Archive for February, 2010
NO FOCUS today
ÇA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS 10-04
IT’S HAPPENING NEAR YOU / TÉ LLOC A PROP DE CASA
de Sophie Phéline
NO FOCUS today, instead of no milk today (comme dans la fameuse
chanson d’après la guerre d’Algérie).
Mais dans ma chansonnette de ce jeudi, ce n’est pas cause de pénurie… Ce serait
l’inverse : l’embarras du choix.
Ah, la question de choix !
Ça me rappelle lorsque j’accompagnais dans ses dérives un dinosaure aujourd’hui
disparu, Richard Baquié. La nuit nous roulions sur la corniche vers l’Estaque, je conduisais, il dessinait, il faisait des projets, nous étions un peu ivres. Nous parlions toute la nuit, sans but et d’un coup, il disait : « Tu dois choisir, tu roules à droite ou à gauche… mais tu choisis. Tu choisis.
Les artistes passent leur temps à choisir. »
Cette petite phrase en a fait de bien plus longues imaginez vous depuis le temps !
Alors, ce soir, mais en faisant court, donc sous forme de brèves voici ce que j’ai choisi de
partager : 1- la gueule superbement déglingue d’Eddy Mitchell sur les colonnes Morris, 2- le striptease de la Tour Eiffel dans le ciel outrageusement poudré de Paris, un petit matin lorsque je vais me coucher, 3- ce couple enlacé dans les allées du Grand Palais qui tente de tordre le cou à des souvenirs qu’ils voudraient oublier et qui n’attendent pas Christian Boltanski pour surgir au détour de leurs regards échangés, 4- la coïncidence des images entre les façades d’Yves Belorger, les containers d’une écrivaine – photographe, des accumulations de palettes le long de l’autoroute et les tableaux d’Edi Hela dont j’ai déjà parlé, 5- les banalités qui s’échangent les soirs de vernissage et l’indifférence à tout ce cirque dans les ateliers de Marc, de Marlène, de Jacques, de Michaël Woolworth 6- quelques nouvelles d’ici un peu molles et les dernières cabanes qui arrivent : YES ! , 7- l’annonce au Palais de Tokyo de la perspective d’un Bel Eté, sexy et aventureux : hayo sur CASANOVAFOREVER, all over the Languedoc-Roussillon, 8- le choix de faire silence sur d’autres choses 9- un petit flash back en quittant Paris hier soir. Le labyrinthe du
métro morne et silencieux comme un dimanche soir. Enfiler comme un
automate couloirs, escaliers, encore couloirs, dernier escalier, se claquemurer dans son manteau en feignant d’ignorer l’étreinte glacée des mains de la nuit. Hisser un bagage trop lourd jusqu’à ma balé à Paris, enfin ma case ou si vous préférez ma chaumière, ma piaule quoi, ma tôle.
Mais non pas un taudis ! Ni un gourbi, pour qui vous me prenez vous ?
Pas tout à fait comme mon cabanon aux Goudes, un peu dans le genre d’un
perchoir ou d’une gloriette. A peine plus grand qu’une logette, certes.
Cernée de maisonnettes et de cahutes. Oui, avec niche pour chien…
Un château, un palais ? En quelque sorte.
C’est là, avant dernière rue, à l’angle du boulevard des Pyrénées.
A gauche, puis à droite, porte rouge, digicode 1, digicode 2. Un étage, deux
étages, parquet qui craque, trois étages, réamorcer la minuterie. Encore
deux étages.
Deux portes sur le palier. A gauche toute. Clefs dans la serrure.
Bienvenus dans ma cabane, – les cabanes… the end ce soir, mais à
suivre pour ceux qui ont répondu.
ACTU… GO TO THE U.S! SUS A L’ARMORYSHOW ( l’artychienne
part dans 3 jours)
FOCUS – Prendre son temps ?
FOCUS
de Sophier Phéline
- Prendre son temps ?
- Le plus longtemps…
- Gagner du temps ?
- Sur qui ? Sur quoi …
- Perdre son temps ?
-…………………………………………………………………
Si je peux me permettre; en ce qui me concerne : le temps de me perdre.
Bien, vous avez compris !
