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plein soleil for the ones who don’t have any

Archive for July, 2010

casanova forever Narbonne - installation de Laurette Atrux-Tallau à la chapelle des Pénitents bleus

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exposition du 27 juin au 3 octobre 2010

Written by doris

July 24th, 2010 at 2:16 pm

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Casanova forever “off” Narbonne - “surbais(s)er” de J.C. Alix

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Palais des Archevêques - cour d’Honneur Narbonne
du 7 juillet au 30 octobre 2010

Bons baisers d’Alix :… sur un pont surbais(s)é

Est-ce vraiment un pont ? Oui ! ce n’est que de cela qu’il s’agit ! Alors, au moins, y danse-t-on ? Non, on ne fait que le passer pour aller aux Plombs, à l’enfermement ! Mais les avaient-on déjà volés ces plombs, plombier ou ferrailleur indélicat et sans vertu, en avait-on perdu le fil, en maçon bavard et incompétent ? Alors là non, non et non !

Alors quoi ? Jean-Christophe Alix veut-il, en poète saturnien ayant du plomb dans l’aile, se guérir de sa mélancolie par un probable saturnisme ; le mal par le mal ?

Décidément non, toujours non ! Alix va très bien. A peine concédera-t-il qu’il aurait aimé avoir un peu plus de plomb dans la tête, (mais l’on peut faire sans), pour tenter de rendre les soupirs, les désirs et les aveux des Dogaresses et des messes libertines des couvents sous les images de Saint-Marc .Peu importe, car comme le disait déjà Alfieri : »le culte des images et d’autres points du dogme ne seront jamais ceux qui, crus on non, influent sur la liberté politique »

Cela n’empêche donc pas d’être sur ce pont, d’avoir le pied léger malgré le plomb dans les chausses : Ah ! Casanova was here ! Certes !, et alors ? Il n’y aurait plus rien à dire ? oh, si ! il suffisait de savoir encore entendre les lèvres, les grandes, les petites, les vierges et les rouées, qu’elles soient sous le fard ou le duvet. Ah ! comme elles murmurent, épellent, sucent et se mêlent. Doux concert qui monte du canal où elles se mirent et qui rend fous les geôliers et les passants de hasard qui les entendront.

C’est ce monde, ces sensibilités-là, qu’à l’invitation des services culturels de la municipalité de Narbonne, J-C. Alix présente, à la manière du «off d’un in ! ». Son travail, une installation-sculpture, modeste d’envergure et d’espace, aura trouvé refuge au bas des escaliers conduisant au Musée, c’est-à-dire aux appartements de l’Evêque. C’est là, un peu, beaucoup, une marge, un « recantou » Mais après tout, avant que de rendre hommage à l’Evêque, c’était peut-être là l’endroit idéal pour un Vénitien d’honorer autrement sa fille, sa gouvernante… ou le sacristain ! Les soupirs sont ainsi en situation : il a tout compris et les contingences le servent : Alix for ever !

Daniel Bégard

photos: Jean-Christoph Alix

Written by doris

July 24th, 2010 at 2:04 pm

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Arles 41e rencontres de la photo

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de Florence JOU

Arles. Séquence 1.

La tension retombe. Le bruit de l’obturateur se fait plus doux. Ici, les professionnels ont laissé place aux badauds, aux promeneurs, aux amoureux.
Faire le tri, se laisser surprendre, ouvrir des portes, en refermer d’autres. Ne pas hésiter à dire non, à prendre le temps de recevoir une image dans ces 41e rencontres de la photo, dont on ne sait pas toujours si le fil conducteur est « lourd » ou « piquant » et si le rhinocéros rose, marqué désormais du sceau « I hate photography », ne boit pas la tasse…
Quelques étapes, certaines tendues d’images, d’autres invisibles.
La collection Marin Karmitz à l’Eglise des frères précheurs. Dans ce lieu gothique magnifique, on est traversé par la beauté de l’argentique, on lit les visions floues et torturées de Mickael Ackermann, dans un livre qui se déploie et qui nous transporte dans les vertiges de ses voyages.

Dans le travail d’Antoine d’Agata, on côtoie des lieux de mémoire ou des personnages à la Bacon, poings et sexes noués, identités flottantes dans leur transgression.
Antoine d’Agata, qui durant la semaine professionnelle, autour d’un croissant, après le champagne éclusé, venait pour la balade et non la représentation, dans une touchante timidité.
L’artiste ne ressemble pas à ses images, pas toujours. Heureusement. Le photographe suit une obsession, certes, mais qu’il sublime et qu’il n’est pas. Artiste qui balbutie, qui refuse les codes, et qui apprend seul son langage, hors de l’école, à l’image de Mario Giacomelli.

