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plein soleil for the ones who don’t have any

Archive for May, 2010

FOCUS 10 13 EX FVTVRI

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***** Apichatpong Weerasethakul
***** B.O.S : Ben l’oncle Soul / HEART : Haute école d’art, Perpignan /
***** Patrickdesgachons@neuf.fr/
*****Musée régional d’art contemporain, Sérignan
***** / www.galerie-issert.com / *****CASANOVAFOREVER : www.fraclr.org.

Written by Sophie

May 29th, 2010 at 3:11 pm

Daphné Nan le Sergent Le long du 38 parallèle / Along the 38th parallel

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Château de Malves Exposition du 30 Avril au 30 Mai 2010
Centre méditerranéen de l’image Association GRAPH
11600 Malves-en-Minervois France
Le long du 38e parallele - installation photo et vidéo
réalisée par Daphné Nan Le Sergent


photo: Daphné le Sergent-est-ouest/Château de Malves en Minervois

Ce travail sur la frontière entre la Corée du Sud et la Corée du Nord m’a amenée à la considérer tant dans sa réalité géographique que dans sa réverbération chez les individus. La frontière m’est apparue comme stigmate d’une absence, celle de l’autre, des coréens du Nord pour les coréens du Sud.
Ainsi, la frontière semble polariser la projection de cette absence à l’instar d’une image, si on considère
qu’une représentation est la présentation au regard d’un objet absent.

Le long du 38ème parallèle se construit sur des images photographiques et vidéo de la frontière coréenne, de la DMZ, zone démilitarisée entre les deux Corées autant que sur ses paysages périphériques (dispo-sitifs de surveillance militaire, plages à l’accès réglementé, circuits touristiques proposant la visite de la DMZ, observatoires sur la Corée du Nord), ou encore sur des scènes de la vie quotidienne.

Ces images s’agencent les unes avec les autres soit au travers d’un montage vidéo, soit au travers de
polyptiques de photographies, soit dans le croisement entre les deux médiums. Ces agencements,
dans les mises en lien qu’ils proposent au spectateur, en appellent à une lecture subjective et l’invitent
à explorer des images intériorisées. Et j’ai cherché à orienter ces agencements afin qu’ils suscitent des
images intérieures révélant les nœuds vécus, ancrés dans une possible mémoire de la séparation. J’ai
souhaité proposer une vision rémanente de la frontière.

This work on the border between South Korea and North Korea led me to consider both its
geographic reality and its reverberation among people. The border appeared to me as a sign of ab-
sence. The Absence of the Other, relating to the North Koreans for the South Koreans. Thus, the bor-
der seems to polarize the projection of this absence following the example of a picture, if one considers
that a representation is a sign of a missing object.

Along the 38th parallel is built upon photos and videos of the Korean border, the DMZ, demilitarized
zone between the two Koreas, as well as its peripherical landscapes (devices for military surveillance,
restricted entrance to the beaches, tours visiting the DMZ, observatories in front of North Korea), or
even scenes of everyday life.

These images work together, either through a video, or through polyptics photographs, or even in the
intersection between the two mediums. These arrangements, in making contacts, offer the viewer to
call for a subjective reading and invite exploration of interiorized images. I tried to guide these arran-
gements so that they generate images showing internal nodes of experiences, anchored in memory of
a possible separation. My aim is to propose an enduring vision of the border.

Written by doris

May 12th, 2010 at 4:58 pm

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Ici, comme nulle part ailleurs : A chacun de faire son affaire des affaires des autres !

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de Sophie Phéline
Les « jeudi » glissent dans le chahut du temps que je fais filer, occupée avec des
artistes, des livres, des mots, des travaux et des projets.
Mes jeudis s’empilent les uns sur les autres dans les marges indécises de mon billet et se
cassent la gueule un dimanche, place de la République. J’en ramasse quelques fragments sans
chercher à restituer une quelconque cohérence chronologique…Serais-je à renouer avec mes
« anachronies » ?

Retour sur quelques jeudis d’avant :

1 - La notion de la pauvreté n’est souvent commentée que du seul point de vue de la privation
(privation des moyens élémentaires de subsistance mesurée à l’aune d’une société hypra
consumériste) et de la conception univoque du dénuement matériel. Or l’actualité très récente
publiée (on ne peut plus discrètement) dans les colonnes d’un quotidien local soit disant
indépendant fournit le prétexte de réviser cette vision incomplète et de l’élargir. Il attire
l’attention sur une autre forme de pauvreté à laquelle certains, dans l’empressement de leurs
commentaires négligent de prêter attention : l’indigence intellectuelle, la pauvreté mentale et
spirituelle.
De ce type de misère qui coexiste avec l’opulence vulgaire de fortunes vaniteuses
frauduleusement acquises dans les urnes, la petite cité catalane est coutumière. Et je fulmine !
Une fois de plus. Une de plus pour rien. Certainement. 1,2… 5 ou 6, l’élite « culturelle » de la
ville s’offre impunément une seconde ou une troisième tournée de programmation dictatoriale à
grands coups de slogan : « De l’excellence de la médiocrité réitérée ».
La bande de broques lève le coude à la santé d’un public tenu pour n’avoir pas d’exigences.
Alors, boîte à clous, benvingut, Perpinye la catalane et autres catalaneries : rebelote. En
contrepartie : des musées moribonds, des jeunes femmes et de jeunes hommes en quête
d’asile artistique, une école d’art – plus ou moins supérieure - négligée, des librairies fermées,
un théâtre sans la chair des mots… Je me réfugie à L’Isba… on verra.

