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plein soleil for the ones who don’t have any

Archive for the ‘ça se passe pres de chez vous... ou pas loin’ Category

focus - 10.09 … à vos yeux, prêts, sortez !

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Written by Sophie

March 19th, 2010 at 5:13 am

Hors Série 1 Ça se passe près de chez vous … enfin pas si loin que ça, sur une Terrasse avec vue

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Ciel bleu sans tramontane au rendez-vous de ce samedi sur la terrasse avec
vue de Véro, à l’enseigne : Chez Gilles, Place Cassanyes, à Perpignan.

Sur le plancher étroit, autour de deux tables se serre un petit groupe
bavard, le seul à faire place à quelques femmes. (Développer)
Abrités par une marquise dégarnie à qui personne n’aurait l’indécence de
demander son âge, les unes et les autres se congratulent et se félicitent de leur
activisme cyber et de leur rébellion virtuelle, sachant inéluctable et irréversible les
décisions que les édiles locaux ourdissent au cours de conciliabules interdits au
public :
- DÉMOLITION DES BARAQUES DU MARCHÉ ?
- Voté à l’unanimité…

Personne n’est dupe ! Et surtout pas moi…
Coup d’œil panoramique. Je pense à ailleurs, je songe à une personne que
je ne connais pas vraiment et qui a ses quartiers ici. Elle gueule un peu plus fort
que moi, pas de la même manière, en tout cas. (Développer)

OK ! Retour sur le périmètre un peu branlant qui saucissonne vaille que
vaille avec un seul opinel et deux assiettes. Face à nous, entre les étals et les
cabanes de fruits, légumes, pinard et triperie, foule affairée du samedi, indifférente
aux petits arrangements avec les deals quotidiens qui se négocient dans
l’échancrure d’un porche délabré, à la barbe des hommes en bleu tapis dans leur
bunker tout autant qu’à cette jeune infirme immobile dans son fauteuil, oubliée au
milieu de la rue encombrée, les écouteurs de son MP3 dans les oreilles. Je quitte
la terrasse et je m’approche. Elle balance doucement la tête : « Nostalgie is not so
glamorous » chante Marylin. Elle n’entend donc pas les sirènes qui n’escortent pas
ici le départ d’un cargo, mais préludent à l’arrivée en trombe d’un cortège de
voitures portant cocarde. J’écarte son fauteuil de justesse.
- Merci, dit-elle.
Un frisson parcourt ma nuque. (Développer : sirènes, alarmes cf. « Crois-tu
mon amour, que demain c’est la guerre ? »)

Faire diversion en goûtant l’huile d’Isabelle et Gildas.
Des tracts circulent qui en font à peine sursauter quelques uns.
Doris, l’acrobate déboulée de Suisse, elle, s’élance à leur propos, sans filets
avec son appareil photo à l’assaut de visages inconnus. Elle rebondit souplement
sur les regards évadés au-delà d’un horizon suggéré par le mouvement des lèvres.
Son dictaphone demande la permission et pirouette des uns aux autres ;
s’immobilise sur des sonorités rauques et chuintantes.
- Mais oui, on ne veut pas…

- Mais non, on veut…

La suite, en temps voulu sur : documentary.art-net.

Pierre se racle la gorge, se concentre sur la petite boule noire qui
enregistre. L’hombre commente et me surveille de loin : Be wise S, be wise…
L’ami à la canne au pommeau d’argent, qu’il se reconnaisse, y passe à son tour,
presque balbutiant lorsque lui revient de se rapprocher du micro de la fouineuse.

Celui qui s’écrit avec deux N à « cabanne » essuie la mousse de la bière sur ses
moustaches.
Patati et blablabla…
Pas facile d’inverser les rôles parfois.