Seconde Etape. La chapelle du Mejan, place Berberova.

Giacomelli n’a pas appris la photographie, a commencé par la peinture et n’a pas hésité à forcer les contrastes, se foutant sûrement d’être quelqu’un.
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Sonnaient les calmes
Voûtes, et les rues alentour,
À ta chanson sans fin,
Alors qu’assise à ton œuvre de femme
Tu t’appliquais, heureuse
De ce vague avenir que tu rêvais en toi.
C’était mai plein d’odeurs, et tu aimais
Passer ainsi le jour.
Extrait:A Sylvia. Leopardi.

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Lire la voix de Leopardi, parlant de Sylvia disparue trop jeune, ressentir l’amour, la terre natale jusqu’à l’abstraction, jusqu’à voir les traits de la terre, la chair de l’écorce….La série sur les prêtres et leurs jeux, tels des gamins, tels des taches d’encre de chine, proche des fantasmes felliniens…

Extrêmement poétique.

Mais parce que les maîtres sont si difficiles à oublier, il faut ensuite errer dans les rues, sentir le Mistral sur sa peau, se laver et chercher les pochoirs de Miss Tic, l’enfant des fifties, entre la galerie Arlatino où elle expose et les devantures, les porches, la piscine Tournesol, où ses phrases assasines ne prennent que plus de valeur.

Vers le Rhône, chacun se contemple: les hommes sont beaux, coiffés de leur panamas; les femmes sont avides de soleil et de glaces. Mais l’art dans tout ça…
A La Vitrine, tenue par Julie et Aurélie, il est bon de rentrer et de faire des rencontres, d’être dans l’échange simple, celui de deux jeunes femmes qui investissent cette maison arlésienne, tortueuse, en pente, délabrée, pour montrer leurs coups de coeur:
Mélanie Duchaussoy et ses montres hybrides, monotypes inquiétants.


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Jean-François Mosca, le voyageur, avec son moleskine sous le bras, qu’il a scanné parfois, fait éclater par anecdotes ses interrogations pessimistes sur une époque bouffée par la technologie….
Iris Martin scande « le cerveau est un muscle gras »et transforme barbie en « fat girl » …Et d’autres à découvrir.

Et surtout, ne pas oublier de voyager incognito….

Les rencontres de la photo, jusqu’au 19 Septembre. Expos de 10h à 19h.

Written by admin

July 24th, 2010 at 8:29 am

Frédérique Loutz - Jau espace art contemporain

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Frédérique Loutz-Stephen Marsden-Château de Jau (66) Cases de Pène exposition du 26 juin au 26 septembre

de Florence JOU

Bal à Jau.
En pénêtrant le travail de Frédérique Loutz, on s’expose à guetter l’ombre d’une danseuse aux pas dyonisiaques et retenus.
En creux, forever, plane Casanova dans ses tableaux rêvés, ses acrobaties renversantes, ses yeux multiples qui sont autant de miroirs que d’appels à une entrée dans la chair du dessin.
Loutz dissémine des visages, des fragments de corps, des jeux de mots, des femmes maternelles. Elle se plaît à les superposer, à les enlacer pour que le tourbillon d’une vie explose à force de frivolités, d’apparences dans une société du spectacle en danger de représentation.


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Inquiétante étrangeté d’un monde où le regardeur ne sait plus si lui-même pourra encore voler un oeuf au-dessus des coulées volcaniques d’un polyptique.
A la croisée des langues, des couleurs saturées et de l’encre de chine, se décline l’envie pressante et urgente de la rencontre entre un homme et une femme, entre des lumières savantes et déclinantes.
Loutz touche l’esprit puis extrait les langues du corps qui s’étirent. Tout un réseau de personnages entament en écho, en rebonds, sur des fils invisibles d’une toile à une autre, d’un dessin minimal à un autre plus condensé des sarabandes.
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Au final, difficile de dire s’ils sont encore vivants, en attente de vie ou en fin de trajet. Des spectres colorés d’un colloque sentimental et surréaliste.
Lust ich.
Caprices.
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Written by admin

July 23rd, 2010 at 2:38 pm