La semaine dernière j’ai parlé du lieu. Ce soir, je parle du temps; enfin je
souhaitais en parler ! André Rouillé eut un temps d’avance sur moi. « Qu’est-
ce-que le contemporain ? » magistral…
Il a toujours un billet d’avance sur moi; bof, c’est comme ça, c’est normal.
Donc, au cœur des questions que je me pose et que j’impose aux artistes que
je fréquente : « Et le temps ?, ça compte comment pour vous, pour toi ? »
Le temps qu’il fait ?
L’air du temps ?
Le temps, c’est de l’argent… vulgaire, non ?
Emploi du temps. Trop flippant.
Revenir à l’essentiel .
C’est quoi être de son temps ?
Prends –tu/ Prenez –vous vous le temps ?
Evidemment j’ai un faible pour ceux qui rétorquent :
- L’art du temps… tu en parles de l’art du temps ?
Ho la la !
Ça devient compliqué… on est jeudi.
Demain, il faut encore avoir la tête fraîche, donc je vais vite fait zapper sur le
temps de l’art, le temps pour l’art, histoire de ne pas vous prendre trop de
temps.
ÇA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS 10-04
IT’S HAPPENING NEAR YOU / TÉ LLOC A PROP DE CASA
ARTYSHOWS … pas que pour artychienne qui accorde du temps au
temps
Montpellier – galerie Iconoscope 30 avril
Edi HELA Les temps satellites
www.iconoscope.fr
Portraits d’architectures qui se voudraient
« de leur temps », délaissées au bord de
nowhere ; Une manière de s’inscrire dans le
temps et d’y échapper. Le temps romantique.
Sérignan – M.R.A.C 6 juin
Architecture en ligne
www.museedartcontemporain@cr-languedocroussillon.fr
A dessein, plusieurs artistes
ici réunis, le temps, celui qui ne se mesure
pas, de l’idée, du projet, du dessin
d’architectures à la réalisation de celles-ci.
Le temps des utopies ??????????????????
Sète – C.R.A.C 25 avril
Florence Paradeis . Drink in the Park
L’extra – ordinaire surgit dans des arrêts sur images
sur rien que de très ordinaire. Le temps d’une pause.
Collioure – Musée d’art moderne 5 avril
Point / Bascule
Villa Pams, rte de Port Vendres
ÇA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS 10-04
IT’S HAPPENING NEAR YOU / TÉ LLOC A PROP DE CASA
Amandine Artaud .. du temps à consumer
sans modération.
FOCUS Ici ou et là – THE PLACE TO BE
RDV [AC] – 1 BIS PLACE BARDOU-JOB – 66000 PERPIGNAN – RDVAC66@GMAIL.COM
VU là : Les sexe-toys de Stephen Marsden 
.
ENTENDU ici : des promesses fallacieuses

et ailleurs des conversations cabotines

LU plus loin : Mettray Ce n’est pas seulement en rapport à Jean Genet ( né il y a un siècle, déjà), c’est aussi le nom de la revue créée par Didier Morin en 2001 qui consacre chaque parution à un artiste invité. Le dernier numéro est consacré à Bernard Plossu Le voyage mexicain 1965-66 www.mettray.com
RELU là-bas : Jean- Luc Nancy Au fond des images (revenir page 70) ECOUTÉ en boucle un peu partout : Winter song by Avashai Cohen TRIÉ des cabanes arrivées de partout :

parfois toutes retournées par un étrange
voyage.



FAIT le rêve fou …d’ une cabane tellement incongrue pour ici que je
l’appellerai l’isba.
PAS VU, PAS ENTENDU, PAS LU, NI RELU, NI ECOUTÉ tant de choses…The place
to be ! Vous avez souvent le sentiment, vous, d’être au bon endroit au bon
moment ?
! FOCUS PERPIGNAN DESSINE-MOI UNE CABANE part one.
ÇA SE PASSE PRÈS DE CHEZ VOUS
IT’S HAPPENING NEAR YOU / TÉ LLOC A PROP DE CASA
!
FOCUS PERPIGNAN DESSINE-MOI UNE CABANE part one.
Place Cassanyes, rdvac66@gmail.com , 5 – 25 février 2010
Si je dis « La mort de l’art ??? », l’artychienne, allongée aux côtés de son copain Hegel, le
chat roux, soupire et rêvasse : « Ah ! l’amooooooooooore de l’art… ».
