Archive for January, 2009
Espace d’art mobile Sète
Nous avons fait la découverte d’un espace d’art mobile à quelques pas du CRAC à Sète.
La galeriste sympatique et énergétique s’est installée à Sète pour 6 mois. Ceci et la deuxième phase de son projet innovateur.
L’exposition dans l’espace d’art mobile présente les sculptures de Gerard Koch en dialogue avec des oeuvres d’artistes video, filmmaker et photograph. Tous les oeuvres exposées etait realisées dans l’atelier du sculpteur francais.
Avec Belinda Parsons, filmmaker (UK) Vincent Cunillère, photograph (FR) Peter Goerlich, vidéo (DE) Exposition du 9 janvier au 28 fevrier 2009.
Pour la troisième phase elle organise un CONCOURS D’ART VIDEO/PHOTO/FILM, (voir le texte après le documentaire)
Monica Bor-de-mer nous à parlé de son aventure:
PHASE 2 DE L’ESPA©E D’ART MOBILE:
FLUIDITES@SETE…le but/message ultime de l’ installation/exposition est:
- LA COLLABORATION/LE DIALOGUE ENTRE ARTISTE SCULPTEUR ET
VIDEASTE-PHOTOGRAPHE-CINEASTE…
- LE REGARD EN PROFONDEUR SUR L’OEUVRE DE L’AUTRE SANS JUGEMENT…SANS CLASSEMENT
- INVITATION D’APERCEVOIR LE LIEN DIRECT ENTRE L’HOMME ARTISTE ET L’OEUVRE QUI TRANSMET
LA QUALITE HUMAINE DE L’ARTISTE ET L’EFFET DE CES OEUVRES SUR LE SPECTATEUR…
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PHASE 3 DE L’ESPA©E D’ART MOBILE:
-L’ESPA©E D’ART MOBILE ORGANISE UN CONCOURS D’ART VIDEO/PHOTO/FILM
-FESTIVAL DE FILM/PHOTO POUR L’ANTIPODE-
-INVITATION AUX ARTISTES VIDEO/FILM/PHOTO DE LA REGION DE PRODUIRE DES OEUVRES VIDEO
ENTRE 3′-11′MINUTES POUR ‘L’ANTIPODE’ AVEC LE TITRE: ‘VOIR ET ETRE VU PAR L’ETRANGER’… LE
MESSAGE PART DE ‘SETE HERAULT FRANCE’-
-LES ARTISTES SONT INVITES A PRODUIRE DES MESSAGES ARTISTIQUES POUR UN PUBLIC MAORI ET
ARBORIGENE QUI SERONT ENVOYE PAR LE CENTRE DE LA TERRE VERS LA NOUVELLE ZELANDE. LES
AUTEURS DES 3 OEUVRES SELECTIONNEES PAR LE JURY GAGNERONT UN VOYAGE EN NOUVELLE
ZELANDE/AUSTRALIE POUR PRESENTER LEURS OEUVRES
-DESCRIPTION DU LIEU DE PROJECTION DANS L’ESPA©E D’ART MOBILE:
-L’ANTIPODE EST UN CINEMA D’ART VIDEO. CE CINEMA EST COMPOSE D’UN ECRAN ROND (110CM DE
DIAMETRE) OU L’OEUVRE VIDEO EST VU PAR TERRE DANS UN PUIT. CETTE IMAGE VIDEO RONDE
CREE UNE FENETRE AVEC VU SUR L’AUTRE COTE DE LA TERRE. DEPUIS 2004 DES ARTISTES DE TOUS
HORIZONS ONT CREES DES OEUVRES VIDEO POUR ‘L’ANTIPODE’. L’ESPA©E D’ART MOBILE
APPARAITRA EN NOUVELLE ZELANDE ET EN AUSTRALIE AVEC L’ANTIPODE DANS SON BAGAGE.
