Mark Lockett - piano Satie I love you
texte de Valérie Schlée
143 : Satie, I love you (Vexations)
Mark Lockett – piano
La Coopérative d’art et de littérature, Montolieu
16 et 17 mai 2009
« Pour se jouer 840 fois ce motif, il sera bon de se préparer au préalable et dans le plus grand silence, par des immobilités sérieuses »
Les immobilités impossibles et pas sérieuses des humains
18h 03
25 humains et un pianiste
première Vexations posée 
assis le long de la virgule de chaises
assis devant la baie vitrée, face au pianiste
assis sur l’escalier, dos au pianiste
assis au faîte, en maître
se levant, diagonale vers une toile
déambulant sur la coursive
filmant, photographiant
deux enfants sur les genoux
un enfant tombe de sa chaise
fracassent le silence autour du pianiste
arrivent, s’embrassent
petite graine après chaque motif
prélevée dans un bol, lâchée dans un autre
840 graines, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8
le son du grain dans le bol
sortir, revenir
assis met sa veste
assis regarde ses pieds
assis, regard perdu
assis souriant
pianiste souriant derechef
debout, choisissant des cartes
assise dormant
conciliabule devant la porte
motifs se mêlant à la parole
motifs en monochrome
assis dans l’histoire d’un événement
celui qui parle à voix basse
celui qui écoute de place en place
film se déroulant, la musique aussi lente
qu’un film de Duras
pleine alors que vide à son début
celle avec un soleil sur un sein
celui dans sa barbe
celui écrivant
celle fouillant son sac
celle bras nus
celle pieds serrés à plat
celle en danseuse
celle s’essuyant les mains dans un foulard
celui flashant
celui toussant, celle pareille
regardant la vitrine
celle partie boire un thé
celle qui s’absente
celui qui parle de transe
ceux qui fument dehors
ceux qui bavardent doucement
ceux qui visitent Clauzel et Degottex
ceux qui rêvent de version jazz
ceux qui pensent à la nuit
ceux qui parlent d’autisme, d’ascétisme
la tête du pianiste par-dessus le couvercle du piano
son regard amusé, interrogateur
son regard qui guette
celle derrière le poteau
celle dans le carré de lumière
le son de clavecin du clocher
19h
20 humains et un pianiste
celle qui bat le rythme avec ses pieds
celle qui n’a pas bougé
celle la tête penchée
celle qui frissonne dans sa veste
celui qui descend les escaliers
le trait rose en travers de la proue du piano
verticalité du son, de la couleur, du buste du pianiste
au sol la trajectoire de chaque personne
celle qui prie
celle qui imagine que le pianiste trébuche
celle qui s’accoude à la balustrade
un enfant traverse l’espace à grands pas
l’enfant demande : ça finit à quelle heure ?
- demain à 16 heures – sans voix
celui la tête dans les mains
celle qui regarde ses mains
celle qui avance lentement
celle qui s’éloigne sur la pointe des pieds
celui qu’on n’a pas vu entrer
ceux qui relisent sans fin les notes d’intention
celui dont l’ombre passe longue
8 humains et un pianiste
Celle dont les doigts de pieds bougent
Celle qui guette le passage de la graine
Pour le son pour le geste pour la ponctuation
Celle qui voudrait sortir, n’y arrive pas
20 heures
25 humains et un pianiste
celle qui fait l’ange au balcon
comme dans la bibliothèque de Wenders
le pianiste va-t-il se mettre debout
des enfants courent dans les graviers
le regard du pianiste plus présent et va loin
échange d’un sourire nourrissant
celle qui ne veut pas manger devant le pianiste
celle qui s’est assise à l’étage
celle qui rapporte à manger
dans un grand sac plastique
celle qui fait tourner les pages
celle qui caresse le dos de sa voisine
celui qui éteint les lumières
sauf celles de l’allée centrale
celle qui médite les yeux fermés
dos droit jusqu’au chignon
le visage du pianiste émacié
le bruit des couverts, celui dans le ventre
le regard du pianiste vers le bol, lequel
les rides sur son front
celui qui pense que le pianiste va devenir fou
c’est lui qui décline
ceux qui mangent silencieusement
ceux qui servent le vin en coulée tranquille
celui qui invente le langage musical avec ses mains
celle qui regarde les autres manger
pour soutenir le pianiste
celle qui coupe du pain
celui qui dit on est heureux
celle qui se ressert du vin
celui qui rit des haricots, cailloux
graines qui prennent d’autres noms au fil des heures
21 heures 20
25 humains et un pianiste
celle qui a froid fume
ceux qui partent après 5 minutes l’air halluciné
ceux qui croient avoir croisé la folie
un lévrier crème lorgne vers la porte
celle seule à entendre des fausses notes
celle qui sort avec le sac en plastique
celle qui cherche la cafetière
celle qui voudrait boire encore
celle qui met une porte entre elle et le piano
pour les oiseaux du crépuscule
celle qui regarde la profondeur de la nuit
à travers les fleurs d’acacia
celle qui désire toucher le dos du pianiste
celle qui voudrait lui caresser les chevilles