2 – Chez R. Meier, éditeur. Tout un jeudi avec Frédérique L. et Ernesto C. à naviguer dans les
rayonnages de l’amoureux des images et des mots, trafiquant de poètes, souteneur d’artistes et
de musiciens. R.M., passeur d’incertitudes qu’il prend plaisir, le temps d’un livre, à retenir dans
la trame plus ou moins serrée des pages imprimées. Passionnément.

3 – A Jau, avec Frédérique L. Penchée au dessus de ses raccommodages de papier, de
crayons et de couleurs liquides. Un bouquet ramassé le long de l’Agly ou de la vigne sur la
table de travail…, des fleurs dures, morbides, éternelles. Des objets. Partout des êtres sans
dessus dessous.

4 – Un jeudi, au soleil de la terrasse, sans me dérober aux jeux de mots et de sentiments trop
faciles, je pose des pansements sur ceux qui font mal au cœur et au corps. Dans mon carnet :
« Mon cher, mon tendre, mon merveilleux amour »

Ce même jeudi, tard dans la nuit, je lis l’édito d’A. Rouillé : « Un art-avoir allégorique ». Je sais
que je ne dois m’en tenir qu’au titre, au risque de… Et bien non ! Je fonce et je clique « lire la
suite » : Copié-collé. J’isole le seul fragment de phrase qui me semble à sauver […On est
moins convié à contempler et à goûter une série d'œuvres-objets, qu'à s'inscrire dans l'espace
d'un discours, dans un dispositif discursif dont les œuvres sont des éléments]. La suite de ma
lecture heureusement abolie dans la robe de sang et de soie d’un cabernet sauvignon
salvateur. Shut down the words.

5 – Comme jeudi, comme vendredi, comme samedi, comme dimanche lectures en cours,
achevées, entamées… Chacune d’elles me laissent à « marée basse », abandonneuse de
cendriers que je remplis jusqu’à l’excédent en tapotant quelques lignes qui partent en fumée à
la lecture.

6 – Et si c’est un autre jour ? Lequel ? Je n’y ai pas prêté attention. En post-de quelques
échanges de correspondance, je remplis mon carquois de flèches venimeuses et je tire à vue
des « jurys » et des juges qui décernent les labels du « bien fait », s’accordant de leurs critères,
oublieux que le « mal fait » est légitime.

7 – Encore un jeudi. Sans image, mais accompagné d’une partition déchiffrée et entendue tout
à un jour dans la solitude blanche d’une chambre à Lisbonne : Goldberg variations BWV 988.

Ce soir, dimanche, ici, il pleut.

RDV [AC] – 1 BIS PLACE BARDOU-JOB – 66000 PERPIGNAN – RDVAC66@GMAIL.COM

Written by Sophie

May 10th, 2010 at 5:35 am

inconnu sans papiers !

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Au grand Jeu du Tout Papier !

Au grand jeu des papiers du LAC, on passe facilement de la jubilation à l’interrogation (mais jamais à la consternation ! ) , et de la félicité à la perplexité ! Bien entendu il n’y a pas de papier d’assignation, ni de papier de soie, rien n’est obligé tout est vrai ! Mais qui dit papier dit matière et manière, et souvent signature ! Retour alors à la perplexité, car il y dans le lot un papier sans identité !

Le voici ! et il rend la perplexité quasi douloureuse ! De qui sont ces signes de silhouettes qui marchent, s’arrêtent, regardent se parlent, soliloquent, leurs ombres fidèles couchées à leurs pieds ?

Attention ! car de trop les fixer peut conduire à l’anxiété, après tout, n’est-ce pas là un sortilège, une magie noire et blanche, ? peut-être a –t-on accroché un simple papier blanc, et, depuis ceux et celles qui passent devant lui , le regardent, y seront irrémédiablement fixés ! …..perplexités !

Mais perplexités naturelles, il faut raison garder, ce n’est là que le bon dessin d’une bonne plume, ou du fin pinceau d’un artiste attentif aux attitudes et comportements de ses contemporains. Alors un dessinateur, illustrateur de presse, mais qui ? le thème pourrait être d’un Sempé, mais le thème seulement ! alors qui, et si ? on se souviendra d’avoir vu des choses comme ça, des foules rendues par des traits pertinents, mais chez qui ?, Ah ! le jeune Opalka peut être et ici même au LAC, mais, mais il y en aura toujours un mais, en ce mois de Mai ! car forcément tout cela doit finir par la … signature !

Et iI y a en une, et nette, mais qu’elle soit lisible c’est autre chose ! On tentera donc de déchiffrer : deux lettres (pour le prénom ?) un c /h ou c-y ! et une suite griffonnée en patronyme, commençant par un U, un N, un O ? ensuite un j, un p, un l ? perplexité !

Je renonce, nous renonçons ! comme Piet, et Layla Moget ! et ce travail demeure le seul inconnu de la centaine de papiers peuplant les murs du LAC. Autant dire que si vous « savez qui » est l’artiste inconnu ….
Vous aurez le droit à l’arc de triomphe d’une admiration considérable !

Daniel Bégard. 3 /5/10

Written by doris

May 3rd, 2010 at 1:58 pm

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