Archive for April, 2010
FOCUS 10.11… Montréal, planche contact
LAC : Que du papier… mais une belle art manie !
QUE DU PAPIER Exposition regroupant les oeuvres de la collection peu ou jamais montré sur papier ou à partir de papier…
Lieu d’art contemporain Hameau du lac 11130 Sigean
DU 10 AVRIL AU 25 MAI 2010 Ouvert tous les jours sauf mardi : 14h - 18h

On ne sait si une bonne et rare Pandore, fille d’entre terre et eau, y est pour quelque chose ; ou si, plus prosaïquement, Piet Moget mis de l’ordre dans ses greniers. Peu importe.
On peut voir en effet au LAC, une boîte, à souvenirs, une malle à jouets, un coffre à trésors, un album de famille élargie, ou un kit didactique pour revoir un demi-siècle d’histoire de l’art. Ce sera comme l’on voudra, il suffira d’avoir l’oeil fouilleur ! .Mais avant de l’ouvrir il faudra vivre un effet de dépaysement, car l’accrochage tranche avec les habitudes de la maison !
Cette rupture s’avère toutefois une fort bonne idée. Nous ne sommes plus en effet, dans une muséologie traditionnelle mais dans l’intimité d’un cabinet de curiosités. Et la nouveauté en devient ludique. Car au-delà des facilités de reconnaissances : Ben, Buffet, Calder, il y aura des identifications plus difficiles : ces tracés fulgurants, de Daniel Dezeuze, ces gestes graphes de Messager entre autres ; des énigmes aussi, ce petit paysage fait penser à ?…..et cette petite nature morte avec fruits ? Ailleurs on rencontrera l’oublié Aubertin et ses allumettes, ou l’affirmation affectueuse de la présence d’un ami disparu, Matias Spescha. Enfin, deux grands dessins sur papier dominent, l’un dû à Piet Moget, l’autre de sa compagne Mary Schallenberg qui font ainsi figures de bienveillants totems.

En effet, la curiosité, le jeu, l’amitié, les admirations, les rencontres de hasard, durables ou éphémères, s’imposent à l’évidence comme la source de tout cela. Ce sont là des traces, de vies, de choix artistiques et éthiques que l’on nous propose. .Avec amitié et sens du partage, ce qui ne se refuse jamais.
à suivre…
Daniel Bégard
olé magazine
“Dessine-moi une cabane” le film
AMANDINE ARTAUD - point/bascule Musée d’art moderne Collioure

Amandine Artaud à été sélectionnée pour le prix Collioure destiné à de jeunes
artistes et attribué tous les deux ans par la ville de Collioure dans le cadre de la
manifestation Mulhouse 008. La ville donne ce prix depuis 20 ans et le Musée de
Collioure se charge du séjour de l’artiste et de l’exposition présentée en fin de
résidence.
L’exposition point/bascule présentée au musée de Collioure du 6 février au 5 avril
2010, résultat de 18 mois de résidence, a permis à Amandine Artaud de mettre au
point la réflexion sur le travail qu’elle porte depuis quelques années et d’aboutir à
travers des pièces conçues à cet effet, de démontrer l’importance de la relation
qu’elle accorde à l’espace.
La sculpture est un lieu architectural sensible dans le sens où elle induit nécessairement une certaine relation à l’espace. Aussi, parce qu’elle redéfinit toujours celui préexistant. Richard Nonas la considère comme “ la démangeaison avant le grattement (…) le dé- du déplacement ”. Elle est la particule qui provoque, qui déplace. Je tends à exploiter le site, à délicatement le dévier. Mes propositions, qu’elles soient sculpturales, photographiques, graphiques ou vidéos, se situent toujours dans une lignée du passage; et pour quelque déplacement que ce soit, il est toujours question d’un entre. Si j’utilise l’interaction de plusieurs phénomènes, comme par exemple la rencontre d’un liquide dans un espace convexe, le frottement d’un corps contre un savon, celle du moule et sa matière interne, c’est que je porte une attention particulière à leurs résultats : le renversement des situations au travers, la consomption de la matière ou l’empreinte. Je tente de révéler ces imperceptibles états, pour la fragile subtilité qui en émane. Cette finesse que Duchamp nommait l’inframince; la passerelle qui rend forte une chose à peine, le point exact de transition qui provoque, ce que je nomme : point / bascule.
Amandine Artaud
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