celle qui rêve de lui masser la nuque
le pianiste rendu intouchable encadré par la porte
celle sur le mur rouge qui écrit
celle qui regarde l’accent rouge de coopérative noire
celle qui pense aux variations Diabelli
un téléphone sonne et le pianiste passe
de la verticale à l’oblique puis revient
vexations temporaires, les chauve-souris entrent
le chien errant se fait traiter de salopard
la politique n’a pas compris
elle attend d’autres morceaux de Satie
la politique trouve que c’est une très mauvaise idée
de diffuser ces vexations par les haut-parleurs du village
22 heures de vexations, c’est trop pour la politique
on règle des affaires à distance
on rit on ne sait pas ce qu’on dit
on prépare du café en se bouchant les oreilles
on demande de pouvoir venir avec son chien
demandez donc à Satie
un saxophoniste n’y croit pas
deux fois qu’il revient et le pianiste est toujours là
on rapporte du tuocha et on partage du chocolat
les noisettes font un bruit effrayant sous les dents
on chantonne maintenant
on est allé se coucher dans sa voiture
23 heures
15 humains et un pianiste
une belle femme tellement figée
le pianiste la main droite sur le haut de la cuisse
mais la ligne de basse oblige
on ne se parle presque plus
on rit de plus en plus doucement
on ne sait pas si on tiendra
on s’étonne de la concentration du pianiste
son sourire est amer maintenant
le piano Lefèvre Albi n’a pas bougé lui non plus
quelqu’un éternue à l’étage
le pianiste fronce les sourcils
sourit légèrement, soupire
le parquet grince au-dessus
quelqu’un enlève ses lunettes
quelqu’un s’endort sur son bras
quelqu’un n’a pas froid aux pieds
quelqu’un dont le dos s’est affaissé
3 humains et un pianiste
on n’a plus de notion de l’heure
le pianiste se frotte le nez
une voiture arrive, 6 personnes toutes neuves
une main glisse sur la rambarde en métal de l’escalier
et sonne la descente
4 personnes de plus
23 heures 10
13 humains et un pianiste
un couple d’allemands est abasourdi
la nuit bourrée d’étoiles bruit
24 heures 39
20 humains et un pianiste
une s’est couchée dans l’escalier
un soupire, un autre chuchote encore
le pianiste boit une gorgée d’eau
une autre avec un autre motif
12 humains et un pianiste
un se tient debout les bras croisés
le regard vague du pianiste
une ne cesse de suivre la partition
plusieurs viennent encore
une monte se coucher dans une cuve
un pose un café au pianiste
plusieurs regardent l’exposition
un déambule en chaussettes ajourées
une dessine un croquis
un dessine un croquis
un autre accroupi contre un poteau
plusieurs parlent encore dehors
3 heures 30
3 humains et un pianiste
celle qui pleure
la musique et le pianiste sont si tristes à cette heure
une couverture sur les épaules
celle qui ne veut pas se coucher
7 heures
12 humains et un pianiste
celui qui n’y croit pas revient
le pianiste est toujours là
8 heures 30
10 humains et un pianiste vertical
croissants frais dans une euphorie naissante
10 heures
15 humains et un pianiste
celui qui arrive a déjà entendu ce morceau
celle qui imagine la venue du loueur de piano
et de l’ambulance pour le pianiste côte à côte
celle qui reste 5 minutes dont les doigts gèlent et pleure
celle qui fait tinter son gilet sur un poteau
le sourire du pianiste persistant
ce moment historique dans la durée
14 heures 15
20 humains et un pianiste
qui cherche maintenant du regard, nous revient
quelques graines dans le bol inversé
et le son de ses doigts cherchant les dernières
ceux qui sourient, entendus, entendants
ceux qui curieux
ceux qui jubilent
ceux qui pensent que se levant tombera
celle qui venue hier pour la première heure,
revient pour la dernière
le pianiste sans un mot depuis 20 heures
saura-t-il articuler un mot ?
celui qui peint à l’aquarelle
la dernière figure du pianiste
celle qui se rapproche du pianiste
presque on pourrait le toucher maintenant
celui qui capte les dernières graines
le pianiste regarde de plus en plus souvent le bol,
hésite, motif marqué de silence suspendu
le pianiste yeux écarquillés
dans la lenteur soutenue
celle qui voudrait le soutenir
15 heures 03
40 humains et un pianiste
silence plein
applaudissements et bouillon d’émotions
le pianiste prononce :
« écrit sur une seule page »
valérie schlée
Espace d’art mobile Sète - HORIZONS
Mobile art space 3 quai Aspirant Herber Sète 
du 9 avril au 10 mai 2009
Exposition ouverte tous les jours 17:00 - 19:00
le mercredi, samedi et dimanche à partir de 14:00 - 19h00
Sabine Rhetore, globes Mary Moriceau, vidéo Doris Schläpfer, vidéo
Antoine Rousselle, vidéo Alexandre Gilibert, vidéo Vincent Cunillère, photo
www.mobileartspace.org/Horizons@sete/accueil.html
L’objet de cette exposition étant de présenter des visions variées de notre monde, pays, région, ville aux populations situées à l’exacte antipode de notre situation géographique.
