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art contemporain Languedoc Roussillon

Archive for June, 2010

Anselm Kiefer – hyped art for the hungry, monied masses

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A Shadow Essay by Kathleen Burlumi

Art can be messy, gory, turgid or dirty. But as Kurt Schwitters said ; not every discarded bus ticket is interesting, unless transformed through the artists vision and intuition.
It is not enough to use ingredients which have fascinating qualities in themselves and employ them only to ‘illustrate’ ideas however relevant or profound these may be.
Anselm Kiefer has hitched himself to the biggest art – philosophical bandwagon in the world. A clever and determined man, he is obviously sensitive to the core of Joseph Beuys’ intense and visionary artistic practise, but he has nevertheless been annihilated rather than inspired by the power of the ‘Master’.
Being aware of spiritual, philosophical and ecological debate since the 2nd World War, does not necessarily make one an artist. In Kiefer, a small talent has been stuffed, embroidered, glued, burned and rehashed through heavily conventional means of picture making to the point of stale pretentiousness. M. Kiefer is wearing the King’s raiments, but no blood is flowing through his veins. – This is media – hyped art for the hungry, monied masses, impressive and well made, like a Hollywood blockbuster, but leaving no footprints in the soul.
Philip Guston created Alchemy with a small black line on paper – Edward Chillida with a block of softly sculpted stone. Richard Serra takes us under timeless compression to the centre of the earth, Mario Merz to the stars, and Gerhard Richter analyses the nature of becoming through doing. Dozens of artists far less known than Kiefer could exemplify magic, revelation and pertinence. Mr. Kiefer should steer himself back to humility, to the empty spaces, and start his journey all over again.

Respectfully
Kathleen Burlumi
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Anselm Kiefer. Salt of the Earth

1 giugno – 30 novembre 2011
Fondazione Vedova
VENEZIA
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Written by doris

June 23rd, 2010 at 3:35 am

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ça se passe près de chez vous 2010

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Written by doris

June 21st, 2010 at 5:15 pm

Hors série

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©s.Touneur Phéline

Etait-ce un jeudi ?

J’ai beau changer le disque, je n’ai plus la force de résister à l’ordre immuable d’un nouveau
rituel auquel ma solitude me soumet.

Entre le salon et la terrasse, je vais et je viens. J’allume tout en même temps sur mon
passage : un clope, l’ordinateur, une lampe, l’ampli de la chaîne Sony. Je tire sur ma lucky strike, je
m’assieds et je pose mes mains sur la grande table.
Je tâtonne à la recherche de ce que j’ai perdu.
Je change le disque et je clique sur l’icône “game” aux premières mesures de l’opéra.
Roi, dame, valet.
Au jeu électronique, j’excelle à monter les as : rapidité, combine, ruse.
Rouges, noires, les cartes tombent.
Je relève haut la main le défi du score de la partie précédente affiché en haut de l’écran.
J’accumule les points en un temps minimum. Au terme de la scène 3 d’ Orphée, j’écrase mon
mégot et je reprends en chœur : …Accablé de regrets / Je parcours les forêts / La vaste enceinte /
Touché de mon destin / Echo répète en vain / Ma triste plainte.
La nuit tombe en plein jour.
Tant qu’il s’agit de jouer en solo, je mets tout le monde minable derrière moi ! Devrais-je y
voir un fait du hasard ou simplement considérer qu’à force d’habitude, je me suis fait la main à la
solitude ?
La vérité, c’est que lorsque le jeu s’achève et qu’il faut faire “pour de vrai”, il semble qu’Echo
fasse la sourde oreille, me laissant à la traîne, pantelante devant un tabernacle plein de moi-même.
Livrée à moi-même, au risque de me rencontrer pour de bon et de ne pas en réchapper. Moi,
commun des mortels qui n’ont rien de l’étoffe des héros.
Rien d’un David face à Goliath.
Les masques tombent devant l’adversaire, plus tentaculaire que l’hydre protéiforme dont je ne
doutais pas au temps de l’enfance que l’on puisse l’exterminer rapido.
Normal, puisque Hercule l’avait fait !

Métonymie amphigourique ou métaphore bafouillante ? J’invoque n’importe qui, j’invente
n’importe quoi pour me mettre en garde contre les écueils et les méfaits du solipsisme pratiqué à
haute dose.
Pour les autres, je serai plus empirique : la solitude – du latin solitudo, solus, – c’est quand on
est seul !
Pour dire autrement le sentiment qui s’est substitué à l’état dont, un moment je me réjouis,
je devrais accrocher à ma phrase une kyrielle de synonymes qui sonneraient creux comme un gong
maladroitement fondu : lassitude, ennui, morosité, monotonie. Dans un ultime sursaut, sur la dernière
page de mon cahier “main courante”, je fais genre et je trace :

F. A.
T. I.
G. U. É. E.

… Une lame qui transperce l’omoplate. La brûlure qui s’enroule sous le sein, la douleur qui
s’entortille sous la peau comme les vrilles des courges bedonnantes qui asphyxient les pousses vives
des heliconia. La cage thoracique s’enflamme. Le souffle se raréfie, sur le point de s’interrompre sous
l’étreinte délétère. Les spasmes et les contractions de l’estomac refluent jusqu’à la gorge nouée de
hoquets. Le corps ankylosé, bée jusqu’au plus intime de ses anfractuosités, de ses mystères et de ses
secrets.
Solitude du corps.
Il n’y a plus de décalcomanies ni de coloriages le matin au lever du jour. Mes lèvres closes
me renvoient dans ce mouvement immobile à ma seule présence. La colle sèche derrière les post-it
des petites joies et des minuscules bonheurs de midi, usés jusqu’à la trame. Les inserts des heures
chaudes se font la malle en vagissant à l’idée d’être validés : no enter. Les apostilles lunaires,
enluminées de nacre et d’ivoire se désagrègent dans les reflets de la silhouette gibbeuse de l’astre
qui se pointe, sans surprise, avec la ponctualité des geôliers à l’heure de la relève. L’imprimante
s’étrangle et régurgite dans un rot aigre et sonore le galimatias vespéral qu’on aurait voulu lui faire
avaler.
Solitude des mots.
Je ne distingue plus les ombres. Statiques, acérées, elles empalent l’air. Sur la terre glabre,
leurs contours hiératiques et aphasiques passent leur chemin en silence. La lumière zénithale se prend
les pieds dans son long voile de veuve outragée par l’insolence et l’arrogance de Messire Soleil qui
tente d’attirer l’attention sur les rayons qu’il a pris le plus grand soin de peigner, en catimini, au
dessus des volcans.
Solitude des songes.
Mes chimères, emmaillotées dans la camisole du temps, reposent dans le reliquaire profané
par les iconoclastes. Hier, aujourd’hui, demain. Pensées prises aux pièges dans les rets inextricables
des heures. Lentes et lourdes heures qui piétinent et trépignent au seuil d’un dénouement différé
dans l’instant qui prend des airs méprisants d’éternité. Au cou gracile des illusions et des mirages, un
jonc d’argent gravé aux armes de la tortionnaire ; à leurs chevilles, qui jugule leur course, le lien tenu
et imputrescible du temps mortifère.
Solitude des rêves.

Et si c’était pas un jeudi, mais un lundi… c’est tant pis.

Written by Sophie

June 8th, 2010 at 7:46 am