Intermède :
L’un : « Julien, 2 autres verres, s’il te plait ».
Elle : « Jambon ? Pâté cabane ? »
Lui : « Passe-moi du pain et signez la pétition. Ah t’es sur fessebouque toi
aussi ? »
Une autre : «ouais… Oui, y’a l’eau courante à Saint-Jacques. Mais y’avait
pas d’ampoule aux toilettes.»

Replongée autour de moi derrière me lunettes noires : sapés comme des
princes, ce sont les habitants du quartier qui s’enroulent ce jour de printemps avant
l’heure dans de vastes écharpes. La frilosité serait-elle le nouveau virus à
endiguer ? (Les autres béent dans les bunkers creusés profonds pour vivre
heureux : ah bon ! Mais on savait pas.)

Voix off  En d’autres circonstances aussi et toujours d’actualité : « Mais on
savait rien, c’est pas not’faute ». (Développer… toujours la même histoire, toujours
les mêmes colères)

La frilosité ! Ce fameux virus transmissible au cours de traversées
périlleuses qui mettent le cap vers des contrées lointaines : AILLEURS espèrent les
poètes, les AUTRES, répondent les curieux.

STOP !
Autour de la table : Tu nous emmerdes avec tes histoires.

Donc, moi : shopping express avant démontage du marché en n’oubliant pas
l’essentiel malgré la tentation d’acheter, pour 12 € - c’est quand même pas très
cher - un colossal tractopelle.
- Salade, tomates, ciboulette… y’en a plus ma brave dame.
- Bon ben je prends la paire d’escarpins rouges… oui avec les pompons.

… A peine un peu plus tard, au soleil avec l’artychienne sur notre terrasse : « Au
fait, c’est qui Joseph Cassanyes ? ».

Sophie Tourneur Phéline

Written by Sophie

March 11th, 2010 at 5:03 pm

Perpignan-le rendez-vous des aventuriers

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L’association rendez-vous (art contemporain) propose une rencontre avec Jean Claude
Hauc, écrivain, spécialiste de la littérature du XVIII° et particulièrement de Casanova. Il
présentera son dernier ouvrage,

Aventuriers et libertins au siècle des lumières

Il évoquera aussi les étapes que Casanova fit en Languedoc-Roussillon et les circonstances
de sa halte à Perpignan.
Casanova sera au rendez vous estival du château de jau et de la forteresse
de Salses, durant l’été prochain, avec deux expositions sur le thème « Casanova Forever. »

Par ailleurs, Jean-Claude Hauc a souvent collaboré avec des artistes. Il évoquera ce travail à
4 mains récemment réalisé avec Daniel Dezeuze,

Les Petites Marquises

Depuis de nombreuses années, parallèlement à ses activités de romancier, Jean-Claude
Hauc s’intéresse aux aventuriers et aux libertins du siècle des Lumières auxquels il vient de consacrer
son dernier ouvrage. Parmi ceux-ci, Casanova est assurément celui sur lequel il a le plus travaillé, et
c’est à ce titre que le FRAC Languedoc-Roussillon lui a demandé de préparer un cycle de
conférences et de coordonner la partie scientifique du catalogue à paraître lors de la biennale
Casanova forever durant l’été 2010. Ayant parcouru notre région (de Perpignan à Nîmes) au début de
l’année 1769, Casanova constitue à n’en pas douter la figure tutélaire la plus à même de fédérer
artistes et écrivains à l’occasion de cette fête visant à célébrer aussi bien l’esprit que les sens.

Sur J.C. HAUC : éditions Cadex, éditions Harmattan, Le Matricule des Anges…/ sur
CASANOVA FOREVER : www.fraclr.org

Avec la participation de Jean-Michel Phéline, administrateur de la Forteresse de Salses, Sophie Tourneur-
Phéline, directrice artistique association RDV[ac], Hélène Audiffren, directrice du M.R.A.C, Sérignan et la
complicité du Jaja de Jau autour d’un verre.