Si je lui dis, « La mort dans l’art ??? », elle se crispe : « Les morts, les disparus, les oubliés à
jamais et pour toujours ? Ou bien ce que j’ai évoqué dans mon billet précédent, m’esquivant sur une
pointe d’ironie du commentaire plus grave que requiert l’œuvre de Christian Boltanski ou d’Erik
Dietman ? »
Court silence.
– Tu veux parler de l’actualité ? Elle pose sur ma pile de papiers le communiqué de presse du
musée Maillol (à Paris. Pas celui d’ici ; dounotdrim !). C’est la vie ! – Vanités de Caravage à Damien
Hirst, « … un parcours singulier des vanités et de la représentation de la mort à travers les différentes
périodes de l’histoire de l’art. »
Plus inspirée par la lumière d’avant printemps qui fait ses premiers dans les rues d’ici, que par
les grands sujets de la vie et de l’art, nous allons rôder. Dans mes poches, mon attirail : Ovide,
clopes, crayon, carnet et… sait-on jamais, mon téléphone. Petits tours et détours, envie d’un café au
soleil. Direction place Cassanyes, comme toujours sous haute surveillance : caméras, ambulance,
odeurs de menthe, de coriandre, de rôtisserie et de miel. Café fermé ! Trois courses. Échange de
nouvelles avec madame Auger qui a fardé son joli sourire d’un soupçon de résignation. On va lui
casser sa cabane ! L’artychienne me regarde : « Elle est triste ? »
On fait demi-tour, toujours à la recherche d’un café au soleil. Je change d’itinéraire et j’en profite pour
faire quelques photos
que je bidouille à
ma manière. (Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est l’entrée de l’ex. école de dessin de Perpignan).
L’artychienne exaspérée par mon silence tire sur sa laisse et hausse le ton : « Ho ! Réponds –
moi, elle est triste la bouchère ? ( c’est Madame Auger) ».
- Oui, elle est triste. Elle a la mort dans l’âme.
- « La mort dans l’âme ???? » Qu’est ce qu’on peut faire pour elle ? Une nouvelle cabane ?
Et si je vous passais la main pour un prochain billet ? En me dessinant une cabane
par exemple… et pour ceux qui ne savent qu’écrire, écrivez-moi une cabane.
Sophie Phéline
! FOCUS … janvier-février : les soldes de l’artychienne
de Sophie Phéline
Longtemps, sur un air de tralala, il fut chanté qu’il se passait toujours quelque
chose aux Galeries Lafayettes du côté des falbalas.
Aux Galeries Lafayettes, il se passe effectivement plein de choses, toujours
tendances mais souvent trop étriquées comme les slims fashions qui collent aux
cuisses et dessinent les mêmes fesses à celles et ceux qui les portent, pour que
l’on ait envie de s’y précipiter.
Et puis, tout le monde n’habite pas à Paris. Et puis on s’en fout, du côté de ma
niche personne ne connaît la Galerie des Farfouyettes parisiennes.
Paris est si loin.
En province (ça c’est made in France à 100%), il y a les galeries tout court et
toujours et encore partout ailleurs, des projets de nouvelles galeries.
Ouf !
On y court, on s’y précipite… et badaboum, soldes de slims là aussi ! Les mêmes
marques fashion ou leur version fake sans être fun.
Mais qu’est ce que je vais me mettre sur le dos pour ne pas ressembler à tout le
monde ?
Du genre : RED DRESS by J.Koons
C’est les soldes aussi on dirait, dans l’imagination des grands
commichiaires de l’art d’aujourd’hui. A Paris (à croire que c’est le centre du
monde) : MONUMENTA…Boltanski … mémoire, MACVAL…Boltanski…devoir du
souvenir… VENISE 2011… On prend le même et on continue.
Pas très VINTAGE la panoplie !
En tout cas, c’est toujours pas avec ça que je peux imaginer rafraîchir ma garde
– robe. Donc je vais farfouiller dans mes classiques et revisiter le Musée d’art
moderne de Saint Etienne qui annonce du 6 février au 28 Avril
ERIK DIETMAN
dessins sans regarder
Je vous garantis que, soldes ou pas soldes, Erik avait un talent particulier à tailler des
costumes trois pièces aux convenances top fashion.