009
Lieu : Chapelle des Pénitents Bleus
Exposition d’un détourneur de réalité
Horaires : Du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h
Hamid Maghraoui est un illusionniste. Tout en détournant des objets de la vie courante de leur fonction, il joue sur la lumière du jour, l’éclairage artificiel, le cadrage ou encore la distance, dans un effet de trompe l’œil. « J’improvise en extérieur un studio photo avec deux bouts de ficelle et un carton. Après, cela devient magique en apportant quelques transformations. Ma démarche se veut simple, épurée et efficace. »
Informations :
Service Culture et Patrimoine
04.68.90.30.65 / culture@mairie-narbonne.fr
« l’art est pour les oiseaux »
Avis de parution
d’un coffret de quatre catalogues
de l’artiste Christian Hadengue
(2004 à 2008, photo et peinture)
Les catalogues sont réalisés sur papier mat couché 200 gr, couverture ivoire 300 gr
Format 20×20 cm, 4×24 pages environs.
Dans un des catalogues sont publiés des textes de valérie schlée “il sera temps” et “une fausse vigueur dans la souche”.
Chaque coffret est un exemplaire unique, collage de monotypes, encre lithographique sur papier et carton.
Le coffret sera disponible à partir du 15 mars 2009 pour la somme de 35 euros, frais de port inclus.

Nom prénom
Adresse
commande ……..exemplaire(s)
d’un coffret de Christian Hadengue au prix de 35 euros par exemplaire
et verse la somme de …….. euros
(chèque à l’ordre de Christian Hadengue)
Christian Hadengue
Chemin de la Découverte
11260 FA
christianhadengue@gmail.com
www.hadengue.eu
.
Bien sûr le lieu a de l’importance.
Chemin de la découverte au large de Fa, ça ne s’invente pas ; il préexiste, il accueille, trente ans auparavant, la naissance de Séraphin (combien de paires d’ailes celui-là ?), l’atelier de ‘Christian Hadengue’ et l’an passé, ‘Valérie Schlée’ ‘Valérie Schlée editions potentille’ et la yourte.
Bien sûr on y a planté des arbres, et encore la semaine dernière des fruitiers.
Ancrage, lieu de tous les départs, artistiques, amoureux, créatifs, quoi !
Mais les commencements n’ont pas d’attache, ils se dessinent ailleurs, ils sont mouvants, neufs, à chaque fois.
Séraphin s’envole, acrobate, jongleur, échassier sur air, rebondit entre Genève et Rio, de Madagascar au Japon, entre Dubaï et la Pologne … clown à l’heure qui vient aussi bien.
Christian estampe ses imaginaires, peint ses horizons, du Mexique à la Californie, du Canada à Toulouse, jusqu’au Laos…Artiste, pour de vrai : « art », c’est « une façon d’être ».
Valérie écrit tout ce rien à dire, écrivailleurs, en itinerrance et s’en va lire à haute voix les mots des autres, revient.
Ces deux-là se rencontrent à ‘Camas ‘, haut lieu informel de création, frayent à Strasbourg et tissent images et mots au fil du Mékong.
Fa, lieu de rencontre toute humaine et de tous les langages polymorphes.
Musique, musiciens en liberté, ici et plus loin.
‘Mark Lockett’ ‘Mark Lockett myspace’, venu de Birmingham, en passant par New York et Bali, besace d’ethnomusicologue, compositeur et improvisateur, offre de mêler peinture, écriture et musique : il se passe quelque chose.
Lieu de nidification pour envol renouvelé, on ne s’arrêtera pas là.
Ars avibus est : « l’art est pour les oiseaux »
Valérie Schlée
.
.
Espace d’art mobile Sète
Nous avons fait la découverte d’un espace d’art mobile à quelques pas du CRAC à Sète.
La galeriste sympatique et énergétique s’est installée à Sète pour 6 mois. Ceci et la deuxième phase de son projet innovateur.
L’exposition dans l’espace d’art mobile présente les sculptures de Gerard Koch en dialogue avec des oeuvres d’artistes video, filmmaker et photograph. Tous les oeuvres exposées etait realisées dans l’atelier du sculpteur francais.