-DESCRIPTION DU CONTENU DE L’OEUVRE:
L’OEUVRE DOIT CONTENIR UN MESSAGE DE ‘SETE HERAULT FRANCE’ ADRESSE A UN PUBLIC DE PREMIERE NATION, MAORI, MORORI ET ARBORIGENS. LE CONTENU DES OEUVRES REPRESENTE NOTRE VIE ICI AVEC TOUTES NOS HABITUDES, NOS ENDROITS PREFERES, NOS CROYANCES, NOS METIERS ET NOS COUTUMES AUX ETRES HUMAINS DE LAS BAS DE L’AUTRE COTE DE LA TERRE
-OUVERTURE PRE-FESTIVAL LE 11 MARS 2009
-DU 11 AU 22 MARS 2009 LE JURY DE L’ESPA©E D’ART MOBILE VISIONNE ‘LES NOTES D’INTENTIONS’
ET LES DVD ‘CONTENANT LA MAQUETTE DE LA VIDEO/ DU MONTAGE PHOTO
-LA PRODUCTION DES OEUVRES SERA DANS CERTAINS CAS SOUTENUS PAR ‘UN CONTRAT D’AIDE A
LA PRODUCTION’
LA SELECTION SERA A DEFINIR PAR LE JURY
-PRESENTATION PUBLIC EN AVRIL 2009
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INSCRIPTION:
POUR PARTICIPER AU CONCOURS IL FAUT ENVOYER LE FORMULAIRE CI-JOINT A
‘L’ESPA©E D’ART MOBILE, 3 QUAI ASPIRANT HERBER, 34200 SETE
RENSEIGNEMENT: TEL. 0611325536 ET MAIL: OCEAN.MO@MAC.COM
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FORMULAIRE D’INSCRIPTION:
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NOM:
PRENOM:
ADDRESSE POSTALE:
ADDRESSE E-MAIL:
TELEPHONE:
MANIFESTE SON INTENTION DE PRODUIRE UNE ‘OEUVRE VIDEO’ POUR ETRE PROJETER DANS L’ANTIPODE ET ACCOMPAGNE SON INSCPRIPTION AVEC ‘UNE NOTE D’INTENTION’ (1 PAGE A4) AVEC LEUR INSCRIPTION:
LES ARTISTES INSCRITS AU FESTIVAL DE L’ANTIPODE PRESENTERONT LE 11 MARS 2009 :
-UNE DVD CONTENANT LA ‘MAQUETTE DE LA VIDEO/MONTAGE PHOTO’
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CRAC Sète Languedoc Roussillon 16/01-08/03
‘www.doc-art.net website’
Nous nous sommes aventurés jusqu’à Sète pour y voir les 2 expositions que propose le CRAC en ce moment et qui sont à mon avis très contradictoires.
La première: PROJECT-ROOM : Continents à la dérive
avec Caetano DIAS, Ángela FERREIRA et Bouchra KHALILI
.
« ……mais finalement le monde se dérobe et résiste à toute maîtrise de l’humain, nous rappelant régulièrement par l’intermédiaire de catastrophes climatiques (auxquelles nous contribuons) ou de mouvements tectoniques que c’est lui qui mène finalement le jeu de nos existences. Ses ” afflictions” physiques provoquent le déplacement de millions de personnes créant ainsi des zones de conflits parfois invisible. »
Extrait du beau et engagé texte de Muriel Enjairan, commissaire de l’exposition.
contre:
DIALOGUE : L’empathie des parties - Afinitats Electives
Exposition du 17 janvier au 8 mars 2008
avec Yann BEAUVAIS, Neal BEGGS, Ángela de la CRUZ, Christophe CUZIN
Hassan DARSI, Juan Antonio HERNÁNDEZ DIEZ, Irène van de MHEEN,
Miguel Angel MOLINA, Miquel MONT, Marylène NEGRO
Jesús PALOMINO et Emmanuelle VILLARD
Commissariat Miquel Mont, Gloria Picazo et Noëlle Tissier
…..Les notions de parcours et de dialogues entre de petits ensembles ont déterminé ici la structuration de l’exposition. Le marquage de l’espace (de certains murs) rend manifeste la fonction de tout dispositif visuel mural. (Miquel Mont)
Le point commun entre ces artistes est de renouveler l’expérience première du regardeur quant à la construction de l’œuvre.
En gros ce sont des jeux formels avec des matières mortes et des mots et couleurs politiques - un peu réfrigérant !- avec quelques exceptions, le travail « if Muhammed » de Neil Beggs est tellement fin que je ne l’ai même pas vu , mais je trouve son site bien intéressant: ‘www.beggs.info’ , celui de Marylène Negro qui réussit à faire renaître le sentiment d’une forêt de sapins à partir d’une simple photo projetée. Les collages de Jesùs Palomino (quel joli nom !) avec des matériaux pauvres et ordinaires, et l’installation visuelle, sonore et dérangeante, avec projection de textes traitant du sida, de Yann Beauvais.
Mais faites-vous votre propre opinion : allez-y !
La Vidéo selon Jörg NEITZERT : De quelques Hypothèses ?