Nous étions particulièrement touchés par la vidéo d’ Antoine Rousselle, projetée dans le puit de l’antipode:
KIA ORA TUAKANA
En language Maori: Bonjour et bonne chance frère


de Kathleen Burlumi
read text in english.
L’artiste est seul debout, pieds nus, tout à la fois mime, marin, shaman. Il tend ses bras vers nous, comme s’il venait des antipodes. Mème quand il bouge, danse, nage, il occupe le même espace et communique avec nous par gestes. Un monde complexe gravite autour de lui à une vitesse vertigineuse. Il se protège en se refermant sur lui même tel un coquillage, puis ressort de sa coquille prêt à recommencer.
Dans ce monde simple et pur, paradisiaque, les fruits de la mer et de la terre lui sont offerts, et il les offre à son tour à Dieu et à nous.
Nous le remercions pour le miracle d’être là où nous sommes.
Des projections rapides d’images de la ville de Sète à travers les époques envahissent l’écran : tout d’abord la mer, puis le port, et tous les changements de la ville, industrialisation, urbanisation, publicité et société de consommation.
Nous visualisons en accéléré la construction de notre société au sens psychique et matériel. Graduellement nos actions grotesques et destructrices nous enterrent.
C’est une représentation de dix minutes avec d’innombrables images qui effleurent notre cerveau comme lors d’une Expérience de Mort Imminente (EMI). Le temps s’arrête et nous sommes noyés.
Ceci n’est bien sûr que la description réductrice d’une oeuvre d’art complexe et émouvante. Elle suggère des paradoxes en abondance. Sous notre créativité se cache notre brutalité. Sous notre superficialité se cache notre spiritualité.
Lors de notre passage sur cette belle planète nous sommes incapables de séparer ce qui est sous notre contrôle de ce qui est inévitable.
Le bruit et l’odeur de la mer semblent relier Sète, dans le Sud de la France à l’île de Chatham en Nouvelle-Zélande.
Sète est le miroir, le microcosme de notre monde. L’artiste shaman est peut-être le symbole de notre humanité, de notre force intérieure, et peut-être port-t-il en lui l’espoir de trouver de vraies valeurs.


english
by Kathleen Burlumi
The artist stands bare footed; part-mime character, part sailor, part holy man, reaching out for us from the other side of the world. He never moves from his place, although he swims and dances and makes signs of communication. A complex and ultimately horrendous world grows with startling speed around him and he takes refuge by curling himself up like a shellfish. Afterwards, unchanged, he is ready to begin again.
- We were born into a pure and simple world, a paradise, where everything is good. The fruits of the
planet, the sea and the earth make offerings to us and we in our turn make offerings to one another
and to God. We give thanks to the miracle of being where we are.
Little by little we see flash-forwards of the town of Sète; at first at the sea, then the port, then more and more activity. The town grows through urbanisation, industrialisation, advertising and consumerism. We are lead through the dizzying constructions of our society both in the psychic and the material sense and gradually, the acceleration of our grotesque and distructive course overtakes us.
A ten minute presentation with an uncountable number of images crossing our video-receptive brain is a kind of near-death experience. If we let ourselves drown - no time passes.
This is of course, only a reductive description of a complicated and moving work of art. Many paradoxes are suggested, underlying our creativity and our brutality, our spiritual capacities and our superficiality. We are incapable of separating the controlable from the inevitable through our extraordinary passage through our lovely planet.
The sound and the smell of the sea, in the context of the port, seem to link our two hemispheres, Sète in the South of France to the Chatham islands in New Zealand.
Sète is the mirror, a microcosm of a place within history. The shaman-artist is perhaps a symbol of our humanity - our natural generosity, our inner strenghth, and our hope that we will value our real treasures in the end.
Hamid Maghraoui
.