Avec Belinda Parsons, filmmaker (UK) Vincent Cunillère, photograph (FR) Peter Goerlich, vidéo (DE) Exposition du 9 janvier au 28 fevrier 2009.
Pour la troisième phase elle organise un CONCOURS D’ART VIDEO/PHOTO/FILM, (voir le texte après le documentaire)
Monica Bor-de-mer nous à parlé de son aventure:
PHASE 2 DE L’ESPA©E D’ART MOBILE:
FLUIDITES@SETE…le but/message ultime de l’ installation/exposition est:
- LA COLLABORATION/LE DIALOGUE ENTRE ARTISTE SCULPTEUR ET
VIDEASTE-PHOTOGRAPHE-CINEASTE…
- LE REGARD EN PROFONDEUR SUR L’OEUVRE DE L’AUTRE SANS JUGEMENT…SANS CLASSEMENT
- INVITATION D’APERCEVOIR LE LIEN DIRECT ENTRE L’HOMME ARTISTE ET L’OEUVRE QUI TRANSMET
LA QUALITE HUMAINE DE L’ARTISTE ET L’EFFET DE CES OEUVRES SUR LE SPECTATEUR…
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PHASE 3 DE L’ESPA©E D’ART MOBILE:
-L’ESPA©E D’ART MOBILE ORGANISE UN CONCOURS D’ART VIDEO/PHOTO/FILM
-FESTIVAL DE FILM/PHOTO POUR L’ANTIPODE-
-INVITATION AUX ARTISTES VIDEO/FILM/PHOTO DE LA REGION DE PRODUIRE DES OEUVRES VIDEO
ENTRE 3′-11′MINUTES POUR ‘L’ANTIPODE’ AVEC LE TITRE: ‘VOIR ET ETRE VU PAR L’ETRANGER’… LE
MESSAGE PART DE ‘SETE HERAULT FRANCE’-
-LES ARTISTES SONT INVITES A PRODUIRE DES MESSAGES ARTISTIQUES POUR UN PUBLIC MAORI ET
ARBORIGENE QUI SERONT ENVOYE PAR LE CENTRE DE LA TERRE VERS LA NOUVELLE ZELANDE. LES
AUTEURS DES 3 OEUVRES SELECTIONNEES PAR LE JURY GAGNERONT UN VOYAGE EN NOUVELLE
ZELANDE/AUSTRALIE POUR PRESENTER LEURS OEUVRES
-DESCRIPTION DU LIEU DE PROJECTION DANS L’ESPA©E D’ART MOBILE:
-L’ANTIPODE EST UN CINEMA D’ART VIDEO. CE CINEMA EST COMPOSE D’UN ECRAN ROND (110CM DE
DIAMETRE) OU L’OEUVRE VIDEO EST VU PAR TERRE DANS UN PUIT. CETTE IMAGE VIDEO RONDE
CREE UNE FENETRE AVEC VU SUR L’AUTRE COTE DE LA TERRE. DEPUIS 2004 DES ARTISTES DE TOUS
HORIZONS ONT CREES DES OEUVRES VIDEO POUR ‘L’ANTIPODE’. L’ESPA©E D’ART MOBILE
APPARAITRA EN NOUVELLE ZELANDE ET EN AUSTRALIE AVEC L’ANTIPODE DANS SON BAGAGE.