Lorsque que l’on pénètre pour la première fois dans l’atelier de Jörg Neitzert, on sera
surpris non pas de l’abondance des dispositifs technologiques dont il s’entoure, ce qui ,
quels que soient les registres et supports de la création contemporaine, tend à devenir
plus qu’un confort, une nécessité . Mais l’on trouvera peut-être surprenant la présence
insistante parmi les livres d’art d’un fort contingent de livres de géométrie ou de
mathématiques . Présences dont on ressent confusément qu’elle n’est pas le fruit de
l’opportunité ou d’une piste de travail ponctuelle et particulière mais bien l’accompagnement
constant d’une vie.
Et, en effet, à mesure que l’on connaît ses travaux et que l’on en devient familier, on
découvre qu’une telle constante n’a cessé de nourrir son œuvre de ces polyèdres réguliers
selon le « secret du monde » de Kepler, ou des propositions logiques de Gödel et,
bien entendu, de toutes les correspondances, équivalences, démonstrations que les
artistes ont, de tout temps, tirées de telles propositions. Et ce depuis l’Italie ou l’Allemagne
de la Renaissance jusqu’au Kandinsky du Bauhaus, jusqu’aux figurations de l’utopie
géométrique d’ Escher, sans oublier les « fractales » prémonitoires de Pollock, et,
bien entendu la vie et l’œuvre de Marcel Duchamp. Car il est assez établi que la rupture
de celui-ci avec l’art (en tous ses supports confondus) de son temps est à trouver dans
la lecture qu’il fit de l’œuvre théorique du mathématicien Henri Poincaré
(autre découvreur de la relativité ! ) .
Pour autant Duchamp sera aussi pour Jôrg Neitzert comme une marque, une borne frontière,
lorsque au début des années soixante jeune dessinateur graveur Il découvrit à Düsseldorf
et par Joseph Beuys, que le silence de Duchamp était somme toute « surestimé » .
Fixé, quoique nomade impénitent, à Paris à la fin de ces mêmes années, Neitzert produit
alors des séries de gravures et d’aquarelles toutes dédiés aux utopies géométriques ou
aux réalités non visibles, non-discernables, charmes non-euclidiens, espaces courbes selon
Gauss et mystères infinis du ruban du ruban de Möbius .
C’est d’ailleurs à celui-ci qu’il devra de se trouver dans une situation qui va réorienter son
œuvre plastique. Au début des années 1990 filmant en vidéo presque par hasard l’un de
ses rubans, multicolores, ( qu’il aime à peindre ou à confectionner depuis des années,
en papier, en tissus) il découvre dans le désert Marocain, puis en Inde et aux hasards des
vents, des formes et des virtualités formelles neuves ou novatrices . Il pense alors à une sorte
de révélation qui résoudrait cet impensé ( qui peut-être est à l’origine du » silence »
de Duchamp) et que Poincaré énonçait comme une limite de la science : son incapacité à
atteindre les choses, et en conséquence, proposait que sa seule efficacité ne pouvait se situer
que dans l’atteinte et la description de la relation entre les choses . Ce qui, après tout est
aussi la condition nécessaire et suffisante de toute création artistique .
Dès lors Jörg Neitzert choisira d’inscrire, et aujourd’hui encore, ses travaux dans et par les
moyens de ce qu’il est convenu d’appeler l’art vidéo et les ressources de l’image numérique.
Pour autant il n’aura n’a jamais été en ce domaine un néophyte . Il pratiquait celles-ci depuis fort longtemps, au moins pour des captations de performances, ou des sortes de croquis de
voyages. De plus, - établi en son atelier galerie de Saint-Chinian - il associera toujours
aux corpus des expositions qu’il présente au moins une œuvre vidéo et souvent parmi les plus indiscutables propositions du genre .
L’œuvre vidéo de Neitzert est donc traversée de tout cela mais elle cherche pas à poser
que l’art vidéo ou l’image numérique soit l’art après l’art . Il ne suggère en effet, dans cet
« après » qu’il organise avec la rigueur des familiers du trait et de la gravure, que des repères,
des registres, des énumérations de mouvements , des figures, de formes, et des relations de
celles-ci entre elles et entres elles et nos regards, nos sensibilités. Rien, pourtant, chez lui n’est conservateur, car c’est l’homme de la collecte des curiosités mutantes comme gages probables
de nos avenirs . Un humaniste conséquent , faussement égaré en ce temps, mais qui sait néanmoins où il va , et par cette vertu, nous y entraîne.
Daniel Bégard . Janvier 2009