- Macro industrie
Une installation vidéo au L.A.C. à Sigean
A l’initiative de la galerie Boîte Noire de Montpellier
Du 28 février au 15 mars, weekend only, de 15h00 à 18h00
- Photographies et installations vidéo
Du : 26/02/2009 Au : 26/04/2009
Lieu : Chapelle des Pénitents Bleus
Exposition d’un détourneur de réalité
Horaires : Du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h
Hamid Maghraoui est un illusionniste. Tout en détournant des objets de la vie courante de leur fonction, il joue sur la lumière du jour, l’éclairage artificiel, le cadrage ou encore la distance, dans un effet de trompe l’œil. « J’improvise en extérieur un studio photo avec deux bouts de ficelle et un carton. Après, cela devient magique en apportant quelques transformations. Ma démarche se veut simple, épurée et efficace. »
Informations :
Service Culture et Patrimoine
04.68.90.30.65 / culture@mairie-narbonne.fr
« l’art est pour les oiseaux »
Avis de parution
d’un coffret de quatre catalogues
de l’artiste Christian Hadengue
(2004 à 2008, photo et peinture)
Les catalogues sont réalisés sur papier mat couché 200 gr, couverture ivoire 300 gr
Format 20×20 cm, 4×24 pages environs.
Dans un des catalogues sont publiés des textes de valérie schlée “il sera temps” et “une fausse vigueur dans la souche”.
Chaque coffret est un exemplaire unique, collage de monotypes, encre lithographique sur papier et carton.
Le coffret sera disponible à partir du 15 mars 2009 pour la somme de 35 euros, frais de port inclus.

Nom prénom
Adresse
commande ……..exemplaire(s)
d’un coffret de Christian Hadengue au prix de 35 euros par exemplaire
et verse la somme de …….. euros
(chèque à l’ordre de Christian Hadengue)
Christian Hadengue
Chemin de la Découverte
11260 FA
christianhadengue@gmail.com
www.hadengue.eu
.
Bien sûr le lieu a de l’importance.
Chemin de la découverte au large de Fa, ça ne s’invente pas ; il préexiste, il accueille, trente ans auparavant, la naissance de Séraphin (combien de paires d’ailes celui-là ?), l’atelier de ‘Christian Hadengue’ et l’an passé, ‘Valérie Schlée’ ‘Valérie Schlée editions potentille’ et la yourte.
Bien sûr on y a planté des arbres, et encore la semaine dernière des fruitiers.
Ancrage, lieu de tous les départs, artistiques, amoureux, créatifs, quoi !
Mais les commencements n’ont pas d’attache, ils se dessinent ailleurs, ils sont mouvants, neufs, à chaque fois.
Séraphin s’envole, acrobate, jongleur, échassier sur air, rebondit entre Genève et Rio, de Madagascar au Japon, entre Dubaï et la Pologne … clown à l’heure qui vient aussi bien.
Christian estampe ses imaginaires, peint ses horizons, du Mexique à la Californie, du Canada à Toulouse, jusqu’au Laos…Artiste, pour de vrai : « art », c’est « une façon d’être ».
Valérie écrit tout ce rien à dire, écrivailleurs, en itinerrance et s’en va lire à haute voix les mots des autres, revient.
Ces deux-là se rencontrent à ‘Camas ‘, haut lieu informel de création, frayent à Strasbourg et tissent images et mots au fil du Mékong.
Fa, lieu de rencontre toute humaine et de tous les langages polymorphes.
Musique, musiciens en liberté, ici et plus loin.
‘Mark Lockett’ ‘Mark Lockett myspace’, venu de Birmingham, en passant par New York et Bali, besace d’ethnomusicologue, compositeur et improvisateur, offre de mêler peinture, écriture et musique : il se passe quelque chose.
Lieu de nidification pour envol renouvelé, on ne s’arrêtera pas là.
Ars avibus est : « l’art est pour les oiseaux »
Valérie Schlée
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Espace d’art mobile Sète
Nous avons fait la découverte d’un espace d’art mobile à quelques pas du CRAC à Sète.
La galeriste sympatique et énergétique s’est installée à Sète pour 6 mois. Ceci et la deuxième phase de son projet innovateur.
L’exposition dans l’espace d’art mobile présente les sculptures de Gerard Koch en dialogue avec des oeuvres d’artistes video, filmmaker et photograph. Tous les oeuvres exposées etait realisées dans l’atelier du sculpteur francais.
Avec Belinda Parsons, filmmaker (UK) Vincent Cunillère, photograph (FR) Peter Goerlich, vidéo (DE) Exposition du 9 janvier au 28 fevrier 2009.