Illustration : Frédérique Loutz, Le CAS anova. 2009- © Gal. Claudine Papillon

Written by doris

March 10th, 2010 at 12:55 pm

New York ARTYCHIEN for ARTYSHOWS

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ARMORY ARTS WEEK 2010, every March, artists, galleries, collectors, critics and
curators from all over the world make New York their destination during Armory Arts Week.
Events include special receptions, open studios, art tours, museum discounts, performances,
panels, artist discussions :
Questions : « A QUI SERVENT LES ARTISTES ? »
« L’ART POUR QUOI FAIRE ? »
« IS THAT ART ? »

Answers : 1 - Artists take part of enjoyable parties ? 2 - Art provides unforgettable parties ?
3 - Art makes you feel better ? 4 – STOP, STOP !
5 Enjoy art and artists : Stéphane Sautour, « Les invisibles », galerie
Loevenbruck, Paris / www.davidbioules.wordpress.com / John Baladassari, ”Pure beauty”, MACBA, Barcelone /”Photos ou pas photos”, Castang galerie, Perpignan /
“Lignes de chance”, Fondation d’entreprise Ricard, Paris. / le-beau-vice.blogspot.com

Written by Sophie

March 5th, 2010 at 1:43 pm

NO FOCUS today

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ÇA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS 10-04
IT’S HAPPENING NEAR YOU / TÉ LLOC A PROP DE CASA
de Sophie Phéline

NO FOCUS today, instead of no milk today (comme dans la fameuse
chanson d’après la guerre d’Algérie).

Mais dans ma chansonnette de ce jeudi, ce n’est pas cause de pénurie… Ce serait
l’inverse : l’embarras du choix.
Ah, la question de choix !

Ça me rappelle lorsque j’accompagnais dans ses dérives un dinosaure aujourd’hui
disparu, Richard Baquié. La nuit nous roulions sur la corniche vers l’Estaque, je conduisais, il dessinait, il faisait des projets, nous étions un peu ivres. Nous parlions toute la nuit, sans but et d’un coup, il disait : « Tu dois choisir, tu roules à droite ou à gauche… mais tu choisis. Tu choisis.
Les artistes passent leur temps à choisir. »
Cette petite phrase en a fait de bien plus longues imaginez vous depuis le temps !
Alors, ce soir, mais en faisant court, donc sous forme de brèves voici ce que j’ai choisi de
partager : 1- la gueule superbement déglingue d’Eddy Mitchell sur les colonnes Morris, 2- le striptease de la Tour Eiffel dans le ciel outrageusement poudré de Paris, un petit matin lorsque je vais me coucher, 3- ce couple enlacé dans les allées du Grand Palais qui tente de tordre le cou à des souvenirs qu’ils voudraient oublier et qui n’attendent pas Christian Boltanski pour surgir au détour de leurs regards échangés, 4- la coïncidence des images entre les façades d’Yves Belorger, les containers d’une écrivaine – photographe, des accumulations de palettes le long de l’autoroute et les tableaux d’Edi Hela dont j’ai déjà parlé, 5- les banalités qui s’échangent les soirs de vernissage et l’indifférence à tout ce cirque dans les ateliers de Marc, de Marlène, de Jacques, de Michaël Woolworth 6- quelques nouvelles d’ici un peu molles et les dernières cabanes qui arrivent : YES ! , 7- l’annonce au Palais de Tokyo de la perspective d’un Bel Eté, sexy et aventureux : hayo sur CASANOVAFOREVER, all over the Languedoc-Roussillon, 8- le choix de faire silence sur d’autres choses 9- un petit flash back en quittant Paris hier soir. Le labyrinthe du
métro morne et silencieux comme un dimanche soir. Enfiler comme un
automate couloirs, escaliers, encore couloirs, dernier escalier, se claquemurer dans son manteau en feignant d’ignorer l’étreinte glacée des mains de la nuit. Hisser un bagage trop lourd jusqu’à ma balé à Paris, enfin ma case ou si vous préférez ma chaumière, ma piaule quoi, ma tôle.
Mais non pas un taudis ! Ni un gourbi, pour qui vous me prenez vous ?
Pas tout à fait comme mon cabanon aux Goudes, un peu dans le genre d’un
perchoir ou d’une gloriette. A peine plus grand qu’une logette, certes.
Cernée de maisonnettes et de cahutes. Oui, avec niche pour chien…
Un château, un palais ? En quelque sorte.