-DESCRIPTION DU CONTENU DE L’OEUVRE:
L’OEUVRE DOIT CONTENIR UN MESSAGE DE ‘SETE HERAULT FRANCE’ ADRESSE A UN PUBLIC DE PREMIERE NATION, MAORI, MORORI ET ARBORIGENS. LE CONTENU DES OEUVRES REPRESENTE NOTRE VIE ICI AVEC TOUTES NOS HABITUDES, NOS ENDROITS PREFERES, NOS CROYANCES, NOS METIERS ET NOS COUTUMES AUX ETRES HUMAINS DE LAS BAS DE L’AUTRE COTE DE LA TERRE
-OUVERTURE PRE-FESTIVAL LE 11 MARS 2009
-DU 11 AU 22 MARS 2009 LE JURY DE L’ESPA©E D’ART MOBILE VISIONNE ‘LES NOTES D’INTENTIONS’
ET LES DVD ‘CONTENANT LA MAQUETTE DE LA VIDEO/ DU MONTAGE PHOTO
-LA PRODUCTION DES OEUVRES SERA DANS CERTAINS CAS SOUTENUS PAR ‘UN CONTRAT D’AIDE A
LA PRODUCTION’
LA SELECTION SERA A DEFINIR PAR LE JURY
-PRESENTATION PUBLIC EN AVRIL 2009
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INSCRIPTION:
POUR PARTICIPER AU CONCOURS IL FAUT ENVOYER LE FORMULAIRE CI-JOINT A
‘L’ESPA©E D’ART MOBILE, 3 QUAI ASPIRANT HERBER, 34200 SETE
RENSEIGNEMENT: TEL. 0611325536 ET MAIL: OCEAN.MO@MAC.COM
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FORMULAIRE D’INSCRIPTION:
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NOM:
PRENOM:
ADDRESSE POSTALE:
ADDRESSE E-MAIL:
TELEPHONE:
MANIFESTE SON INTENTION DE PRODUIRE UNE ‘OEUVRE VIDEO’ POUR ETRE PROJETER DANS L’ANTIPODE ET ACCOMPAGNE SON INSCPRIPTION AVEC ‘UNE NOTE D’INTENTION’ (1 PAGE A4) AVEC LEUR INSCRIPTION:
LES ARTISTES INSCRITS AU FESTIVAL DE L’ANTIPODE PRESENTERONT LE 11 MARS 2009 :
-UNE DVD CONTENANT LA ‘MAQUETTE DE LA VIDEO/MONTAGE PHOTO’
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CRAC Sète Languedoc Roussillon 16/01-08/03
‘www.doc-art.net website’
Nous nous sommes aventurés jusqu’à Sète pour y voir les 2 expositions que propose le CRAC en ce moment et qui sont à mon avis très contradictoires.
La première: PROJECT-ROOM : Continents à la dérive
avec Caetano DIAS, Ángela FERREIRA et Bouchra KHALILI
.
« ……mais finalement le monde se dérobe et résiste à toute maîtrise de l’humain, nous rappelant régulièrement par l’intermédiaire de catastrophes climatiques (auxquelles nous contribuons) ou de mouvements tectoniques que c’est lui qui mène finalement le jeu de nos existences. Ses ” afflictions” physiques provoquent le déplacement de millions de personnes créant ainsi des zones de conflits parfois invisible. »
Extrait du beau et engagé texte de Muriel Enjairan, commissaire de l’exposition.
contre:
DIALOGUE : L’empathie des parties - Afinitats Electives
Exposition du 17 janvier au 8 mars 2008
avec Yann BEAUVAIS, Neal BEGGS, Ángela de la CRUZ, Christophe CUZIN
Hassan DARSI, Juan Antonio HERNÁNDEZ DIEZ, Irène van de MHEEN,
Miguel Angel MOLINA, Miquel MONT, Marylène NEGRO
Jesús PALOMINO et Emmanuelle VILLARD
Commissariat Miquel Mont, Gloria Picazo et Noëlle Tissier
…..Les notions de parcours et de dialogues entre de petits ensembles ont déterminé ici la structuration de l’exposition. Le marquage de l’espace (de certains murs) rend manifeste la fonction de tout dispositif visuel mural. (Miquel Mont)
Le point commun entre ces artistes est de renouveler l’expérience première du regardeur quant à la construction de l’œuvre.
En gros ce sont des jeux formels avec des matières mortes et des mots et couleurs politiques - un peu réfrigérant !- avec quelques exceptions, le travail « if Muhammed » de Neil Beggs est tellement fin que je ne l’ai même pas vu , mais je trouve son site bien intéressant: ‘www.beggs.info’ , celui de Marylène Negro qui réussit à faire renaître le sentiment d’une forêt de sapins à partir d’une simple photo projetée. Les collages de Jesùs Palomino (quel joli nom !) avec des matériaux pauvres et ordinaires, et l’installation visuelle, sonore et dérangeante, avec projection de textes traitant du sida, de Yann Beauvais.
Mais faites-vous votre propre opinion : allez-y !