Pour la troisième phase elle organise un CONCOURS D’ART VIDEO/PHOTO/FILM, (voir le texte après le documentaire)
Monica Bor-de-mer nous à parlé de son aventure:
PHASE 2 DE L’ESPA©E D’ART MOBILE:
FLUIDITES@SETE…le but/message ultime de l’ installation/exposition est:
- LA COLLABORATION/LE DIALOGUE ENTRE ARTISTE SCULPTEUR ET
VIDEASTE-PHOTOGRAPHE-CINEASTE…
- LE REGARD EN PROFONDEUR SUR L’OEUVRE DE L’AUTRE SANS JUGEMENT…SANS CLASSEMENT
- INVITATION D’APERCEVOIR LE LIEN DIRECT ENTRE L’HOMME ARTISTE ET L’OEUVRE QUI TRANSMET
LA QUALITE HUMAINE DE L’ARTISTE ET L’EFFET DE CES OEUVRES SUR LE SPECTATEUR…
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PHASE 3 DE L’ESPA©E D’ART MOBILE:
-L’ESPA©E D’ART MOBILE ORGANISE UN CONCOURS D’ART VIDEO/PHOTO/FILM
-FESTIVAL DE FILM/PHOTO POUR L’ANTIPODE-
-INVITATION AUX ARTISTES VIDEO/FILM/PHOTO DE LA REGION DE PRODUIRE DES OEUVRES VIDEO
ENTRE 3′-11′MINUTES POUR ‘L’ANTIPODE’ AVEC LE TITRE: ‘VOIR ET ETRE VU PAR L’ETRANGER’… LE
MESSAGE PART DE ‘SETE HERAULT FRANCE’-
-LES ARTISTES SONT INVITES A PRODUIRE DES MESSAGES ARTISTIQUES POUR UN PUBLIC MAORI ET
ARBORIGENE QUI SERONT ENVOYE PAR LE CENTRE DE LA TERRE VERS LA NOUVELLE ZELANDE. LES
AUTEURS DES 3 OEUVRES SELECTIONNEES PAR LE JURY GAGNERONT UN VOYAGE EN NOUVELLE
ZELANDE/AUSTRALIE POUR PRESENTER LEURS OEUVRES
-DESCRIPTION DU LIEU DE PROJECTION DANS L’ESPA©E D’ART MOBILE:
-L’ANTIPODE EST UN CINEMA D’ART VIDEO. CE CINEMA EST COMPOSE D’UN ECRAN ROND (110CM DE
DIAMETRE) OU L’OEUVRE VIDEO EST VU PAR TERRE DANS UN PUIT. CETTE IMAGE VIDEO RONDE
CREE UNE FENETRE AVEC VU SUR L’AUTRE COTE DE LA TERRE. DEPUIS 2004 DES ARTISTES DE TOUS
HORIZONS ONT CREES DES OEUVRES VIDEO POUR ‘L’ANTIPODE’. L’ESPA©E D’ART MOBILE
APPARAITRA EN NOUVELLE ZELANDE ET EN AUSTRALIE AVEC L’ANTIPODE DANS SON BAGAGE.
-DESCRIPTION DU CONTENU DE L’OEUVRE:
L’OEUVRE DOIT CONTENIR UN MESSAGE DE ‘SETE HERAULT FRANCE’ ADRESSE A UN PUBLIC DE PREMIERE NATION, MAORI, MORORI ET ARBORIGENS. LE CONTENU DES OEUVRES REPRESENTE NOTRE VIE ICI AVEC TOUTES NOS HABITUDES, NOS ENDROITS PREFERES, NOS CROYANCES, NOS METIERS ET NOS COUTUMES AUX ETRES HUMAINS DE LAS BAS DE L’AUTRE COTE DE LA TERRE
-OUVERTURE PRE-FESTIVAL LE 11 MARS 2009
-DU 11 AU 22 MARS 2009 LE JURY DE L’ESPA©E D’ART MOBILE VISIONNE ‘LES NOTES D’INTENTIONS’
ET LES DVD ‘CONTENANT LA MAQUETTE DE LA VIDEO/ DU MONTAGE PHOTO
-LA PRODUCTION DES OEUVRES SERA DANS CERTAINS CAS SOUTENUS PAR ‘UN CONTRAT D’AIDE A
LA PRODUCTION’
LA SELECTION SERA A DEFINIR PAR LE JURY
-PRESENTATION PUBLIC EN AVRIL 2009
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INSCRIPTION:
POUR PARTICIPER AU CONCOURS IL FAUT ENVOYER LE FORMULAIRE CI-JOINT A
‘L’ESPA©E D’ART MOBILE, 3 QUAI ASPIRANT HERBER, 34200 SETE
RENSEIGNEMENT: TEL. 0611325536 ET MAIL: OCEAN.MO@MAC.COM
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FORMULAIRE D’INSCRIPTION:
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NOM:
PRENOM:
ADDRESSE POSTALE:
ADDRESSE E-MAIL:
TELEPHONE:
MANIFESTE SON INTENTION DE PRODUIRE UNE ‘OEUVRE VIDEO’ POUR ETRE PROJETER DANS L’ANTIPODE ET ACCOMPAGNE SON INSCPRIPTION AVEC ‘UNE NOTE D’INTENTION’ (1 PAGE A4) AVEC LEUR INSCRIPTION:
LES ARTISTES INSCRITS AU FESTIVAL DE L’ANTIPODE PRESENTERONT LE 11 MARS 2009 :
-UNE DVD CONTENANT LA ‘MAQUETTE DE LA VIDEO/MONTAGE PHOTO’
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CRAC Sète Languedoc Roussillon 16/01-08/03
‘www.doc-art.net website’
Nous nous sommes aventurés jusqu’à Sète pour y voir les 2 expositions que propose le CRAC en ce moment et qui sont à mon avis très contradictoires.