C’est là, avant dernière rue, à l’angle du boulevard des Pyrénées.
A gauche, puis à droite, porte rouge, digicode 1, digicode 2. Un étage, deux
étages, parquet qui craque, trois étages, réamorcer la minuterie. Encore
deux étages.
Deux portes sur le palier. A gauche toute. Clefs dans la serrure.

Bienvenus dans ma cabane, - les cabanes… the end ce soir, mais à
suivre pour ceux qui ont répondu.

ACTU… GO TO THE U.S! SUS A L’ARMORYSHOW ( l’artychienne
part dans 3 jours)

Written by Sophie

February 26th, 2010 at 3:56 pm

FOCUS - Prendre son temps ?

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FOCUS
de Sophier Phéline

- Prendre son temps ?
- Le plus longtemps…
- Gagner du temps ?
- Sur qui ? Sur quoi …
- Perdre son temps ?
-…………………………………………………………………
Si je peux me permettre; en ce qui me concerne : le temps de me perdre.

Bien, vous avez compris !
La semaine dernière j’ai parlé du lieu. Ce soir, je parle du temps; enfin je
souhaitais en parler ! André Rouillé eut un temps d’avance sur moi. « Qu’est-
ce-que le contemporain ? » magistral…
Il a toujours un billet d’avance sur moi; bof, c’est comme ça, c’est normal.
Donc, au cœur des questions que je me pose et que j’impose aux artistes que
je fréquente : « Et le temps ?, ça compte comment pour vous, pour toi ? »
Le temps qu’il fait ?
L’air du temps ?
Le temps, c’est de l’argent… vulgaire, non ?
Emploi du temps. Trop flippant.
Revenir à l’essentiel .
C’est quoi être de son temps ?

Prends –tu/ Prenez –vous vous le temps ?

Evidemment j’ai un faible pour ceux qui rétorquent :
- L’art du temps… tu en parles de l’art du temps ?

Ho la la !
Ça devient compliqué… on est jeudi.
Demain, il faut encore avoir la tête fraîche, donc je vais vite fait zapper sur le
temps de l’art, le temps pour l’art, histoire de ne pas vous prendre trop de
temps.

ÇA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS 10-04
IT’S HAPPENING NEAR YOU / TÉ LLOC A PROP DE CASA

ARTYSHOWS … pas que pour artychienne qui accorde du temps au
temps

Montpellier – galerie Iconoscope 30 avril

Edi HELA Les temps satellites
www.iconoscope.fr

Portraits d’architectures qui se voudraient
« de leur temps », délaissées au bord de
nowhere ; Une manière de s’inscrire dans le
temps et d’y échapper. Le temps romantique.

Sérignan – M.R.A.C 6 juin

Architecture en ligne
www.museedartcontemporain@cr-languedocroussillon.fr

A dessein, plusieurs artistes
ici réunis, le temps, celui qui ne se mesure
pas, de l’idée, du projet, du dessin
d’architectures à la réalisation de celles-ci.
Le temps des utopies ??????????????????

Sète – C.R.A.C  25 avril
Florence Paradeis . Drink in the Park

L’extra - ordinaire surgit dans des arrêts sur images
sur rien que de très ordinaire. Le temps d’une pause.

Collioure – Musée d’art moderne 5 avril

Point / Bascule
Villa Pams, rte de Port Vendres

ÇA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS 10-04
IT’S HAPPENING NEAR YOU / TÉ LLOC A PROP DE CASA

Amandine Artaud .. du temps à consumer
sans modération.

Written by Sophie

February 19th, 2010 at 4:57 am

FOCUS Ici ou et là - THE PLACE TO BE

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RDV [AC] – 1 BIS PLACE BARDOU-JOB – 66000 PERPIGNAN – RDVAC66@GMAIL.COM

VU là : Les sexe-toys de Stephen Marsden
.
ENTENDU ici : des promesses fallacieuses

et ailleurs des conversations cabotines

LU plus loin : Mettray Ce n’est pas seulement en rapport à Jean Genet ( né il y a un siècle, déjà), c’est aussi le nom de la revue créée par Didier Morin en 2001 qui consacre chaque parution à un artiste invité. Le dernier numéro est consacré à Bernard Plossu Le voyage mexicain 1965-66 www.mettray.com
RELU là-bas : Jean- Luc Nancy Au fond des images (revenir page 70) ECOUTÉ en boucle un peu partout : Winter song by Avashai Cohen TRIÉ des cabanes arrivées de partout :

parfois toutes retournées par un étrange
voyage.


FAIT le rêve fou …d’ une cabane tellement incongrue pour ici que je
l’appellerai l’isba.

PAS VU, PAS ENTENDU, PAS LU, NI RELU, NI ECOUTÉ
tant de choses…The place
to be ! Vous avez souvent le sentiment, vous, d’être au bon endroit au bon
moment ?

Written by Sophie

February 12th, 2010 at 12:03 pm

! FOCUS PERPIGNAN DESSINE-MOI UNE CABANE part one.

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ÇA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS
IT’S HAPPENING NEAR YOU / TÉ LLOC A PROP DE CASA

!
FOCUS PERPIGNAN  DESSINE-MOI UNE CABANE part one.
Place Cassanyes, rdvac66@gmail.com , 5 – 25 février 2010

Si je dis « La mort de l’art ??? », l’artychienne, allongée aux côtés de son copain Hegel, le
chat roux, soupire et rêvasse : « Ah ! l’amooooooooooore de l’art… ».
Si je lui dis, « La mort dans l’art ??? », elle se crispe : « Les morts, les disparus, les oubliés à
jamais et pour toujours ? Ou bien ce que j’ai évoqué dans mon billet précédent, m’esquivant sur une
pointe d’ironie du commentaire plus grave que requiert l’œuvre de Christian Boltanski ou d’Erik
Dietman ? »
Court silence.
- Tu veux parler de l’actualité ? Elle pose sur ma pile de papiers le communiqué de presse du
musée Maillol (à Paris. Pas celui d’ici ; dounotdrim !). C’est la vie ! – Vanités de Caravage à Damien
Hirst, « … un parcours singulier des vanités et de la représentation de la mort à travers les différentes
périodes de l’histoire de l’art. »
Plus inspirée par la lumière d’avant printemps qui fait ses premiers dans les rues d’ici, que par
les grands sujets de la vie et de l’art, nous allons rôder. Dans mes poches, mon attirail : Ovide,
clopes, crayon, carnet et… sait-on jamais, mon téléphone. Petits tours et détours, envie d’un café au
soleil. Direction place Cassanyes, comme toujours sous haute surveillance : caméras, ambulance,
odeurs de menthe, de coriandre, de rôtisserie et de miel. Café fermé ! Trois courses. Échange de
nouvelles avec madame Auger qui a fardé son joli sourire d’un soupçon de résignation. On va lui
casser sa cabane ! L’artychienne me regarde : « Elle est triste ? »
On fait demi-tour, toujours à la recherche d’un café au soleil. Je change d’itinéraire et j’en profite pour
faire quelques photos que je bidouille à
ma manière. (Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est l’entrée de l’ex. école de dessin de Perpignan).