La première: PROJECT-ROOM : Continents à la dérive
avec Caetano DIAS, Ángela FERREIRA et Bouchra KHALILI
.
« ……mais finalement le monde se dérobe et résiste à toute maîtrise de l’humain, nous rappelant régulièrement par l’intermédiaire de catastrophes climatiques (auxquelles nous contribuons) ou de mouvements tectoniques que c’est lui qui mène finalement le jeu de nos existences. Ses ” afflictions” physiques provoquent le déplacement de millions de personnes créant ainsi des zones de conflits parfois invisible. »
Extrait du beau et engagé texte de Muriel Enjairan, commissaire de l’exposition.
contre:
DIALOGUE : L’empathie des parties - Afinitats Electives
Exposition du 17 janvier au 8 mars 2008
avec Yann BEAUVAIS, Neal BEGGS, Ángela de la CRUZ, Christophe CUZIN
Hassan DARSI, Juan Antonio HERNÁNDEZ DIEZ, Irène van de MHEEN,
Miguel Angel MOLINA, Miquel MONT, Marylène NEGRO
Jesús PALOMINO et Emmanuelle VILLARD
Commissariat Miquel Mont, Gloria Picazo et Noëlle Tissier
…..Les notions de parcours et de dialogues entre de petits ensembles ont déterminé ici la structuration de l’exposition. Le marquage de l’espace (de certains murs) rend manifeste la fonction de tout dispositif visuel mural. (Miquel Mont)
Le point commun entre ces artistes est de renouveler l’expérience première du regardeur quant à la construction de l’œuvre.
En gros ce sont des jeux formels avec des matières mortes et des mots et couleurs politiques - un peu réfrigérant !- avec quelques exceptions, le travail « if Muhammed » de Neil Beggs est tellement fin que je ne l’ai même pas vu , mais je trouve son site bien intéressant: ‘www.beggs.info’ , celui de Marylène Negro qui réussit à faire renaître le sentiment d’une forêt de sapins à partir d’une simple photo projetée. Les collages de Jesùs Palomino (quel joli nom !) avec des matériaux pauvres et ordinaires, et l’installation visuelle, sonore et dérangeante, avec projection de textes traitant du sida, de Yann Beauvais.
Mais faites-vous votre propre opinion : allez-y !
La Vidéo selon Jörg NEITZERT : De quelques Hypothèses ?
Lorsque que l’on pénètre pour la première fois dans l’atelier de Jörg Neitzert, on sera
surpris non pas de l’abondance des dispositifs technologiques dont il s’entoure, ce qui ,
quels que soient les registres et supports de la création contemporaine, tend à devenir
plus qu’un confort, une nécessité . Mais l’on trouvera peut-être surprenant la présence
insistante parmi les livres d’art d’un fort contingent de livres de géométrie ou de
mathématiques . Présences dont on ressent confusément qu’elle n’est pas le fruit de
l’opportunité ou d’une piste de travail ponctuelle et particulière mais bien l’accompagnement
constant d’une vie.
Et, en effet, à mesure que l’on connaît ses travaux et que l’on en devient familier, on
découvre qu’une telle constante n’a cessé de nourrir son œuvre de ces polyèdres réguliers
selon le « secret du monde » de Kepler, ou des propositions logiques de Gödel et,
bien entendu, de toutes les correspondances, équivalences, démonstrations que les
artistes ont, de tout temps, tirées de telles propositions. Et ce depuis l’Italie ou l’Allemagne
de la Renaissance jusqu’au Kandinsky du Bauhaus, jusqu’aux figurations de l’utopie
géométrique d’ Escher, sans oublier les « fractales » prémonitoires de Pollock, et,
bien entendu la vie et l’œuvre de Marcel Duchamp. Car il est assez établi que la rupture
de celui-ci avec l’art (en tous ses supports confondus) de son temps est à trouver dans
la lecture qu’il fit de l’œuvre théorique du mathématicien Henri Poincaré
(autre découvreur de la relativité ! ) .
Pour autant Duchamp sera aussi pour Jôrg Neitzert comme une marque, une borne frontière,
lorsque au début des années soixante jeune dessinateur graveur Il découvrit à Düsseldorf
et par Joseph Beuys, que le silence de Duchamp était somme toute « surestimé » .
Fixé, quoique nomade impénitent, à Paris à la fin de ces mêmes années, Neitzert produit
alors des séries de gravures et d’aquarelles toutes dédiés aux utopies géométriques ou
aux réalités non visibles, non-discernables, charmes non-euclidiens, espaces courbes selon
Gauss et mystères infinis du ruban du ruban de Möbius .