L’artychienne exaspérée par mon silence tire sur sa laisse et hausse le ton : « Ho ! Réponds –
moi, elle est triste la bouchère ? ( c’est Madame Auger) ».
- Oui, elle est triste. Elle a la mort dans l’âme.
- « La mort dans l’âme ???? » Qu’est ce qu’on peut faire pour elle ? Une nouvelle cabane ?

Et si je vous passais la main pour un prochain billet ? En me dessinant une cabane
par exemple… et pour ceux qui ne savent qu’écrire, écrivez-moi une cabane.

Sophie Phéline

Written by Sophie

February 8th, 2010 at 5:45 am

! FOCUS … janvier-février : les soldes de l’artychienne

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de Sophie Phéline
Longtemps, sur un air de tralala, il fut chanté qu’il se passait toujours quelque
chose aux Galeries Lafayettes du côté des falbalas.
Aux Galeries Lafayettes, il se passe effectivement plein de choses, toujours
tendances mais souvent trop étriquées comme les slims fashions qui collent aux
cuisses et dessinent les mêmes fesses à celles et ceux qui les portent, pour que
l’on ait envie de s’y précipiter.
Et puis, tout le monde n’habite pas à Paris. Et puis on s’en fout, du côté de ma
niche personne ne connaît la Galerie des Farfouyettes parisiennes.
Paris est si loin.
En province (ça c’est made in France à 100%), il y a les galeries tout court et
toujours et encore partout ailleurs, des projets de nouvelles galeries.
Ouf !
On y court, on s’y précipite… et badaboum, soldes de slims là aussi ! Les mêmes
marques fashion ou leur version fake sans être fun.
Mais qu’est ce que je vais me mettre sur le dos pour ne pas ressembler à tout le
monde ?
Du genre : RED DRESS by J.Koons
C’est les soldes aussi on dirait, dans l’imagination des grands
commichiaires de l’art d’aujourd’hui. A Paris (à croire que c’est le centre du
monde) : MONUMENTA…Boltanski … mémoire, MACVAL…Boltanski…devoir du
souvenir… VENISE 2011… On prend le même et on continue.
Pas très VINTAGE la panoplie !
En tout cas, c’est toujours pas avec ça que je peux imaginer rafraîchir ma garde
– robe. Donc je vais farfouiller dans mes classiques et revisiter le Musée d’art
moderne de Saint Etienne qui annonce du 6 février au 28 Avril
ERIK DIETMAN
dessins sans regarder
Je vous garantis que, soldes ou pas soldes, Erik avait un talent particulier à tailler des
costumes trois pièces aux convenances top fashion.

Written by Sophie

February 4th, 2010 at 6:15 pm

janvier FOCUS Berlin-Paris 2010

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! FOCUS………………………….. Berlin – Paris 2010
de Sophie Phéline
Vendredi 15 Janvier, Berlin, blanche de neige frissonne et grince sous les pas pressés des artistes, des galeristes, des conservateurs, des commissaires et de ménagères encombrées de poussettes et de provisions. L’air de l’après midi est poudré de flocons glacés. Le ciel a posé son couvercle très bas sur la ville étrangement silencieuse. Peu de voitures, mais des hordes de lutins sur des luges glissent sur les trottoirs. Nous aussi d’ailleurs !
Berlin est une page blanche que j’arpente ce week-end, de galeries en musées, d’ateliers en bars, de lectures abandonnées en cours de route en conversations animées. Les berlinois rencontrés ici sont de passage, en transit. L’art y est une manière d’exister, un lieu de rencontres entre mémoires superposées et avenirs en construction. On y parle toutes les langues.
A Berlin ce week-end, Néfertiti sourit dans le vague, Lucrèce est saisissante de sensualité, J. Baldassari fait toujours son malicieux, Frédérique Loutz donne leur envol à Feder et Icare, Cyprien Gaillard fait la nique aux archéologues…
A Berlin, j’oublie les uns et les autres le temps de regarder, sans me presser, les eaux grises et volubiles de la Spree charrier des blocs de glace hiératiques à la dérive.