C’est d’ailleurs à celui-ci qu’il devra de se trouver dans une situation qui va réorienter son
œuvre plastique. Au début des années 1990 filmant en vidéo presque par hasard l’un de
ses rubans, multicolores, ( qu’il aime à peindre ou à confectionner depuis des années,
en papier, en tissus) il découvre dans le désert Marocain, puis en Inde et aux hasards des
vents, des formes et des virtualités formelles neuves ou novatrices . Il pense alors à une sorte
de révélation qui résoudrait cet impensé ( qui peut-être est à l’origine du » silence »
de Duchamp) et que Poincaré énonçait comme une limite de la science : son incapacité à
atteindre les choses, et en conséquence, proposait que sa seule efficacité ne pouvait se situer
que dans l’atteinte et la description de la relation entre les choses . Ce qui, après tout est
aussi la condition nécessaire et suffisante de toute création artistique .
Dès lors Jörg Neitzert choisira d’inscrire, et aujourd’hui encore, ses travaux dans et par les
moyens de ce qu’il est convenu d’appeler l’art vidéo et les ressources de l’image numérique.
Pour autant il n’aura n’a jamais été en ce domaine un néophyte . Il pratiquait celles-ci depuis fort longtemps, au moins pour des captations de performances, ou des sortes de croquis de
voyages. De plus, - établi en son atelier galerie de Saint-Chinian - il associera toujours
aux corpus des expositions qu’il présente au moins une œuvre vidéo et souvent parmi les plus indiscutables propositions du genre .
L’œuvre vidéo de Neitzert est donc traversée de tout cela mais elle cherche pas à poser
que l’art vidéo ou l’image numérique soit l’art après l’art . Il ne suggère en effet, dans cet
« après » qu’il organise avec la rigueur des familiers du trait et de la gravure, que des repères,
des registres, des énumérations de mouvements , des figures, de formes, et des relations de
celles-ci entre elles et entres elles et nos regards, nos sensibilités. Rien, pourtant, chez lui n’est conservateur, car c’est l’homme de la collecte des curiosités mutantes comme gages probables
de nos avenirs . Un humaniste conséquent , faussement égaré en ce temps, mais qui sait néanmoins où il va , et par cette vertu, nous y entraîne.
Daniel Bégard . Janvier 2009
Le Bruit des Fontaines Tony Harding Jean-Christoph Alix Claude Abad Martine Trouïs
de Daniel Bégard

« J’adore le bruit des fontaines
La pierre humide où l’on s’assoit
Adieu ma Princesse lointaine
Ici bavarder va de soi. »
Louis Aragon
Ici, il y a le bruit des fontaines. Je pourrais vous en décrire une de remarquable dans un vieux quartier de Céret, à quelques pas (deux ruelles), d’un très honorable musée d’art moderne.
Mais, qu’est ce qui doit nous importer le musée ou l’eau ?, et l’on devrait d’ailleurs dire « les eaux. »
Car sans négliger, entre autres, Gris, Braque, Chagall, Picasso, Tapies, il faut compter ici avec les eaux qui ne manquent elles-mêmes ni de genres ni d’écoles. En effet il y a certes les fontaines mais aussi les rivières, les torrents, les ruisseaux, les oueds.
Plus loin les étangs ( ‘’ beyond the sea ‘’) et le lac de Sigean. ( Piet Moget et ses collections) Et encore les roubines, et toujours la mer en voisine et ses ports (fantômes de Derain et de Matisse à Collioure), ses plages (Klasen, Crumb, Erro à Sérignan) puis le canal du Midi et enfin les ruissellements et le retour aux fontaines les « Trois grâces Montpelliéraines. Retour au Musée : bonjour messieurs Courbet, et Bazille, et Soulages !
On ne parlera jamais assez des eaux, elles ont l’esthétisme dépouillé, mais elles comptent surtout pour les reflets qu’elles offrent à la lumière. Les bleus et les gris de la Méditerranée, les verts, les olives, les bruns ou l’argent des étangs, le teint de terre des rivières en crues qui descendent de l’arrière-pays, leur teint fantôme marqué des mines défuntes de là-haut et du deuil du travail ouvrier. Des eaux , des lumières, des peintres de naissances ou de passages. Et des vignes , et du travail. Tout se tient. Du moins cela c’est tenu assez longtemps .
Aujourd’hui il y a peu d’eau aux fontaines par une sécheresse qu’aggravent les piscines de ceux qui ne travaillent pas , ou plus ici. Il y a encore du vin pour ceux qui refusent les sodas mais toujours trop pour les diktats de la prévention totalitaire. Seule la lumière est immuable, car même la non-lumière des nuits est assassinée par les néons des plages.
Mais des artistes , des peintres , des plasticiens il y en a-il encore ?
.
On en trouve.Ils ne sont ni nombreux , ni très rares. Mais tout de même plus rares que nombreux. ! Certains sont nés prés des fontaines ou des clapots . Ou bien c’étaient leurs parents et
ils sont revenus pour se confronter aux légendes de la lumière de l’art au soleil et du vin . Ou alors ils sont nés très loin d’ici dans les brumes des forêts ou celles de l’industrie lourde .Ils ont vu, ou pas, les Noms des musées , goûté les vins tentateurs , repéré les paysages et leur lumière , comme le marché de l’immobilier .
Tout cela fait une scène artistique un peu cahotante et éclatée entre anachorètes du pinceau et tribus. Le « d’où l’on vient » compte moins que la fatalité qui s’impose ou non de se parler . Ou que cet instant où la fatalité deviendra facilité pour, comme le dira d’ailleurs Aragon, se décider à chercher
« un tiède abri miraculeux / dans la dentelle des arcades «. Abri qui se construit par réseaux, assez loin des parti pris d’écoles – notamment par ce que l’influence des écoles d’art si prégnante
dans les grandes villes est ici dissoute ou oubliée et reniée – réseaux ou tribus qui se construisent mieux par affinités , résonances des histoires individuelles .
Pourquoi sont-ils « d’ici » et non d’ailleurs Trois raisons à mon sens :
Joseph Delteil, audois, qui fut dans les années trente du siècle dernier un écrivain « parisien » à succès avant de faire retour au pays, ami et compagnon des Delaunay puis de Soulages,
aimait la peinture qui s ‘affichait contre « les maigres délectations de l’intellect « et pour les grands coup de vin , les grands coups d’amour «. Si sophistiquées et hétérogènes que soient leurs techniques, leurs supports et leurs modes de représentations je ne connais pas de ‘’ peintres d’ici ‘’ qui puissent être étrangers à de tels principes de bon sens .
Par ailleurs , je ne pense pas qu’aucun d’entre eux , repoussent « par principe » toute notoriété , ils s’exporteraient même assez bien , toutes choses égales par ailleurs. Ainsi il y a peu de relais qui puissent les aider longtemps , et les rares galeristes qui sont toujours partie prenantes des réseaux , ou des tribus, ne sont pas en cause. Ce serait pour eux un autre métier. Les collectionneurs privés sont peu nombreux quoique souvent fidèles . En conséquence il n’y a pas de marché local , il n’y a ici que des coups de cœur ou des coups d’amour . On ne peut en vivre matériellement, mais on en vit affectivement assez bien !
Enfin , la nécessité où sont la plus part d’entre eux d’avoir eu , ou d’avoir encore , un autre métier pour vivre les ont souvent Inscrits profondément dans la vie sociale. On les retrouvera donc aisément dans des activités associatives , culturelles , où leur « vrai « métier sert alors des activités citoyennes d’enseignement , d’initiation à l’art contemporain et /ou aux développement des personnes . C’est là le prix ou le troc de leur insertion réussie auprès des fontaines et ce qui en retour leur garantit une authenticité rare .
Ce sont ces vies , ces engagements d’artistes « en région », d’hommes et de femmes que les portraits de cette série ont l’ambition de vous faire connaître .
Daniel Bégard .Écrivain et critique d’art .
Matt Hilton, Dissembling-Dis-assembling
From the series: Portraits about artist living in the “unplugged” part of the Languedoc-Roussillon.
“I was lifted to this area on the wings of love and, landing with a
bump, crawled to the nearest shelter to build my making-shell. I like
it neither more nor less than Norfolk where I was before - except,
crucially, for the greater number of blue sky days. Crucially also I
enjoy being a foreigner.”
I’ve got a lot of “things” at the moment because I’ve had a suitcase existence before that so it’s contrast.
The complex interplay of memory and gravity that “things” represent and the way they test our emotions, question our sentimentality I find, at this stage, useful.
And inventing temporary domestic installations, improvisational like the caravan really is moving on.
Why does this matter? Well to me as a printmaker I always have to keep my hand in with the surfaces of objects.
en français
J’ai beaucoup de « choses » à l’heure actuelle parce que j’ai eu une existence de valise et c’est tellement contrastée par rapport à avant.
L’effet complexe de la mémoire et de la pesanteur que les « choses » représentent et la manière dont elles testent nos émotions, remettent en cause notre sentimentalité, sont, à ce stade, utiles.
Et l’invention des installations domestiques provisoires, est improvisées comme la caravane passe,
vraiment.
Pourquoi m’en occupé-je ?
Et bien, moi, en tant que printmaker je dois toujours garder ma main dedans avec les surfaces des objets.
Street Art - Sao Paulo
This series looks at the growth of street art. Programme two focuses on Sao Paulo, Brazil through the eyes of a street artist, Nunca. Can Nunca transfer his counter-cultural message to the Tate Modern gallery in London?