Ë A l’initiative de l’Ambassade de France à Berlin, et pour faire suite au succès rencontré en 2009 par un premier échange de galeries entre Paris et Berlin / Berlin et Paris, une seconde édition de cette manifestation est proposée à Berlin (15.01.- 23.01.2010) puis à Paris (29.01.- 06.02.2010).
L’édition 2010 a pour ambition d’élargir le réseau des acteurs de la scène artistique contemporaine des deux villes.

www.berlin-paris.com

Quelques un des artistes :Clément Rodzielski,Yona Friedman,Camille Henrot, Louise Hervé & Chloé Maillet, Ernesto Sartori, Anne-Marie Schneider, Francis Picabia, Dove Allouche, Martin Barré, Jorge Queiroz, Mathieu Matégot, Kolkoz, Allan Sekula, Maja Bajevic, Mark Raidpere, Raphaël Zarka, Jordi Colomer, Aernout Mik, Paul Graham, Goran Petercol, Evariste Richer, Kitty Kraus, Rosa Barba, Gerold Miller, Matti Braun, Nathan Carter, Gabriel Kuri
Les Galeries : Marcelle Alix, Carlos Cardenas, Carlier, Gebauer, Chert, Mehdi Chouakri, Konrad Fischer, Galerie 1900-2000, Gaudel de Stampa, Balice Hertling, Jousse entreprise, Kamm, Johann König, Kamel Mennour, Nelson-Freeman, Neugerriemschneider, Neu, Croy Nielsen, Nathalie Obadia, Emmanuel Perrotin, Gregor Podnar, Michel Rein, Denise René rive gauche, Schleicher+Lange, Esther Schipper, Nathalie Seroussi, Sommer & Kohl, Wentrup.

ça se passe près de chez vous… ou pas très loin.

! FEUILLE DE ROUTE…..entre autres choses.

Ë Perpignan : PATRICK des GACHONS
« 77 / 100 »
Atelier Licence 3
[3, place de Belgique / sur rendez-vous]

LUCEBERT, BRECHT & Pieter BOERSMA
Acentmètresducentredumonde
15-01 / 28-03
[3, avenue de Grande Bretagne - tlj / 14h -18h]

Ë Collioure : SERGE FAUCHIER, « Des peintures grandes et petites »
Galerie du Tenyidor
[10 rue de la Prud'homie – jusqu’au 28]

Ë Montpellier : «CLIC - CLAC»
FRAC Languedoc-Roussillon
[3, rue Rambaud - 7-01 / 01-04]

MAËLLE LABUSSIÈRE – ÈVE MAILLOT
Galerie AL/MA
22 - 01 / 27 -02
[14, rue Aristide Ollivier – du mardi au samedi, 15h – 19h

Ë Toulouse : « Barceló avant Barceló, 1973 – 1982 »
Les Abattoirs
[76 allées Charles-de-Fitte – www.lesabattoirs.org]

Ë Paris : « RESET », Gabriel Abrantes et Benjamin Crotty, Bertille Bak et Charles-Henry
Fertin, Bertrand Dezoteux, Sarah Lis, Florian Pugnaire et Tamara de Wehr
Fondation Paul Ricard – Commissaire Christophe Kihm
19 - 01 / 20 – 02
[12 rue Boissy d'Anglas, 75 008 – du mardi au samedi 11h - 19h]

Monumenta 2010, Christian Boltanski, « Personnes »
Grand Palais,
[ jusqu’au 21 - 02 / www. monumenta.informations.com]

Christian Boltanski, « Après »,
MACVAL, Musée d’art contemporain de Vitry-sur-Seine
[jusqu'au 23 - 03 / www.macval.fr]

GALERIES
programme sur : www.galeriesmodedemploi.com

Written by Sophie

January 31st, 2010 at 1:54 pm